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Le Canard Flottant

Laqué mais insubmersible

Beirut en octobre je pense | 15 décembre 2006

 

Quelque part par là... 

Publié par Duck La Bouee à 23:45:03 dans le canard groovant | Commentaires (0) |

Une chanson des amants | 15 décembre 2006

C'est jamais assez pour ce que tu me donnes, puce, qu'il lui dit. Et elle répond, dis pas ça, qu'il reste assez de soleil, pour l'effacer. Et il ne la croit pas. Rien ne le réchauffe autant que ça, que sa lumière au milieu de l'hiver. Et il insiste. Est-ce le vin qui lui fait tourner la tête, ou une fièvre de surprise. Elle le laisse insister parce qu'elle l'aime. Il le sent, il le sait bien. Il veut écrire quelque chose de beau. Elle lui dit qu'il ne fait que ça. C'est jamais assez pour ce que tu me donnes, puce, qu'il lui dit. Certaines chansons ont des mouvements perpétuels.

Publié par Duck La Bouee à 23:38:33 dans le canard dialoguant | Commentaires (0) |

L'Orchestre de la Mine de Diamants | 15 décembre 2006

Je regarde à gauche, vers l'ensemble des cuivres, l'amour s'endort au tuba. Tu plonges, avec ton masque, ton regard est plus expressif, étrange, sous les eaux les bouées fuient.

Je ne sais pas pourquoi, je ne veux pas savoir comment, je continue de tomber amoureusement. Je ne sais pas pourquoi, et j'avance imprudemment, je continue de me décalquer dans les pommes.

Je regarde à droite, et dans la poussière des diamants, les mineurs piochent des étincelles. Elles ont les formes d'un orchestre à cordes, et une nappe de violons enrobe les bonnes poires d'une toilette chocolat.

Je ne sais pas pourquoi, je ne veux pas savoir comment, je suis le chef de choeur. Je ne sais pas pourquoi, et je souris bêtement, je me pomme de décalcomanies.

Je regarde vers le ciel, et au plafond de la mine, Lucy évidemment me sourit. Ce qu'il y a d'adamantin, c'est l'éternel d'un disque, et d'un sillon de diamant.


Publié par Duck La Bouee à 23:21:53 dans le canard battant | Commentaires (0) |

Visite dans le petit supermarché | 15 décembre 2006

Une fermeture éclaire sa jambe, de haut en bas, puisqu'elle porte le pied en l'air, ça me botte. L'écrin à chevilles s'use et tonne dans les corridors de la galerie marchande. Je n'ai pas envie d'aller loin, me dit-elle. Viens dans mon supermarché pourri, je ne t'y ai pas encore emmené. Je suis, les mains ballantes, dans le cliquetis des caisses enregistreuses. Et je récite les fromages que j'aime en évitant soigneusement la cancoillotte.

Publié par Duck La Bouee à 23:02:29 dans le canard flottant | Commentaires (0) |

Musique à migraine et doliprane | 15 décembre 2006


Une bouée blonde avec une chaussure noire qui se perd dans l'escalator de la gare, avec autant d'aplomb qu'un Pierre Richard, et de sex-appeal qu'un sémillant canard... Faut que j'arrête d'inventer des paroles, faut que j'arrête d'inventer des paroles, faut que j'arrête...

Publié par Duck La Bouee à 20:57:05 dans le canard groovant | Commentaires (3) |