(...) « Moi, je suis un bâtard.
Nous sommes tous des bâtards.
Ce qui nous sépare, aujourd'hui, c'est que votre bâtardise à vous est
sanctionnée par le code civil
Sur lequel, avec votre permission, je me plais à cracher, avant de prendre
congé.
Soyez tranquilles, Vous ne risquez Rien » (...)
(Léo Ferré Il n'y a plus rien), ici pour les courageux
J'ai réécouté ça hier soir, une veille de 1er mai. Le morceau, en entier est trop long pour Blogg.org. Aujourd'hui, tout est trop long. On veut du court et du con. Et puis, je me suis dit qu'il était temps de réhabiliter Léo auprès des Djeunes. Chez ces gros bâtards que je rencontre dans mes animations. Slameur avant l'heure le Léo. Et puis, ça serait pas mal en texte d'intro, déclamé face à la classe. Ça exploserait le cadre et ça poserait le bonhomme. Bon j'éviterais d'exposer sa gueule au Léo. Avec ses cheveux blancs et longs, il ferait flipper tous mes rasés de banlieue. Pour peu, ils iraient s'imaginer que c'est un Babylone, le vioque. Tout ce qui ne leur ressemble pas est tellement suspect. Et puis faire une démo de pose de capotes après ça, ce serait beau comme un coucher de soleil sur le boulevard Saint Michel, un soir où la rue se déshabille...
« Écoute, écoute... Dans le silence de la mer, il y a comme un balancement maudit qui vous met le coeur à l'heure, avec le sable qui se remonte un peu, comme les vieilles putes qui remontent leur peau, qui tirent la couverture. »
Publié par didurban à 16:50:54 dans Pensées partagées | Commentaires (4) | Permaliens
Lu sur Libé.fr ici
GHB, trois lettres pour une drogue associée à des
faits-divers. D'abord connu comme la «drogue du violeur» (il endort et
occasionne des pertes de mémoire), le GHB a été récemment médiatisé dans un
autre registre : le 17 avril, à Paris, un haut responsable de TF1 a alerté les
secours du décès d'un homme à son domicile. Rencontrée sur le Net, la victime,
âgée de 40 ans, aurait succombé à une crise cardiaque après une partie
fine. Lors de la perquisition, les policiers ont trouvé de la cocaïne, du
poppers (vasodilatateur apprécié pour ses qualités euphorisantes), et, plus
rare, du GHB. Un cocktail à haut risque prisé, notamment, par une petite frange
du milieu gay parisien.
J'aime beaucoup le concept de « partie fine »... C'est vrai, j'apprécierais qu'on m'explique où est la finesse, dans le fait de s'attraper pendant des heures, défoncés comme des cochons, tout en surveillant si la retransmission de La ligue des champions ou La méthode Cauet se déroule sans soucis techniques ?...
Publié par didurban à 09:24:51 dans La tête à l'envers | Commentaires (4) | Permaliens
Entendu sur Inter à propos des crèches d'entreprises :
"En général, je rentre trop tard le soir pour voir mon bébé. Là, j'en profite en fin d'après-midi, je descends entre deux réunions pour le voir un peu..."
Hé mec, réveille toi ! Il ne te viendrait pas à l'idée que tu pourrais aussi moins bosser ?
L'esclavagiste déguisé pour l'occase en nounou, lui, est content : "ça diminue fortement le taux d'absentéisme dans l'entreprise"...
Bon allez, chéri, rend le BlackBerry de papa. Sinon, tonton patron va descendre pour te sucrer ton bib supplémentaire et tes RoToTos du vendredi...
Publié par didurban à 09:26:31 dans Pensées partagées | Commentaires (8) | Permaliens
Le RER me dégueule avec la horde d'esclaves du pouvoir d'achat, aux yeux boursouflés par le sommeil, qui m'accompagnent dans une banlieue du sud de Paris, cossue, propre et sicavée des caves aux greniers... Pas une cloche dans la rue piétonne, pas un attroupement de jeunes devant les établissements scolaires, pas un chewing-gum qui ferait de la résistance, accroché aux pavés... Les mecs marchent vite, le portable vissé à l'oreille. Les femmes roulent doucement entre dépose-chiards et shopping matinal. Tout baigne. J'ai RDV pour une formation d'adultes que je co-anime sur le thème du «comment parler sexualité aux ados ?», un bon fourre-tout d'outils et de pratiques pour faire le tour du caleçon et du string de ces futurs adultes qui nous inquiètent tant.
Le groupe est composé de parents d'élèves, exclusivement des femmes, qui ont décidé d'investir le lycée de leur progéniture pour y installer une structure d'écoute... Pourquoi pas ? Le projet est largement soutenu par le maire UMP de la ville, qui voit dans cet engagement familial, l'assurance que la morale sera sauve. C'est vrai, on imagine difficilement des parents d'élèves choisis sur des critères plutôt conservateurs, témoigner de leurs diverses expériences de fumette, défendre le droit à l'avortement et inviter Act-Up à un zap pour répondre à des actes homophobes. Histoire de les instrumentaliser un peu plus, il nous a même envoyé sa première adjointe pour nous faire la retape en introduction de la formation... Sortez les violons.
La "De Panafieu" locale tente d'abord de nous flatter l'ego en vantant les qualités internationales de notre savoir... Ni plus, ni moins ! Au passage, elle nous projette le diaporama de ses voyages cinq étoiles, tout en soulignant son profond désir de développer la prévention du sida au Chili, en Afrique du sud et même au Burundi (ne soyons pas radins). Les séropos de ces pays seront donc ravis d'apprendre qu'enfin, ils vont pouvoir découvrir ce qu'est une capote...
Et puis, elle se tourne vers sa bande de missionnaires patronnesses et les remercient de leur sens du devoir, de leur engagement (qui ne coûtera pas une thune à la mairie), et de cet exemple magnifique de solidarité qu'elles donnent aux autres concitoyens. Pourquoi aller chercher des travailleurs sociaux, parfois un rien gaucho, quand on peut faire le boulot nous-mêmes, entre gens de bien, hein, je vous le demande ?
«Sur ce, je vous laisse travailler et je vais visiter nos crèches, qui sont d'un cââlme, mesdââmes, qui prouve bien la quââlité de vie dans notre petite ville». On n'est pas chez les sauvages, ici.
Ben voilà, on s'est regardé. On avait 3 jours pour apporter une réflexion sur les pratiques d'un groupe de bénévoles, femmes au foyer, qui avait répondu à un appel municipal comme on irait au patronage, qui se préparait à recueillir la parole des ados sans cadre, sans réflexions, sans le soutien du proviseur et l'infirmière scolaire, sans expérience, et des connaissances sur la sexualité et les conduites addictives limitées à ce que leur laissait entrevoir leurs propres ados et google... Quand je vois les problématiques soulevées à chacune de nos interventions, je me dis que les élus sont non seulement irresponsables mais aussi de vrais assassins. Je ne remets pas en cause l'implication de ses femmes et la belle énergie dont elles font preuve mais je doute fort que l'adjointe au maire soit aussi dithyrambique à leur sujet en cas de dérapage... Un gros raté avec un ado sur le thème de la sexualité dans un lycée, ça peut vous valoir la une du Parisien et vous faire perdre une élection, ça...
Publié par didurban à 12:39:01 dans Prévention | Commentaires (2) | Permaliens
Il est plutôt agité, secoué de drôle de tics, déclenchant un remontée d'épaule peu esthétique, façon Le Quesnoy dans "la vie est un long fleuve tranquille". Il parle vite, bafouille un peu. Sur l'homosexualité, il a une opinion très tranchée : il ne comprend pas. Il n'a pas envie de comprendre. Pêle-mêle, il justifie son point de vue en associant des arguments religieux (Dieu a créé l'homme et la femme), esthétiques (c'est moche deux hommes qui s'embrassent), l'obligation de procréer, ce qui se fait, ce qui ne se fait pas, l'image insupportable d'un sexe pénétrant un anus... Il en fait beaucoup. Presque trop.
- « M'sieur. Je me souviens
d'une fois, gare de Lyon, on avait croisé un type avec un chapeau à
A la fin de l'animation, il passe à côté de moi et me remercie. Je lui signale qu'il n'est pas obligé de frapper toutes les personnes s'habillant différemment de lui... Il me répond qu'il a exagéré l'histoire, que ce n'était pas vrai. Qu'il l'avait raconté juste comme ça, pour rigoler.
- Pourquoi, alors ? Quel
intérêt ? Tu avais quelque chose à prouver aux autres ?
- J'sais pas, moi. Ses yeux fuient
les miens.
- Tiens, c'est le numéro de la ligne
Azur. Si tu as de questions sur tout ce qui touche les orientations sexuelles...
C'est gratuit et anonyme, bien sur.
- Mais j'ai pas de problème, moi. Néanmoins,
il glisse la carte dans sa poche.
- Personne ne t'a parlé de problème.
Tu posais des tas de questions sur l'homosexualité tout à l'heure. Je n'ai pas
eu le temps de répondre à toutes mais eux, peuvent le faire. C'est tout.
- Ah, ok. Merci.
Ligne Azur : 0810 20 30 40 du lundi au samedi de 17h à 21h ou http://www.ligneazur.org
Publié par didurban à 10:08:01 dans Prévention | Commentaires (4) | Permaliens
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Lisabuzz.com parle de Dr Kpote et Mr Sexuel : Nous autres français sommes bien égoïstes. Lorsqu un pays dispose d un blog comme Dr Kpote et Mr Sexuel, il devrait le traduire en anglais, italien, espagnol, japonnais, chinois etc... que le reste du monde en profite. D ailleurs, Didurban mérite un auditoire bien plus large que 60 millions d internautes (plus quelques belges, suisses, quebecois). En tous cas, j adore Dr Kpote et Mr Sexuel et je suis loin d être seule ! signé http://blog.lisabuzz.com
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