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Le Républicain : Depuis l’avènement de la démocratie, il ne se passe d’année sans que les maliens assistent à l’ouverture de nouvelles mines d’or. Mais, malgré cette floraison de mines d’or au Mali, l’or tarde à briller pour tous les maliens. A la lumière, des licenciements abusifs et intempestifs qui visent le plus souvent des syndicalistes et les contestations des populations des zones minières, les mines du Mali sont aujourd’hui perçues comme des zones de non droit. Que préconisez vous pour que l’or brille pour tous les maliens ?
Oumar Mariko : SADI préconise la prise du pouvoir pour que l’or brille pour tous les maliens. C’est la seule solution qui nous reste, parce que nous avons tout dit et nous avons tout expliqué. J’ai actuellement une lettre sur la table de l’Assemblée Nationale qui demande la mise en place d’une Commission d’enquête parlementaire sur les mines maliennes. Lors du débat que j’ai eu à faire avec le Ministre des mines, j’ai eu à évoquer cela. J’ai également adressé au même ministre des mines des questions écrites. Mais, je ne suis pas satisfait, ni des questions écrites, ni des questions orales et c’est pour cette raison que je demande la mise sur pied d’une Commission d’enquête parlementaire. Je ne suis pas satisfait, parce que la quantité d’or extraite dont parle l’Etat malien, ne correspond pas à mes calculs.
L’Etat malien parle de 60 tonnes d’or pour les mines industrielles et de 4 à 5 tonnes pour l’orpaillage traditionnel. Et, à la lumière des scandales d’or au Mali, on se rend compte qu’il y a au moins 2 à 3 tonnes qui sont concernées, en l’espace de quelques mois. Au moment où l’Etat parle de 4 ou 5 tonnes, nous on fait des calculs qui avoisinent les 150 tonnes d’or. Je crois que c’est difficile à concevoir. Les permis sont donnés de façon assez anarchique aux orpailleurs traditionnels. Il n’y a aucun contrôle sur la quantité d’or extraite, à ce niveau là.
Et, au niveau de l’extraction industrielle de l’or, c’est encore plus catastrophique. Il ne se passe de jours que des maliens ne nous appellent pour dénoncer des pratiques inadmissibles dans ces mines. A Loulo, les travailleurs sont soumis à un régime inhumain. Les travailleurs de la SOMADEX ont été mis dans une situation que personne n’arrive à qualifier. D’une grève, ils ont été abandonnés sur le pavé sans aucun droit depuis des années. Personne ne peut qualifier leur situation de licenciement. Mais, le ministre a eu le toupet de dire qu’ils ont été licenciés parce que la mine est arrivée à terme.
Or, la vérité est que les faits se sont passés deux ou trois ans avant la fin de la mine. Ce sont des situations inadmissibles. Pour l’instant, nous envisageons de refaire une tournée dans ces mines d’or, pour recenser le maximum de problèmes et de travailler à organiser les gens pour que nous puissions imposer des solutions au gouvernement. Mais, à mon avis, cela va être très difficile parce qu’il y a une certaine complicité entre le gouvernement malien et les sociétés d’extraction d’or. J’ai récemment vu à la télévision, le ministre Séméga en train de parler de la route Koumatou-Morila. Le tronçon Koumatou-Morila, fait 40 Km et c’est seulement maintenant qu’ils viennent de décider de faire cette route.
Pour moi, c’est insuffisant, c’est même insignifiant, parce que le goudron devait partir de Koumatou pour rallier la route de Ségou à Fana en passant par Morila, Massigui et Dioïla. En principe, c’est ce minimum que le gouvernement devait demander aux sociétés minières de Morila. Ensuite, à l’intérieur de Morila, il n’y a pas d’eau saine, il n’y a pas d’électricité. Cela aussi est inadmissible. J’apprécie ce qu’ils viennent de décider de faire, mais je trouve que c’est largement insuffisant. C’est si insignifiant qu’on arrive à dire que c’est une façon d’amuser la galerie. La solution définitive se trouverait dans la prise du pouvoir par SADI pour réviser ces contrats miniers. La solution définitive, c’est de réviser ces contrats miniers.
Depuis les tueries du stade du 28 septembre 2009 à Conakry, des voix se sont levées un peu partout dans le monde pour demander le départ du Capitaine Moussa Dadis Camara et de la Junte militaire de la direction de la Guinée. Qu’elle est la position de votre parti sur cette question ?
Ce ne sont pas des informations qui circulent actuellement sur la Guinée. Ce sont des intoxications entretenues par les milieux européens autour de la Guinée. Ce qui s’est passé le 28 septembre 2009, au stade du 28 septembre, est regrettable et condamnable. Et il faut s’incliner devant la mémoire de tous ceux qui sont morts le 28 septembre dans le Stade du 28 septembre.
Mais, de là à conclure à la responsabilité toute entière des militaires guinéens à la tête de leur Etat, je crois que c’est un pas qu’il ne faut pas vite franchir. Notre parti s’est beaucoup informé sur la situation en Guinée et a analysé la situation, pour arriver à la conclusion qu’il faut aider le peuple de Guinée, avec à sa tête le Capitaine Moussa Dadis Camara, à trouver la meilleure voie possible pour continuer cette œuvre salvatrice, afin que la Guinée puisse devenir un havre de paix et de justice sociale.
Déjà, lorsque les militaires avaient pris le pouvoir, leurs premières déclarations, nous avaient enchantés. Ils ne partaient pas dans les vœux pieux de la démocratie. Nous avions dit que si la démocratie politique n’est pas liée à la démocratie économique, elle devient une démocratie handicapée et malheureusement la plupart des pays africains sont dans des démocraties handicapées. Les propos tenus par les militaires en Guinée à l’époque, nous rassuraient dans ce sens là. Mais, aujourd’hui, avec ce qui s’est passé au Stade du 28 septembre, notre parti a pris une position pour condamner les tueries, mais pour apporter un doigt accusateur sur la France de Nicolas Sarkozy, sur Bernard Kouchner et tous ceux là qui ont travaillé dans l’ombre contre Dadis.
Depuis l’arrivée des militaires au pouvoir en Guinée, on attend un seul slogan de la bouche de ces Européens : «Dadis doit partir pour laisser le pouvoir». Ils vont jusqu’à dire que Dadis n’est pas capable de diriger la Guinée, qu’il est incohérent. Mais, c’est la même chose qui se dit de Sarkozy. On se pose la question de savoir comment le peuple français a pu élire Sarkozy à sa tête. Cela se dit en France, cela se dit chez nous et se dit partout. Mais, est-ce que pour autant, les Africains ont une fois mis en tête qu’il faut aller en France pour déloger Sarkozy ? Est-ce qu’on s’est dit qu’il faut mettre en cause les accords de coopération avec la France parce que Sarkozy est arrivé au pouvoir ?
Notre parti estime que la Guinée est un pays voisin et que de ce point de vue, nous devons avoir une attention particulière vis-à-vis de ce pays. Si on peut et si le peuple guinéen le demande, nous devons l’aider à avancer, mais, il n’appartient pas aux dirigeants français de choisir des dirigeants en Guinée. Il n’appartient à aucun dirigeant ou à aucune puissance de choisir un dirigeant à la place de son peuple. Donc, le parti SADI soutient l’équipe en place en Guinée, condamne les tueries et demande une enquête pour démasquer les responsables de ces massacres afin de les punir conformément à la loi.
Dans la foulée de Bernard Kouchner, Dr Dioncounda Traoré, Président de l’Assemblée Nationale du Mali a estimé qu’on ne pouvait plus discuter avec le Capitaine Moussa Dadis Camara. Quelle appréciation faites-vous de cette déclaration ?
J’ai tressailli quand Dioncounda Traoré a dit que le dialogue avec Dadis était désormais impossible. La question qu’on peut se poser : depuis quand Dioncounda a commencé à discuter avec Dadis, pour décréter que le dialogue n’était plus possible ? Depuis quand ? En tout cas, nous ne le savons pas à l’Assemblée Nationale. Nous n’avons pas été consultés pour qu’il prononce un tel discours. Mais comme il est issu d’une majorité et qu’il est Président d’une institution, il peut se permettre. Et à ce titre là, il n’a pas parlé au nom de tous les députés du Mali et il ne saurait parler au nom de tous, en tout cas au nom des députés SADI. D’autre part quand ils disent que le dialogue est désormais terminé avec Dadis, est-ce à dire que dans ces conditions il va lever une armée comme Kouchner pour aller faire une guerre en Guinée ? Ou bien démocrates qu’ils sont, Kouchner, Sarkozy et Dioncounda Traoré, doivent nous dire s’ils sont prêts à faire un coup d’Etat en Guinée ?
Si le dialogue n’est pas possible avec ceux qui sont au pouvoir, alors qu’ils nous disent s’ils veulent organiser une conspiration, un coup d’Etat, une insurrection ou une invasion militaire en Guinée. Dans tous les cas de figure de quel droit ils le disent ? Je ne comprends pas ces politiciens africains. Ils ont applaudi et installé Ali Bongo qui est né et a grandi dans la fraude et dans les massacres. Ali Bongo n’a pas gagné les élections au Gabon. Au Togo, Faure Eyadema a été fortement soutenu par eux, malgré qu’il ait gagné les élections au prix de la terreur. Ils crachent sur Dadis et Tandja au Niger et ils applaudissent Ali Bongo et Faure Eyadema. Mais, qu’est-ce qu’on peut comprendre à cela? Quelle est leur logique ? Je pense que les dirigeants maliens doivent faire extrêmement attention à ce qui se passe en Guinée. La France est à 5000 lieux de la Guinée.
La preuve, la France a demandé à ses ressortissants de quitter la Guinée. La responsabilité commande qu’on ait une autre attitude à l’égard de la Guinée. Parce que pour l’instant, nous n’avons pas entendu que les guinéens ont commencé à massacrer des maliens. Les guinéens n’ont pas fait des opérations contre des maliens. Evidement l’ambassadeur du Mali a eu quelques raclées inadmissibles, mais peut être que cela est dû au fait que les guinéennes ont perçu déjà que les autorités maliennes étaient en dialogue avec la France pour infléchir leur position. Je ne sais pas trop. Mais, pour l’instant, nos compatriotes en Guinée, n’ont pas connu d’exactions, ni de la part des autorités guinéennes, encore moins des guinéens. Les dirigeants maliens devaient comprendre ce message fort. Cela n’a pas été le cas dans certains pays où on est tombé à bras raccourci sur les maliens pour les tuer, les piller, les violer et les déposséder de toutes leurs richesses.
Maintenant que la Guinée se comporte dignement vis-à-vis de nos compatriotes, on va enfourcher les mêmes chevaux que les français pour dénoncer Dadis. En réplique à Dioncounda, je dois dire que c’est justement avec Dadis qu’il faut discuter. C’est justement avec les forces progressistes guinéennes qu’il faut discuter et qui ne sont pas forcement celles qui prétendent être les forces vives de la Guinée. Nous avons vu tous ces leaders guinéens manger dans la main du dictateur Lassana Conté. Pendant cette époque là, en Guinée, il n’y avait pas d’électricité. En Guinée, à cette époque, les quartiers recevaient le courant à tour de rôle. C’est avec l’arrivée de Dadis que cela a changé.
A quoi servent des élections, si c’est pour vendre le pays au capital étranger. Le battage médiatique actuel sur la Guinée est très douteux. Ils veulent aussi que Dadis rentre dans le syndicat des chefs d’Etat vendus et corrompus d’Afrique. Voilà leur préoccupation. Ça va satisfaire la France. Mais, de toute façon, la France a envie d’avoir la main mise sur la Guinée, parce qu’en 1958, ce peuple a dit non. Et en mesure de représailles, la France a refusé de payer les anciens combattants guinéens de 1958 à 1978. La même France a brûlé l’Etat civil de la Guinée et a cassé toute l’économie guinéenne. A l’époque, elle a entrepris toute l’Europe pour qu’elle ne commerce pas avec la Guinée. Qui de la France ou de Sékou Touré, a mis la Guinée dans cette misère ?
Le même combat continue. Lassana Conté n’ayant pas suffisamment ouvert les vannes pour la France, aujourd’hui, l’occasion est toute trouvée de chasser Dadis du pouvoir et de mettre des hommes qu’elle va choisir dans l’espoir de prendre les destinées de la Guinée et transformer ce pays en une sucette pour l’économie française. C’est là le sens de ce combat. Cela ne veut pas dire que je n’ai rien à reprocher à Dadis. Je me réserve de dire quoi que ce soit de ce régime guinéen, tant que la France et l’Europe vont continuer à baver sur les pays africains et à faire leur choix entre les dirigeants africains. Ce ne sont pas eux qui doivent choisir nos dirigeants. Les Peuples africains doivent se mettre debout contre cette attitude de la France. Les dirigeants maliens doivent avoir la mesure. Et, cette fois ci, les propos du président de l’Assemblée nationale ont été de la démesure. Et, c’est quand même révoltant qu’il enfourche le même cheval que Bernard Kouchner.
Le Mali s’apprête à commémorer les cinquante ans de son accession à la souveraineté internationale. Quelle appréciation faites-vous de cette initiative ? Et si c’était votre parti qui devait l’organiser quelle est la signification que vous aurez donnée à l’évènement ?
Notre parti ne pouvait jamais être chargé de l’organiser sous le régime actuel. Les cinquante ans du Mali, c’est pratiquement huit années de combat pour la souveraineté et l’indépendance nationale et c’est pratiquement 42 ans de dépendance économique et d’extraversion de l’économie nationale. Le bilan est bien maigre. Mais, on eu affaire à deux types de dirigeants et à deux visions. D’un côté, on a eu de 1960 à 1968, le régime nationaliste et progressiste de Modibo Keita et de l’autre côté, de 1968 à nos jours, il y a eu celui de Moussa Traoré, Alpha Oumar Konaré I et II et Amadou Toumani Touré I et II, comme l’incarnation d’un même système.
Loin de moi l’idée de vouloir mettre entre parenthèse la différence matérialisée par quelques avancées entre les régimes de Moussa Traoré, d’Alpha et d’ATT. Mais, il faut admettre de l’indépendance du Mali à nos jours, on a eu droit à deux types de vision, symbolisés par deux types de régime. Le système de Modibo Keita était basé sur le communautarisme, sur le pouvoir du public sur le privé, sur l’indépendance et l’affirmation de la personnalité et de la dignité malienne sur le plan international et la souveraineté économique marquée par la main mise du peuple sur son économie. Mais, c’est en 1985, qu’à travers le programme de relance économique au Mali, qu’il y a eu officiellement la déclaration de la primauté du privé sur le public au Mali.
Si vous prenez les discours de Moussa Traoré à l’époque et que vous les comparez aux discours de Modibo Sidibé sur les privatisations aujourd’hui, il n’y a aucune différence. On aurait organisé le cinquantenaire pour faire le bilan de ces deux périodes et faire un bilan critique de la situation actuelle, évaluer nos potentialités économiques et redéfinir l’orientation de notre pays à la lumière des expériences que nous avons connu. On allait interroger notre peuple et cela allait être la relance d’une nouvelle ère pour le Mali. Mais, cela ne peut se faire que par des gens qui ont l’ambition et la volonté de Modibo Kéïta.
Mais, malheureusement, ceux qui ont cette ambition et cette volonté, ne sont pas ceux là qui sont au pouvoir. Nous n’avons pas la même vision que ceux là qui sont au pouvoir. Eux, ils estiment et ils le disent très clairement que nous ne sommes pas capables de nous prendre en charge. Ils sont dans leur bon droit de vouloir faire parrainer l’organisation du cinquantenaire par la droite française, par les colonialistes français, devenus aujourd’hui des néocolonialistes, comme les Jacques Toubon et consorts. SADI n’aurait jamais accepté d’organiser le cinquantenaire de la commémoration de notre indépendance et avoir comme parrain la France.
A partir de cet instant, il y a deux Mali. Le Mali de la recherche de la souveraineté et de l’indépendance que nous prétendons incarner. Pour lequel, nous sommes à la recherche d’autres maliens qui ont la même vision que nous pour que d’ici le cinquantenaire, nous puissions avoir une autre affirmation, une autre attitude, une autre déclaration, un autre comportement, à partir d’une analyse qui ne saurait être celle d’un individu. De l’autre côté, vous avez le Mali de ceux là qui plient l’échine sous le diktat de n’importe quelle puissance étrangère.
Publié par dabo.com à 14:40:54 dans dabo.com | Commentaires (0) | Permaliens
Un week end à Didanko dans le Kaarta
La population réclame un barrage au gouvernement !
La commune de Didanko se trouve à 135 km de la ville de Kita, qui à son tour distante de Bamako de 165 km. Didanko est une commune rurale de Kita dans la sous préfecture de Seféto avec ses 10 000 habitants. Seféto englobe plusieurs villages, dont 7 gros villages qui sont : Faréna, Guatala, Seroumé, Didanko, Sagafing, Bilissibougou et Garango. Plusieurs ethnies, en parfaite harmonie, y cohabitent selon les élus communaux. Les principales sont : les Malinkés, les Bambaras, les Peuhls et les Kakolos. Dans cette localité, un phénomène inexplicable entoure le paysage de la commune. C’est-à-dire qu’à côté d’une réserve naturelle avec une végétation d’arbres géants, se trouve une végétation morose où le sol est assez lourd et argileux, dû à une saison pluvieuse très capricieuse. Selon les notables, depuis des années il ne pleut qu’une ou deux fois par an. S’il y en a assez c’est l’inondation totale !
En réalité, cet état de fait plonge les villageois dans une tristesse profonde. Aujourd’hui, faute d’une saison pluvieuse régulière ils se sont tous investi en éleveur de bétails. Dans le Kaarta on ne peut pas dire que la vie est tout à fait rose, la plus part de ces villages vivent assez bien grâce aux apports de leurs enfants qui immigrent vers la France et l’Espagne. Ce qui fait que le taux migratoire est estimé à 30% pour toute la commune de Sofeto. En dehors de la bonne grâce de leurs enfants vivants à l’extérieur, les habitants pensent que le président Amadou Toumani Touré et le gouvernement ne font absolument rien pour le développement de leur commune. En outre, à Didanko pour connaître les véritables soucis des habitants, nous avons tendu notre micro au chef de village, à certains élus communaux et enseignants. Tous parlent du développement de la commune. Leurs principaux problèmes restent la construction d’un barrage, des forages et des retenus d’eau.
Publié par dabo.com à 15:53:22 dans dabo.com | Commentaires (0) | Permaliens
Les élus
« La construction d’un barrage est vivement souhaité » dixit Oudé Keita.
Nous avons rencontré trois élus communaux, dont deux de l’Adema et un du Rpm. Il s’agit respectivement de Oudé Keita, Makan Fofana et Makan Tounkara.
Après la bataille électorale acharnée, ces élus ont décidé d’ôter le manteau de leurs colorations politiques pour se mettre à la disposition des villageois. Ils prônent tous pour le développement économique et sollicite un jumelage sincère et solide entre leur commune et les villes européennes. Ainsi pour Oudé Keita le plus jeune élu « Ici, excepter la construction d’un second cycle, les autres écoles, les trois centres de santé et même la mosquée sont l’œuvre des enfants de la commune résidant en Europe. C’est dans cette logique nous voulons privilégier les jumelages durant notre mandat, afin que notre commune puisse être une des meilleurs de Kita, où il fera bon vivre. Entre temps, nous avons un fort besoin d’eau potable. Je pense que la construction d’un barrage est vivement souhaité » a laissé entendre le jeune conseiller.
Que disent les enseignants ?
« Les parents doivent donner aux enfants leur droit… comme celui d’aller à l’école ».
Vraisemblablement, il faut être très indulgent voire clément pour dispenser des cours dans le village. Les enseignants qui assurent cette fonction sont finalement aguerris, à force d’encaisser des pressions de la part des parents. Selon M Keita directeur du second cycle et ses collègues M Diallo et M Kanté, ils ont beaucoup de difficultés à encadrer les enfants. Pour eux, les parents doivent laissés les enfants venir étudier en toute liberté. « Souvent, ils déscolarisent les enfants pour des mariages précoces ou les travaux champêtres. Nous trouvons cela très insensé et puis il faut que les autorités donnent la chance aux enfants de terminer un programme avant d’imposer un autre. Parce que l’école est une continuité. Il faut noter, que nous sommes aussi confrontés à un problème de logement, n’étant pas des autochtones du village. Par ailleurs, nous voulons être dans le monde des nouvelles technologies qui est un facteur de développement très important pour toutes sociétés. Par, contre nous prions Orange Mali de nous donner la chance de communiquer, en installant un système de réseau. Enfin, après l’école c’est l’épanouissement. C’est pourquoi nous avons aussi besoin d’un jeu de maillot pour nos élèves, car il y a plein de grains de champions dans notre village » a conclu le directeur.
M D
Publié par dabo.com à 15:44:01 dans dabo.com | Commentaires (0) | Permaliens
Les entretiens :
Daka keita : 84 ans chef de village de Didanko
« Nous avons besoin de la nourriture, un barrage et un besoin de communiquer... »
Chez nous la chefferie c’est de père en fils. Nous sommes descendants directs de soundiata Keita. Avant moi, il y a eu six chefs de village. Il s’agit entre autres de Setigui Djan, Guata, N’gary Keita, Sita Keita, Madioké Keita et Daba Keita mon père. Notre village existe il y a près de trois siècles. Sachez que ces deux dernières années nous avons un peu souffert à cause de la famine, heureusement qu’on nous a fait parvenir des vivres l’année dernière. Nous n’avons pas de CSCOM dans la localité, on à juste un centre de santé avec un seul médecin et une sage femme qui assure les accouchements. Sinon, dans les localités les plus lointaines de notre village, les accouchements se font toujours de façon traditionnelle. Malgré les difficultés, les femmes accouchent sans incident. Présentement, mes préoccupations majeures sont : la nourriture, un barrage et un besoin de communiquer avec le monde extérieur. Parce que nous n’avons aucun réseau de téléphonie mobile par là. Que le gouvernement nous aide à trouver des solutions à ces problèmes.
Moriba Dabo
envoyé spécial
Publié par dabo.com à 15:42:00 dans dabo.com | Commentaires (0) | Permaliens
Le staff technique a gagné son pari !
Les joueurs maliens ont eu une grande chance d’être coaché par des techniciens de grande envergure comme Hugues Occansey assisté de l’expert fiba malien et promotaire du centre qui porte son nom, il s’agit bien de Alkaya Touré. Ces grands connaisseurs de basketball africain ont abordé cette compétition avec beaucoup de concentration. C’est grâce à eux que le Mali s’est qualifié en si peu de temps d’entraînement. Tout compte fait, quel que soit la manière, nos techniciens ont gagné leur pari. Celui de faire qualifier l’équipe nationale à la coupe d’Afrique, bonne chance à notre équipe pour la suite.
Moriba Dabo
Publié par dabo.com à 16:01:09 dans dabo.com | Commentaires (0) | Permaliens