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Le Canard Flottant

Laqué mais insubmersible

Il y a 17 jours quand c'était la Sibérie | 13 janvier 2007

J'ai la météo comme un horoscope, quelques lignes sans importance. Arriver sous une étoile voûtée n'a jamais rendu plus éclairé. Je n'ai pas cueilli de roses, je n'ai pas de bonbons, je n'ai même pas beaucoup de temps.

Il pleut des canards, il pleut des canards, il pleut des cordes et de des pigeons. Il pleut des canards, des si petits canards, il pleut de la pluie et du crachin.

J'ai un train que je ne pourrais pas rattraper. J'ai une fenêtre qui ne fera que cogner. Les volets ont la peinture écaillée. On a déjà eu une mansarde. On a déjà pris du café. Le serveur était bonhomme, les voisins marrants, et on n'a même pas eu beaucoup de temps.

Il pleuvait des canards, il pleuvait des canards, il en pleuvait en bouées sur le boulevard. Il pleuvait des canards, des si petits canards que nous étions tout cachés.


Publié par Duck La Bouee à 16:32:27 dans le canard flottant | Commentaires (0) |

A nos empêcheurs de tourner en rond les pouces carrés | 13 janvier 2007


Sportifs du samedi et autres brasseurs à paroles inutiles.

Publié par Duck La Bouee à 16:30:15 dans le canard groovant | Commentaires (0) |

Extrait n°20 de la vie privée des bouées | 13 janvier 2007

- Dis moi. Si j'avais participé au premier Loft Story, tu m'aimerais quand même ?
- Non.

Publié par Duck La Bouee à 16:25:45 dans le canard dialoguant | Commentaires (0) |

Sur le chemin du meeting de la gauche anti-libérale | 13 janvier 2007

Je suis coupable assurément de vendre des assurances à tout passant qui viendrait à passer en soufflant dans un xylophone. Profiter de l'inaptitude musicale, c'est le pire des crimes. Je suis coupable d'abuser de leur temps, du vent dans la rue, et du bruit des klaxons. Mais c'est vrai qu'avec les politiciens ivres, on joue les fils de pute, sur des coins de trottoirs. J'allume les réverbères royaux qui jettent la lumière sur un full des dames par les valets, que je jette dans l'herbe du tapis vert, pour mieux qu'on en voit la couleur.

Pendant la distribution des tracts, je rêve de guerre, et de bains de sang, et je me dis juste si c'est ce qu'il faut, pour ne pas te perdre à qui aurait une meilleure main. Tu dis, faut que tu arrêtes de vouloir tuer du monde.

Je veux juste m'énerver sur des gens. Je te veux, je te veux tout le temps. Les idées titubent dans un coin de rue. A quoi ai-je oublié de penser ?

A m'interrompre assurément.


Publié par Duck La Bouee à 16:24:45 dans le canard s'humanisant | Commentaires (0) |

La Mondialisation ne touchera pas les enfants de l'amour | 13 janvier 2007

Un souvenir de voix électronique me rappelle ma fameuse conception made in china. Du moins dans leurs rêves. Prise de bec sur 200 volts. Je ne suis pas né comme ça. Sûr que non.

Après plusieurs années, on tenta de me faire croire tout de la création des canards plastiques dans des usines mangeuses de petits doigts de gosses qui manient le polyvinyle de ma vie à l'ombre de leurs enfances dorées et des nuages d'émanations toxiques. Mensonge, il n'existe pas ce monde là. Je le saurais.


Publié par Duck La Bouee à 16:23:53 dans le canard affligeant | Commentaires (0) |