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Le Canard Flottant

Laqué mais insubmersible

Mas que nada | 16 octobre 2007


N'oublions jamais quel était notre projet originel (avant de devenir le site de référence mondial du Canard Flottant, d'après Google, juste avant un thermomètre flottant ) :

LA TRAVERSEE DE L'ATLANTIQUE en île de la Cité.


(Et puis aussi le voyage sur la lune en cafetière)

Si nous n'avions été happés par le succès, sûrement serions-nous déjà au Brésil. Pays de merveilles, de football, de sable fin, de peaux satinée, mais aussi, il faut le dire, de pauvreté. Mais le tout dans une science du rythme inégalée.

Ainsi ne croise-t-on pas des hommes dans la rue pour vous dire : « J'ai beaucoup bossa nova, mais t'as pas samba ? »

Note de la rédaction : ouais...

 


 


Publié par Duck La Bouee à 16:54:02 dans le canard groovant | Commentaires (11) |

Le traîneur du sans souci | 16 octobre 2007

J'ai traîné mes ailes, tu as traîné les pieds, on a pris des photos, on a bien ri, et on a sauté comme des fous, sur les lits, dans les prés, dans les vieux tas de boue, rien que des bleus des verts, ça fait une belle couleur de boue. J'ai traîné mon sourire, et ma cigarette au milieu pour faire plus chic, on a toussé, on est tombés malades, et deux pas dans le jardin avec des coccinelles folles. Qui dansent. Entre autres.
J'ai traîné ma luge, mais il ne neigeait pas, alors tant pis.

Tu as bu, et j'ai repris un verre, j'ai causé en soufflant sur le thé qu'était trop bouillant. Je me suis énervé parce que je ne savais pas quel train prendre, ni dans quel couloir tourner. Parlons couloir, (ou cuisine tôt le matin), tant qu'il reste quelque chose à descendre à la cave, pour les cas d'urgence, et d'alerte au feu sans Canadair.

La tour Montparnasse prend l'ombre, celle de l'alliance le jour, avec des trains qui sifflent. Pour l'une. Pour l'autre.

J'ai traîné sous le ciel, derrière les rideaux, sous la pomme de douche, en attendant la famille, en se perdant bras dessus dessous, en se garant sur les marchés itinérants.

J'ai traîné, je traîne pas mal encore. Je ne suis jamais à l'heure.


Publié par Duck La Bouee à 16:50:22 dans le canard battant | Commentaires (0) |

28 fois par an | 16 octobre 2007

C'était à Las Vegas, et j'ai aimé un bandit manchot. Sur ces chromes luisants, les lumières de la ville jouaient les danseuses. Et les effondrements. Et les bons moments, et les cycles indépendants des grincements de dents.

J'ai griffé sa peau, décapsulé ses fers, pris froid contre lui, et laissé mes vêtements au vestiaire. J'ai posé sur ses lèvres, des mots de canards, car on y lisait dans le nickel, insert coin même s'il se fait tard. Il m'a pris dans ses bras de manchot de bandit, vingt-huit fois par an, vingt-huit fois par nuit.

Les mécanismes incompris de la chance du hasard, se marièrent dans son lit, à l'aléa du cling cling qui ponctue ses plaisirs. Qui ponctuent la vie, et le reste aussi, dans le cercle du monde, dans le cercle des lèvres, dans le cercle des Eve aussi.

Et je chantonnai un yeah è, yeah a... qui s'écrit tellement mieux, qu'il ne s'entend.


Publié par Duck La Bouee à 16:50:13 dans le canard marrant | Commentaires (0) |

Encore cette maudite bande dessinée sans intérêt, sans action et surtout sans couleur !!! | 16 octobre 2007

Publié par Duck La Bouee à 16:49:34 dans le canard flottant | Commentaires (0) |

La Pavane à Tuba | 16 octobre 2007

Petit, j'avais un problème d'élocution qui me faisait dire n'importe quoi, voilà comment je me retrouve premier tuba dans un orchestre symphonique à réputation internationale.
Il y a bien une vieille vache qu'est violoniste par là. Mais c'est pas une raison. Et ces cuivres qui résonnent par contre me tuent tout bas : la saison philharmonique m'emportera.

Moi, je voulais pas jouer du tuba. A l'origine j'étais prévu pour jouer de la trompette. Et encore, moi je voulais pas jouer de la trompette. J'avais juste dit à maman : « J'ai des palmes, je veux faire trempette », mais j'avais un problème d'élocution qui me faisait dire n'importe quoi.

Maintenant j'ai des palmes et un tuba. Puis comme je suis myope, j'ai des lunettes aussi. (J'ai aussi un euro vingt, un deux pièces en quelque sorte).

Alors quand on joue Les Pêcheurs de perle, (et Dieu sait que le tubiste ressemble au pétomane de la troupe), je me sens dans mon élément, je me prends à rêver de langoustes brésiliennes, et de pique-niques au lac, dans les roseaux frémissants à la moindre bise.


Publié par Duck La Bouee à 16:49:17 dans le canard affligeant | Commentaires (0) |