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Utilisant des photos et diverses reproductions copiées à partir du web ou d'ouvrages imprimés, je remercie leurs auteurs dont je signalerais toujours le nom et l'adresse ou le titre du livre et le nom de l'édition, s'il y a lieu. Je les retirerai bien sûr, s'ils estiment que je n'ai pas à les publier ici.



J'autorise l'utilisation de toute photo personnelle ou autre illustration dont je serai l'auteur ainsi que la copie partielle de mes textes, limitée à quinze lignes, à la condition expresse qu'il soit mentionné que cette copie provient de l'un de mes blogs dont on donnera le lien.


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      Araignée - prologue 3 | 10 novembre 2006

      Odilon Redon (Bertrand Jean Redon)  http://www.odilonredon.net/biographie.html



      Araignée



      Prologue 3

      Elle est une araignée noire et velue tapie dans l'obscurité, encerclée de ses huit longues pattes comme d'autant d'outils et de baguettes magiques à initialiser et construire l'impensable. Des membres, des extensions lui appartenant mais si loin d'elle. Mus par une vie indépendante qui lui échappe comme elle les retient ; leurs extrémités touchant tous les horizons invisibles. Elle palpe la toile qu'elle tisse spontanément au fur et à mesure de son avancée et vibre avec chacun de ses fils, à l'affût de la moindre rupture qu'elle pourrait alors décider ou pas d'obstruer... mais ne trouve rien.Pas le moindre trou ni la moindre percée. Elle tente de travailler l'épaisseur mais cela se révèle impossible, et comme si le ciel-plafond s'abaissait terriblement et que le sol s'élevait sous une poussée gigantesque, elle est là, maintenant enserrée comme une nymphe en son cocon, les pattes recroquevillées le long de l'abdomen au point où elle ne les distingue plus. L'univers s'est replié sur elle, l'enveloppe pour la dissoudre dans ses sucs.

       

      Publié par Ananga à 14:36:27 dans araignée | Commentaires (0) |

      Tourbillon - prologue 2 | 10 novembre 2006

       

      Prologue 2 

      Elle tourne en étoile autour d'une révélation qui se fige.
      Et puis, éblouie, doublement aveuglée de ne plus rien en distinguer, elle s'écarte, oblitère sans regret la lumière trop vive qui voulait la consumer.
      Et en l'étroitesse du programme qui lui a été conféré en guise de cache ordinaire, elle peut enfin souffler et en rire, s'enfonçant dans un quotidien banal et discret.
       
      Jusqu'au moment où déferle une bourrasque terrible emportant menus et grands faits sur son passage. Plus d'histoire, plus de territoire. La succession des mythes claque dans son crâne; son ventre, né d'un dinosaure dont la tête est au cloaque ce que l'herbe est au pré, se surprend à penser.



       

      Publié par Ananga à 11:58:51 dans tourbillon | Commentaires (0) |

      Oscillation - Prologue 1 | 09 novembre 2006

      Mais là où je m'en vais il fait un froid mortel
      Pierre Reverdy

      Prologue
      Parfois, elle eût préféré que cela n'arrivât pas.
      Mais l'évènement était aussi incontournable que sa propre naissance. Toute sa personne y tendait... allait vers... sans que rien ni personne ne put l'empêcher.
      Et maintenant sa vie ne tenait qu'à un fil, au fil du pendule qu'elle était devenue.
      En elle, comme une oscillation prise dans un mouvement en vrille. Un pantin tout gonflé d'importance est debout sur une escarpolette Tout en se balançant, il monte et descend le long d'un axe vertical et tourne doucement grâce à une poussée toujours renouvelée, donnée légèrement sur le côté, comme par inadvertance. C'est un rythme chaque fois subtilement différent en sa force et sa cadence et pourtant fondamentalement identique car procédant de l'unique source, cueillant une succession d'émotions réelles tout autant que simulées puis sublimées, toutes en même temps, les unes après les autres, les avalant tout en les dégurgitant comme si elles devenaient nourriture et ceci pendant si longtemps que le temps s'y perd.




       

      Publié par Ananga à 22:14:30 dans oscillation | Commentaires (0) |

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