Lu sur Libé.fr ici
GHB, trois lettres pour une drogue associée à des
faits-divers. D'abord connu comme la «drogue du violeur» (il endort et
occasionne des pertes de mémoire), le GHB a été récemment médiatisé dans un
autre registre : le 17 avril, à Paris, un haut responsable de TF1 a alerté les
secours du décès d'un homme à son domicile. Rencontrée sur le Net, la victime,
âgée de 40 ans, aurait succombé à une crise cardiaque après une partie
fine. Lors de la perquisition, les policiers ont trouvé de la cocaïne, du
poppers (vasodilatateur apprécié pour ses qualités euphorisantes), et, plus
rare, du GHB. Un cocktail à haut risque prisé, notamment, par une petite frange
du milieu gay parisien.
J'aime beaucoup le concept de « partie fine »... C'est vrai, j'apprécierais qu'on m'explique où est la finesse, dans le fait de s'attraper pendant des heures, défoncés comme des cochons, tout en surveillant si la retransmission de La ligue des champions ou La méthode Cauet se déroule sans soucis techniques ?...
Publié par didurban à 09:24:51 dans La tête à l'envers | Commentaires (4) | Permaliens
Heure H
L'infirmière : - vous verrez, ici,
ils sont très gentils. Ça se passera bien.
H+1mn
Moi : - Bonjour à tous, vous
connaissez le sujet de l'animation ? Oui, la sexualité. Le Sida.
Un garçon à une fille : - Le
sida. Avec tous tes boutons, ça va t'intéresser...
- Ta gueule, sale con.
- Toi, ta gueule sale pute. Je nique
ta mère.
H+2mn
La fille se lève et se rapproche du
garçon.
- Tu ne me fais pas peur, pauvre...(inaudible)
Le garçon se lève, pousse son bureau,
prend une chaise et tape sur la fille.
H+3mn
L'infirmière retient la fille pendant
que nous ceinturons le garçon aux yeux injectés de sang par la colère.
H+5mn
La fille est à l'infirmerie. Le garçon
chez le proviseur.
H+15mn.
La fille s'apprête à partir à l'hôpital
avec sa mère, le pouce cassé.
Le garçon est définitivement exclu.
H+20mn
- Bon nous parlions de quoi au juste ?
Renseignement pris, le cogneur à la chaise vit avec ses frères et soeurs de grandes périodes d'errance, délaissé par leur mère, abandonné par leur père. Lors de la dernière remise de carnet, un type s'est pointé se présentant comme l'oncle du gamin. En fait, c'était un parfait inconnu que la mère avait mandaté pour régler le tout-venant... On vit une époque formidable.
Publié par didurban à 09:44:27 dans La tête à l'envers | Commentaires (5) | Permaliens
Le Sidaction pointe son nez. Les
28 ,29 et 30 mars prochains, la grande messe médiatique va dérouler des
kilomètres de ruban rouge, sortir les malades de l'anonymat en les exposant
dans leurs vitrines plasma... et les oublier à nouveau pour un an. Comme chaque
année, ça chauffe dans les rédactions. On prépare les émissions et surtout on
cherche le témoignage exclusif que les autres n'auront pas. Ras le bol du pédé
contaminé dans une backroom parisienne. Overdose du tox' qui traîne son VIH
doublé d'une hépatite sur les plateaux télé. Pas vendeurs les africains qu'on
laisse crever ou les putes indiennes qui se soignent dans les eaux du Gange... L'eldorado
du talk show, le pic de médiamétrie, le beurre dans les épinards, c'est le
gamin malade, celui qui fait de la ménagère une vraie serpillière, qui fait vibrer
la mâchoire inférieure des animateurs, qui transforme les économies familiales
en promesse de don. Le môme séropo, c'est la vraie victime... Sa mère lui a
refilé le virus alors qu'il n'avait rien demandé... Alors, forcément, on le plaint
et on fustige au passage ses parents qui ont sérieusement hypothéqué son avenir...
En prévision d'une avalanche de larmes sur les plateaux, les pharmacies de la
Plaine St Denis ont déjà été dévalisées en
sérum physiologique...
Malheureusement pour les vendeurs de
mouchoirs, le Sidaction, n'est pas le Téléthon. Les familles touchées par le
VIH rechignent à témoigner, à exposer leurs enfants au voyeurisme télévisuel et
à toutes les conséquences qui en découlent : la probable discrimination à
l'école ou au club de sport, la peur des instits, les questions des parents
d'élèves, celles des camarades, les regards fuyants des voisins et
l'interdiction de jouer dans le bac à sable en même temps que lui ou elle... Je
me souviens d'une famille d'accueil qui avait clamé haut et fort, malgré notre
volonté, que le gamin qui arrivait chez eux pour 3 semaines de vacances, était
séropositif. "Tous nos amis sont très engagés et militants... il n'y aura
pas de soucis". Le môme s'était baigné tout seul dans la piscine pendant
toutes les vacances... Engagés les copains, certes, mais pas prêts à se mouiller.
Mais qu'importe, dans les rédactions,
on ne désespère pas... J'ai reçu déjà plusieurs appels :
- Bonjour, Y de l'émission « On parle de toi connard » sur France Dix, je vous appelle de la part de X. Vous n'auriez pas un enfant séropositif sous la main qui pourrait témoigner ?
- Une famille avec des enfants malades ? Vous en connaissez ?
Quand je travaillais à Sol En Si, je me souviens d'un appel une veille de Sidaction :
- On voudrait filmer un enfant en fin de vie accompagné par ses proches... On imagine la scène avec la pudeur qui va de soit et le respect de la famille... Bien sûr.
La télé passe commande. De sida certes, mais pour pimenter, on rajoute des ingrédients... Un soupçon de toxicomanie, un zeste de migrants africains sans-papiers, un assaisonnement de maladies opportunistes accompagné d'une bonne trithérapie... Le tout à emporter, bien sûr. Parce que manger sur place, ça signifie partager les couverts. Et la salive ? Ça transmet le virus ou pas, la salive ? Désolé, on est en panne de livreur...
Publié par didurban à 13:40:16 dans La tête à l'envers | Commentaires (2) | Permaliens
Publié par didurban à 14:22:43 dans La tête à l'envers | Commentaires (5) | Permaliens
Une blonde platine dans la casbah Biyouna
L'année scolaire est en passe de se terminer et c'est l'heure des bilans. Cette année, j'ai ajouté à ma panoplie préventive, le costume d'intervenant en toxicomanie. Ça n'a pas toujours été facile, les élèves ayant des difficultés à parler de pratiques illicites, surtout devant leurs profs ou les infirmières scolaires. Pourtant, j'ai appris que le produit le plus dangereux pour la société, ne se trouve pas sous les bouses de vache mais bien dans les couilles des hommes.
C'est vrai, quel produit peut rendre nerveux ? Agressif ? Quel produit engendre une furieuse envie d'en découdre ? Quel produit provoque des hallucinations visuelles comme « il m'a regardé de travers » ou auditives genre « il m'a traité de tapette » ? Quel produit donne la sensation d'être l'unique, l'élu, le roi du pétrole ? Contraint l'organisme à rouler des épaules, tendre les muscles, relever la tête, fermer les poings, soulever de la fonte, se masturber l'égo devant les miroirs ? Quel produit provoque des gestes incontrôlés comme le doigt ou le bras d'honneur, la tarte dans la gueule ? Quel produit donne l'illusion que son sexe a triplé de volume? Quel produit détruit la matière grise et fait grossir les testicules ? Quel est donc ce produit qui agit à la fois sur le cerveau et les bourses et qui fait qu'on devient un winner ultra-libéral ou un président avide de pouvoir ? Quel est ce produit qui pousse les hommes à s'armer, à se tirer dessus, à violer, à envahir les terres du voisin, à torturer son prochain ?
La coke ? L'héro ? La kétamine ? Le GHB ? L'ecsta ? La skunk ? Le crack ?
Non, ce produit, c'est la testostérone. Cette putain d'hormone mâle, qu'on produit en continue et en toute impunité, qui transforme l'agneau en bourreau... A quand le sticker à coller sur le front : « l'abus de testostérone nuit gravement à la société » ou « Attention ! La testostérone peut tuer ! ».
Publié par didurban à 12:07:49 dans La tête à l'envers | Commentaires (10) | Permaliens
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Lisabuzz.com parle de Dr Kpote et Mr Sexuel : Nous autres français sommes bien égoïstes. Lorsqu un pays dispose d un blog comme Dr Kpote et Mr Sexuel, il devrait le traduire en anglais, italien, espagnol, japonnais, chinois etc... que le reste du monde en profite. D ailleurs, Didurban mérite un auditoire bien plus large que 60 millions d internautes (plus quelques belges, suisses, quebecois). En tous cas, j adore Dr Kpote et Mr Sexuel et je suis loin d être seule ! signé http://blog.lisabuzz.com
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