Je classe cette histoire dans la rubrique fantastique car c'était une expérience incroyable !
Je suis allée voir une pièce de théatre qui se déroule dans une maison entièrement refaite par les organisateurs. La maison est un labyrinthe et les pièces de théatre se déroulent dans chacune des pièces de la maison.
Tout d'abord à l'entrée, sur le trottoir, un mec avec un imper, un chapeau et des lunettes à la police américaine t'aborde comme s'il était un dealer ou vendeur de montres à la dérobée. Il te propose de lui acheter un Visa pour 2 euros. Tu lui achètes ton visa et doit remplir les quelques questions (pirates-tu le connection Internet de ton voisin - as-tu déjà eu affaire avec le travail - collectionnes-tu les points du Lidl - quelle note te donnes-tu de 1 à 10 ...) puis passes à la caisse. Là un mec avec un masque blanc regarde tes réponses, te pose encore quelques questions puis te fais faire un petit sourire à la caméra (le cul d'une bouteille de Coca dans une boite en carton) et te prie de passer dans la chambre suivante.
Tu arrives devant un lapin géant histérique qui te fait sauter en l'air et tourner sur toi-meme, controle ton visa et te fait patienter jusqu'à ce qu'un petit groupe se soit formé. Une guide prend le relais et tout commence.
Première pièce (de théatre-chambre) : l'ode à la déesse Gaya. Une hutte surchauffée où 3 filles font une dans bizarre érotique puis se feulent comme des chats alors que la déesse reste de marbre dans son coin et tu tout le monde du regard. Puis elle entre dans le jeu et fait manger des fruits aux spectateurs avec ses 3 servantes. Les servantes s'excitent, la déesse feule un grand coup et tout le monde meurt. Tu quittes la hutte et passes par des escaliers étroits dans la fabrique.
La fabrique : un mec habillé avec une veste de velours, petit mouchoir dans la poche te souhaite la bienvenue avec un allemand académique. Là j'ai vraiment pas tout capté car il y avait le bruite de sa roue à vapeur et le mec s'est mis à parler de plus en plus vite, sautant d'un interrupteur à un autre, toujours dans le meme ordre, jusqu'à atteindre une vitesse incroyable et là tout était terminé. Je regrette de ne pas avoir compris cette partie. Tu quittes la farbique par une échelle qui te ramènes à l'étage supérieur.
La chambre à thé : après un labyrinthe dans entre quelques cloisons et vieux murs, nous prenons part à une séance de thé chinois. Tout le monde s'assied sur le sol, à la chinoise et notre hotesse tente de communiquer avec nous mais elle est sans cesse interrompue par son boudha (le boudha que vous aussi vous pouvez acheter comme pièce décorative). S'en suit une dispute entre elle et le boudha puis nous passons à la pièce suivante.
L'anarchie : un jeune homme et son valet habillé de blanc avec des petites lunettes vertes opaques nous accueillent. Le valet à l'air d'un robot. S'en suit un discours tout à fait normal, puis le petit homme pète les plombs et se crie qu'il est un anarchiste, musique punk, il casse une caisse un osier et le valet le sermonte. Discours quotidien, blablabla, et voilà qu'il repète les plombs, monte sur une veille vespa et gueule à tout vent qu'il est anarchiste jusqu'à ce que notre guide nous fasse quitter rapidement la pièce.
Nous arrivons dans la bibliothèque de 2 savants qui se chamaillent intellectuellement tout en jouant aux échecs. N'arrivant pas à gagner, la partie tourne en bataille de pouces puis feuille-caillou-ciseaux. Le mot de la fin : who knows ?
Nous serpentons dans le labyrinthe et nous retrouvons à nouveau dans la cave, mais cette fois-ci nous sommes dans l'ordinateur géant intergalactique d'un fou (costume de combattant intergalactique à 2 sous) qu'une femme rend fou en se promenant comme une chatte dans toute la pièce et en s'insultant. Puis la représentation prend fin...
Mais en fait pas du tout ! Dans la dernière pièce, dans la cave, il y a un bar et tu peux boire un cocktail ou des bières, puis on t'annonce qu'il faut nous rendre dans n'importe quelle pièce, qu'un film sera diffusé. On va voir le film et là tu apprends que l'empereur (qui est l'anarchiste) a été détroné par les méchants (son valet, ainsi que le mec avec le masque blanc à l'entrée). Tout le monde est perdu, c'est une tragédie, ils vont prendre le controle de la maison. Tu te dis beu, bin voilà quoi. Tu refais le tour des pièces, joues avec les comédiens qui eux n'ont jamais cessé de jouer. Car en fait rien n'est terminé...
Tu sirotes une bière tranquille à la cave lorsque l'alarme sonne et on t'annonce que la guerre est déclarée, tu dois aider à sauver la maison. Tout le monde court partout, prend tout et n'importe quoi pour se battre, les comédiens t'entrainent, tu t'assieds dans le fauteuil intergalactique et recharge ton énergie.. On s'est promené avec un tuyau d'aspirateur partout et fait des bruits dans les oreilles des gens... trop drole ! Puis nous avons gagné la guerre. Tout le monde est euphorique, faut dire que le demi-litre de bière à 1 euro, il passe bien. Et tout continue, la déesse gaya se promène dans la maison et feule tout le monde, les savants posent des questions, l'ouvrier de la fabrique te fait travailler... jusqu'à ce que les acteurs s'arretent. Nous y sommes entrés à 19.30 et ressortis à 23.30. Les acteurs se sont ensuite reconvertis en musiciens et on fait de l'impro dans une autre pièce du labyrinthe. C'était une soirée incroyable !
Les p'tits mots...