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Le Canard Flottant

Laqué mais insubmersible

Extrait n°18 de la vie privée des bouées | 11 janvier 2007

- Je t'aime, tu sais.
- Je souris.
- Je souris aussi, tu sais.
- C'est parce que je t'aime.

Publié par Duck La Bouee à 00:46:37 dans le canard dialoguant | Commentaires (0) |

Par chance j'étais pas au bal | 11 janvier 2007

Qu'est-ce qui m'a pris d'avoir le souffle coupé en racontant une histoire d'homme enfermé dans une cabine téléphonique avec un téléphone portable ? Le besoin de bien raconter ? La sensation de ne jamais être à la hauteur du public ?

Je n'avais ni projecteur dans les yeux à faire perler le front, ni jury, ni canons, ni mort en face, juste un oreiller éclairé au réverbère faiblard.

Au bal des débutantes, j'aurais pas fait mieux. A m'empêtrer dans une danse de salon, une musique de chambre ou un conte sur oreiller. J'y aurais perdu un prince, un comte, un petit duc. Là, j'ai gardé une oreille attentive.

L'autre là, il patientait dans sa cabine téléphonique avec son portable et son pot de fleurs plein de terre. Il avait tout son temps il pleuvait, et moi j'avais l'impression d'avoir couru un (ou deux ou trois) cent mètre pour m'allonger près de toi.


Publié par Duck La Bouee à 00:45:21 dans le canard s'humanisant | Commentaires (0) |

Ephéméride des trains de feu - je préfèrerai en avoir un plus tôt n'en déplaise à Sting | 11 janvier 2007


D'ici là vu le train espérons que je sois pas grillé.

Publié par Duck La Bouee à 00:34:35 dans le canard groovant | Commentaires (0) |

Sportès peut-être tu te souviens | 11 janvier 2007

Histoire de faire semblant de faire quelque chose, je tape silencieusement, incognito, des mots sur un clavier. Après j'irai taper dans des arbres, bûcheron à mains nues, sous le ciel couvert. Je dirai un horizon c'est nul, surtout ceux où le soleil ne se lève ou se couche jamais. Et tu me diras « ne raccroche pas, parce que tu ne veux jamais que je raccroche ».

Difficile de mettre un arbre knock-out, plus encore quand on a pas de main. Plus encore quand on a la gueule de son fruit. Les uppercuts arrachent la peau de nos propres phalanges et ce ne sont plus que des doigts meurtris qui s'écrivent, comme ces paumes toujours fermées des boxeurs qu'ont trop donné.

Encore une chance que je sois une bouée. Je ne saurais te caresser avec des mains comme ça.


Publié par Duck La Bouee à 00:31:02 dans le canard flottant | Commentaires (0) |