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Le Canard Flottant

Laqué mais insubmersible

En réponse à vos propres publications | 05 janvier 2007

Descendre la rue, en trottinette, courir tout nu, l'canard à l'air. Prendre sur la droite. Se croire à gauche. A la taille basse, se tenir synchrone, on a trois ans, ou peut-être quatre. Dans l'eau les vagues, le ciel la mer, l'enfance est rien. Qu'un jeu éphémère. Des enfants sur la plage, ceinturés de bouées. Pour ne plus penser, à ce que je pense, je pense aux arômes des caféiers. Prendre sur la droite, se croire à gauche, et dans un reflet de pupille et de plafond, de table branlante, se jeter à terre, taper des poings, sur des boxers, qui n'en sont pas.

Tu fermes les yeux, tu rouvres mes poings, je perds mes doigts, dans tes cheveux. Et face à face, on s'embrasse mieux. Tu te souviens mes mots, quand je divaguais, sur l'oreiller, ça suffira, à me faire rêver.


Publié par Duck La Bouee à 16:21:34 dans le canard flottant | Commentaires (1) |

Avant que les oreilles badinent | 05 janvier 2007

Dansent des ombres chinoises, plus rapides que n'importe quel lonesome cow-boy. A cette heure baignée de brouillard, les petites bougies dessinent des funambules. Sur la corde raide des flammèches, du bleu donne naissance au jaune et jette au mur de la pièce, le quadrille des doigts asynchrones. A cette heure, je sais déjà que plus rien ne nous interdit de traîner jusqu'au matin en silence et en non-dits.

Jette des couleurs sur la table, dessine des paradis m&m's, laisse-moi fondre dans ta main ou sur tes lèvres. La nuit qui gagne enfin, achève les aquarelles artificielles.

Avant que ne vienne demain, je t'entendrai mille fois dire, des syllabes et élixirs qui dessinent une montagne bien dérobée aux atlas les plus fournis, le « Mont Amour », mal orthographié par les oreilles indiscrètes. Sur notre ligne sur écoute s'étendront des parures sacrées, des aubes qu'on n'imagine plus.

Et à la lueur des dernières lumières, un abat-jour branlant jettera les ombres confuses, de caresses savoureuses, au silence crié dans des oreilles badines.


Publié par Duck La Bouee à 00:24:11 dans le canard battant | Commentaires (0) |