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Le Canard Flottant

Laqué mais insubmersible

Juste une envie de toi répétitive | 18 février 2007

J'ai envie de toi, parce que les images qui passent au cinéma de ma mémoire sont pleines de rushes de toi, qui tombent du vin au gris. J'ai envie de toi, parce que les images qui passent au cinéma de ma mémoire sont pleines de rushes de toi, qui tombent du gris au samedi. J'ai envie de toi, parce que les images qui passent au cinéma de ma mémoire sont pleines de rushes de toi, qui tombent du samedi aux myrtilles. J'ai envie de toi, parce que les images qui passent au cinéma de ma mémoire sont pleines de rushes de toi, qui tombent des myrtilles à Noël. J'ai envie de toi, parce que les images qui passent au cinéma de ma mémoire sont pleines de rushes de toi, qui tombent de Noël aux phonographes. J'ai envie de toi, parce que les images qui passent au cinéma de ma mémoire sont pleines de rushes de toi, qui tombent des phonographes à rien. J'ai envie de toi, parce que les images qui passent au cinéma de ma mémoire sont pleines de rushes de toi, qui tombent de rien à un peu tout.

Je crois à l'explosion du printemps et à la rémission des placards, à la glissade de ton doigt et ces moments de digues qui s'explosent. C'est un beau dimanche aujourd'hui si ce n'est que...

J'ai envie de toi, parce que les images qui passent au cinéma de ma mémoire sont pleines de rushes de toi, qui tombent du vin au bleu. J'ai envie de toi, parce que les images qui passent au cinéma de ma mémoire sont pleines de rushes de toi, qui tombent du bleu aux murs. J'ai envie de toi, parce que les images qui passent au cinéma de ma mémoire sont pleines de rushes de toi, qui tombent des murs aux arbres. J'ai envie de toi, parce que les images qui passent au cinéma de ma mémoire sont pleines de rushes de toi, qui tombent des arbres à la chanson. J'ai envie de toi, parce que les images qui passent au cinéma de ma mémoire sont pleines de rushes de toi, qui tombent de la chanson à toi. J'ai envie de toi, parce que les images qui passent au cinéma de ma mémoire sont pleines de rushes de toi, qui tombent de toi à moi. J'ai envie de toi, parce que les images qui passent au cinéma de ma mémoire sont pleines de rushes de toi, qui tombent de moi à la confusion du sens.


Publié par Duck La Bouee à 23:47:13 dans le canard battant | Commentaires (2) |

Le manteau repose sur le perroquet | 18 février 2007

C'est une question d'effeuillage et de portemanteau.

Il est question que tu franchisses la porte et que tu retires le premier pan d'habits, le temps de compter un deux trois je serai près de toi, tes jambes en tige entre mes mains de jardinier. Réminiscence d'horticulture, de courses contre les épines, de courses avec les saisons, dans les ondes de la transe libre s'entend ceci : le manteau repose sur le perroquet... le manteau repose sur le perroquet... le manteau repose sur le perroquet... et le reste y viendra très lentement comme la chaleur vient en s'embrassant, comme le désir s'étend et les corps vont s'effeuillant.
Il est question de ne pas attendre, de ne pas s'empêtrer de la journée. Il est question de vivre tout ce qu'il est bon de vivre... le manteau repose sur le perroquet... le manteau repose sur le perroquet... le manteau repose sur le perroquet... et le reste dans ma bouche s'éprend, et tes jambes s'offrent en glissant de leur pantalon, sous mes mains ton corps se rend ... coupable de m'affoler.
Agenouillé à la source de ton inflexion, ma main alpiniste tient à ta hanche. Je te mangerai entière. Je te boirai entière. Je t'embrasserai entière. Je t'aimerai sans raison.
J'arracherai les fleurs. Je broierai les fruits jusqu'à la pulpe, jusqu'au jus. Et ton tronc dira ma faim de pêche dégoupillée
... de pêche dégoupillée...
... de pêche dégoupillée...
... sous ma langue.


Publié par Duck La Bouee à 23:46:08 dans le canard flottant | Commentaires (0) |

Le septième céleste | 18 février 2007

Le septième céleste s'éclaire de soupirs échappés. Le septième céleste s'allume de respirations coordonnées. Quand entre tes jambes mon corps s'aligne, quand entre tes jambes ton cœur salive, quand entre tes jambes nos corps s'imbriquent, quand entre tes jambes se perd la logique des écrits. Le septième céleste est d'air. Le septième céleste en l'air. Le septième céleste a l'air de pluie. Quand entre tes jambes, mon esprit fuit. Quand entre tes jambes, mes cuisses crissent. Quand entre tes jambes, mes doigts artistes. Quand entre tes jambes, ta main m'invite.
D'allers-retours sans fin. De va-et-vient sans détour.
Le septième céleste perd ses étoiles dans tes pupilles. Et je m'endors sur les cliquetis de boîtes à musique célestine.
Le septième céleste se perd dans les vents. Ils tournent, ils dansent. Toute notion de temps est étrangère à l'écriture des fêtes foraines de passage.

Publié par Duck La Bouee à 23:44:24 dans le canard s'humanisant | Commentaires (0) |

Extrait n°40 de la vie privée des bouées | 18 février 2007

- Je t'aime.
- Ouais parce que je fais mon sauvage.
- Ouais.
- Alors toi, il suffit que je fasse mon sauvage ou mon poète et tu m'aimes ?
- Ouais.

Publié par Duck La Bouee à 23:42:56 dans le canard dialoguant | Commentaires (0) |

Candyland | 18 février 2007

Au pays des sucreries, il en est une dont je ne me lasse. Quand son sucre coule à mes lèvres, je cherche ton visage qui se perd derrière les hausses et affaissements de ton souffle et tes mains qui je le crois me cherchent.

Publié par Duck La Bouee à 23:41:44 dans le canard affolant | Commentaires (0) |

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