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J'avais dormi comme la Loire, dans le coussin des proverbes, qui dort dogne et quelques approximations comme ça. J'ai lancé des regards outre-rein sur ton Potomac. A Londres, cette histoire t'a mise dans tous tes états. Encore une chance évidemment : à Paris ou à Rouen tu m'aurais fait une scène. Négligemment j'ai fait pipi dans le fleuve jaune et je me suis allumé une cigarette du Nil. Et je pensais ça pendant que le bateau voguait, qu'avec les fleuves viennent les ponts.
- J'ai encore fait pipi cinq fois.
- Mais non.
- Mais si, six pipis. Je me demande des fois si un fleuve se jette dans le Titicaca.
Je m'allume une cigarette du Nil bleu aux volutes opaques, et quand j'en veux des diaphanes, je m'allume une cigarette du Nil blanc.
Descendu du bateau, il faut prendre les routes, toute la Saône mène au Rhône, et l'Amour fait des étincelles sur ses barrages, donne des ailes, et près de la fenêtre répète et répète sans cesse « Vole gars, vole », tandis que les cieux s'assombrissent, je vois les éclairs illuminer, je sens le tonnerre houspiller, j'entends le rio gronder. Or Hénoch - c'est écrit dans le début du livre - n'a plus été là quand son arrière-petit-fils oubliait les poissons de rivière. Son père lui avait pourtant construit la première ville et dans la banlieue de celle-ci, on s'aima, zones industrielles de circonstances.
Publié par Duck La Bouee à 17:33:20 dans le canard pas rassurant | Commentaires (1) | Permaliens
16-07-2007 18:29
De caliban
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Coin coin attitude