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O bs c u r a nt in e

Victor Jorge & Anton Mobin

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Rouge piéton !

Uppercut
Cul-terreux
Relents de chan
Chat niçois
Soit dit en passant
Sanglier
Hiératique
Tic et tac
Tactique
Ticket de métro
Troglodyte
Dithyrambe
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T'imaginer le Képi
Pittoresque du
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Moitié prise moitié rendu
Dusse-t-il s'en mêlé
Laiton
Ton micmac
Macchabée
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Juron
Ronflement
Mentor
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Noircie à la flamme
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Si tu t'y aventures
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Raz-le-bol
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Risotto
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Songe y
Songe y
Son jeu zigoto
Tauromachie
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Arrière-train
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Sonnerie
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Personne ne rit ici
Si je t'attrape
Appétissant
Sans les mains
Maintes fois
Foisonnant
Nantie des grandes avenue
Nue sous ta robe
Obéissante et ravie
Viscéralement
Râlement de plaisir
Iroquois
Quoi qu'il en soit
Soit dit en passant
Pas sans craindre
Indre et Loire
Loiret sans vallées
Valet de cœur
Heures trop sèches tu oublieras
Raton laveur de vitre
Vitriolé
Olé compay ayudame
Mes lubies et ma vessie
Si elle craque temps
T'en fais pas
Paletot
Totem et tabou
Bouture de sujet
Jet d'eau
Do mi fa
Façon de se poser
Oser l'impossible
Cible humaine
Haine du macadam
Dames chinoises
Chinoiseries
Riz long grain cuisson rapide
Rapidement dégluti
Utilise tes glouglous
Gloussements
M'en aller gaga
Gabon
Bon pour le moral
Oral de français saboté
Botter en touche rapidement
M'en mettre plein la pansé
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Si faire se peux
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Gestuelle
Elle a mordu sa lèvre rougie
Rougissement
Enclume
Humectée
Thérapie
Pissenlit
Litière qui pue
Putréfaction
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Ballerine
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Entièrement
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Rintintin
Teint pâle
Palefroi
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Blanche Neige
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Il faudrait cesser les sesterces
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Digicode
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Vitesse du regard
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Artichaut
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Gère ton flouz
Ouzbékistan
Tant que le génotype
Type patibulaire
L'air respiré
Réplique en spirale
Allemagne
Agneau tranché menu
Menu à quatorze cinquante
Quant-à Teddy dès qu'il sortit son feu
Feu d'artifice
Fit ce qui le démangeait
J'ai tiré ils sont tombés
Béret à terre
Terre de feu jonchée de morts
Mormons en charrette
Arrête tes conneries
Rillettes de canard
Hardiment défenestré
Tresser le stress
Est-ce que tu me suis ?


[Oui !]
















 

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Aux zémophiles spationautes | 19 décembre 2006


Un père assis préserve son enfant de ses rêves légitimes. Ceux d'une
projection dans un corps d'adulte, sans aucune limite vraiment. Un
corps futur calqué sur une future ombre qui se conforte. C'est le
pari innocent, d'une personnalité en marche. Le père dit à sa
graine que ses rêves sont légitimes. Et la graine s'invente
des rêves, et des nouveaux, et des nouveaux. Elle
pousse dans tous les sens, pour agripper des
pommes, goûter la moutarde, elle s'étend,
elle s'étend. Bientôt la graine
commence à se douter que
certains métiers se jouent
d'elle. nQu'ils fuient, sans
le dire - en nous laissant
supposer qu'on fera tous
les métiers - que eux ne
sont pas partis mais
qu'ils n'ont jamais
vraiment existé
pour elle. La
graine,
l'enfant,
les rêves
persistent...
et des métiers
affirment qu'ils les
feront tous. À puit-
pierre-feuille-ciseau on
s'accorde maintenant à se
désengager à l'avenir du vol
professionnel de rubis. Mais à-
part lui on les fera tous. J'aurai
le choix, tu auras le choix, nous
aurons le choix. Papa assure à sa
graine que les astronautes ont eu le
choix. Et aujourd'hui ils rient au hublot
de leur station.Dans l'esprit de son enfant,
la station dérive lentement ; son timonier est
le Chaos. Les embrassades à la santé des aventures
se multiplient là dedans. Chacun parle de son propre
chemin de croix, celui qui tend vers une esplanade,
un autel de marbre blanc sur lequel la réalisation
d'un rêve se métamorphose en vocation.
Confidences pour confidences, on boit
des petites planètes vertes à la santé
de Peter Pan. Et entre éclats de rire
et sourires aux filles, les uns après
les autres ont fait nos adieux à la
terre bleue des parents. Ingrats
et innocents. Ainsi perlent des
moments bénis, et des heures
plus longues que les sommeils
du soleil s'étirent... et s'étirent,
encore jusqu'à la nuit : un point
caché ou une union amoureuse. C'
est la face cachée d'un astéroïde, qui
fait une couverture de néant à la station,
une couverture noire de vide. Il perle des moments
bénis, au hublot les « legos » de M.I.R s'enfuient, comme autant de
vêtements où s'emmitoufle un vaisseau. Pour renforcer la coque
certains sortent dehors. Ces marins du vide qui donnent vie,
au vaisseau sidéral dont la gigantesque station accouche...
naturellement, sans efforts, en semant dans son sillage
les eaux, les débris de sa carapace. Les flottements
de la vie en bas âge commencent, quelques cris, l'
enfant dort. Le père se tait et ferme son conte.


Il se tait, se lève et ferme la porte qui mime
les murs, qui écoute et réfléchit. Elle
tombe dans des abîmes, pour écrire
se mutile... et anticipe la chute du
rêve de l'enfant, pendant laquelle
la pesanteur n'est plus. Là,
quelques hémophiles
spationautes
s'ébahissent
de crever
loin.

Publié par obscurantine à 22:06:45 dans O bs c u r a nt in e | Commentaires (0) |

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