"All About Mim'" version 2.0
Un autre départ. Un autre blog. Nouvel appartement, nouveau lieu d'étude, nouveau rapport aux choses. Les mêmes personnages sur d'autres planches, derrière un autre rideau, avec un public nouveau. Mais Mim', toujours la même. Moi, un être frisé et sombre. Toujours les mêmes préoccupations qui reviennent sans cesse.
Les mois qui ont précédés tout cela restent toujours disponibles à la consultation, tout est enfermé dans une petite boïte à cette simple adresse que certain connaissent peut-être déjà : 'l|l' All About Mim' 'l|l'.
"Je suis le Ténébreux, -le vif,- l'Inconsolé, Le Prince d'Aquitaine à la Tour abolie, Ma seule étoile est morte, - et mon luth constellé, Porte le Soleil noir de la Mélancolie. "
Sons de la semaine... de la musique avant toute chose...
<< Du son et du n'importe quoi ^^ | Anaïs, Diane, le vent dans les grands pins..... | JM Jarre, Le Clézio, la nuit. >>
Te souviens-tu Anaïs des grands épouvantails mécaniques qui avalaient la colline de leurs bras écartés ? Diane et Nina se cherchent dans les grands bois de Suède, derrière les grands pins de neige. J'engloutis les montagnes, et te vois, sur l'étendue, femme qui à toi seule, retire l'océan. La neige, la nuit, le silence. La radio grésille et répète encore une fois, les mots, les lettres, les mois qui ont passés depuis cette écharpe orange oubliée dans un salon virtuel de littérature adolescente. Attrape tes arbres borgnes au vol, les branches assomment le ciel et les oiseaux s'éclatent contre les maisons dressées. Il y a des milliers d'avions morts par delà les nuages qui ressemblent vu d'en bas, à une longue ligne de fumée. Tu les comptes et les mange en riant. J'ai dessiné sur nos photos, sur ces photos usées qui craquent, j'ai dessiné une moustache au crayon gras, une moustache noire en chocolat et pique mon regard. Les hommes aux pardessus noirs et vieux dorment dans les fauteuils rouges d'une salle de cinéma. Le projectionniste fume, boit et déroule la pellicule, les yeux clos. Le film balance des éclats de voix étouffées, des ombres d'hommes gominés, des portes qui claquent, une image qui crépite et s'éteint. Je ne tai pas emmené tout en haut de Paris, je ne t'ai pas emmené dans cette chambre ronde, je n'ai pas fumé de cigarettes, mes boucles idiotes n'ont pas dégénérées au soleil. Je regrette oui. Combien de temps avant que tu ne reviennes un jour ? J'écris toujours ce voyage, deux femmes dans une voiture grise qui capote sur un trait de route éternel, au milieu des forêts assassines, de la neige, des étendues vides et mortes. Des femmes qui s'aiment dans le néant et qui ne se connaitront jamais, mis à part dans les mots. Il y a cette fleur qui pousse sur les chemins, cette fleur que tu cueilles et ton souffle seul élance les particules blanches dans l'air. Moi, en haut de la falaise nue, des roches blessées, debout, des images sur la paume, je porte ma main à ma bouche et souffle... des particules de ma démence se détachent et la nature toute entière s'est réfugiée dans mon cœur qui explose. L'automne pulvérisé. Evaporation d'une prose aveugle. Mon corps invisible est recouvert par les vagues.
[Picture by Isax001]
Publié par mim' à 13:58:47 dans Ecrire au jour le jour (comme si ta vie en dépendait disait Rilke) | Commentaires (1) | Permaliens
04-12-2006 01:19
De Anaïs Sujet:
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