A un pied palmé de là, de l'autre côté du dédale, le jour s'enfuit, la nuit se fait immense, elle sera longue jusqu'à demain. C'est qu'un constat, qu'une juste évidence, mais il ne fera pas jour avant le matin. La ténèbre ressemble à un labyrinthe, j'y cours, j'y rêve, j'y vais, je suis le mur de gauche, mon épaule droite et une prise au vent qui l'étreint. Je suis perdu et c'est ma chance, il ne fera pas jour avant le matin. Je me promène et guette l'absence de mes paupières, l'heure où l'éveil perd de son entrain. Les rêves y perdent leur latin.
L'encre de ma Chine s'effondre sur le ciel. Indélébile et lente.
Coin coin attitude