On pourrait se promener et faire tous les métiers. Quitter chacun son chez soi, traîner le long des routes mauvaises qu'on ne photographie en noir et blanc, en espérant d'avoir la chance de croiser Arletty à un détour du voyage.
Et puis autour du café crème, faire tinter les cuillers, noyer du sucre, et dans spirales de bulles en couleurs, dessiner des baisers tourbillonnés.
En éloignant la table, en rapprochant les chaises, pianoter sur ta cuisse des sonates et des airs, des chansons de chercheurs d'or, des sésames ouvre-toi, qui approchent ta bouche de la mienne.
Et puisque tu le demandes, je viens tuer tes voisins. Un peu comme Léon, mais moi je suis pas crétin.
Publié par Duck La Bouee à 15:19:54 dans le canard battant | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Duck La Bouee à 14:56:27 dans le canard groovant | Commentaires (0) | Permaliens
Et ce n'est déjà plus le soir. La nuit a passé à s'écouter dormir et à se faire des films de Maïté poursuivant la dernière échalote.
Chaque jour passe, et je me répète que je n'ai pas de fleurs. Pas de cadeaux enrubannés. Pas de tapes dans le dos et de chamailleries à trois sous qui se finissent aux bisous.
On pourrait rêver qu'il fasse froid, mais la lumière du jour est indécente pour un mois de janvier. Elle ouvre les cols par amour. Par amour. Tu tournes dans ta chambre, et puis tu tournes dans ta chambre, sous les pales d'un ventilateur discret. Une présence invisible et rouillée qui fait clic clac et autres clappements corrodés, comme un truc qui ne tournerait pas rond, un fils d'éole mécanique et sans électricité. Je ne serais pas une bouée que je viendrais en courant d'air, en battant de ces foutues ailes qui ne m'ont pas encore poussé.
Le ventilateur n'en tournerait que mieux. Peut-être.
Puis les tricycles repasseraient sur Marshmallow Avenue. Et les bras ballants je répéterai des I want you d'un chanteur ou d'un autre. On ferait semblant qu'il neige, en dessinant des routes de couples de pas sur les rues non identifiées. La main dans la main de l'autre, comme deux bouées à la mer, retomber sur le sable, que tous s'écrient : sous les dépravés, la plage.
Publié par Duck La Bouee à 14:48:07 dans le canard battant | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Duck La Bouee à 14:44:19 dans le canard flottant | Commentaires (0) | Permaliens
Désormais dans un bonne nuit, je m'enlise, noyade dans du miel, et récréation insoumise avant de jeter une journée aux cases souvenir.
Publié par Duck La Bouee à 14:43:39 dans le canard affolant | Commentaires (0) | Permaliens
Coin coin attitude