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Dr Kpote - Saison 3 | 28 septembre 2009

La saison 3 du Dr Kpote reprend en exclu sur ce blog dès la semaine prochaine, mon producteur m'ayant signifié qu'il reconduisait mon contrat. Il y a des séries, qui au fil des saisons perdent de l'intérêt. Ainsi, je me souviens de mon engouement pour "Lost" et de ma désillusion lors de la troisième saison. A 400 passages/jour en moyenne sur ce blog, je suis aux antipodes des blockbusters américains mais j'espère quand même offrir aux lecteurs qui échouent ici, un témoignage digne de leur intérêt. Voilà pour la promesse commerciale.

A l'aube de ce nouveau départ, le sac de capotes déjà en bandoulière, je me pose la rituelle question de l'envie. Ce boulot, on ne le fait pas pour le fric. Seuls les travailleurs sociaux entrant en politique comme on passe à l'ennemi, peuvent espérer un jour, être assujettis à l'ISF.

La motivation sera-t-elle intacte après 7 années de salive préventive disséminée dans toute l'Ile-de-France, de branlettes sous latex, de queues mal lubrifiées dans des cantines surchargées, de moments de plaisir partagé aussi courts qu'un SMS, de transports trop longs pour être bons ?… Il me semble qu'il y a un semblant de réponse dans la question…

J'ai fini la saison dernière dans le dur, le moral usé par les témoignages de violences sexuelles, les propos homophobes ou les raccourcis religieux. Mais les vacances m'ont ressourcé pour la simple et bonne raison que j'ai tout fait pour éviter les distributeurs de préservatifs, les planning familiaux, les lieux de culte, les coins à putes et les meetings de droite, les escadrilles de chlamydiae (à ne pas confondre avec le Rafale, plus aquatique dans son mode de locomotion). J'ai aussi banni de mon itinéraire estival les nids de jeunes, leur préférant le quadra bedonnant, entouré d'une progéniture plus encline à jouer aux pâtés de sable qu'au docteur.

Aussi, si en terme de militantisme social, ça fait bien longtemps que j'ai perdu ma virginité, c'est avec une motivation aussi finement recousue qu'un hymen perdu, que je repars débattre, informer, prévenir, écouter.

Les nouvelles du front sont mitigées : on a un début de semblant d'espoir concernant un vaccin contre le VIH, la future contraception d'urgence sera disponible uniquement sur ordonnance à un prix prohibitif, les fous de Dieu se reproduisent comme un nuage de sauterelles sur l'Egypte des pharaons, Sarko 1er est toujours vivant et mon banquier, après s'être renfloué sur mes impôts, m'a sucré pour me remercier, 85 euros d'agios.

De plus, je me demande si le masque de catcheur est suffisant pour éviter toute contagion à la grippe H1N1.

Bienvenue sur le "tout-à-l'égout de la démocratie", comme l'a dit si connement Denis Olivennes, patron du Nouvel Obs.

Publié par didurban à 15:49:58 dans Pensées partagées | Commentaires (9) |

Coït du matin, chagrin. | 08 septembre 2009


EllaOne, la "pilule du surlendemain", sera présentée en exclusivité mondiale lors du 8e Congrès européen de la société de gynécologie à Rome, du 10 au 13 septembre 2009. Efficace jusqu'à 5 jours (durée de vie des spermatozoïdes) après la prise de risques, elle devrait rapidement rendre caduque son ancêtre le Norlevo, à l'efficacité limitée à seulement 3 jours.

Il est prévu qu'elle soit disponible uniquement sur ordonnance, histoire de brosser dans le sens du crucifix les conservateurs de tout bord et montrer que les épiciers de la morale restent ferme face à la chienlit post-Woodstock qui copule et avorte à tout va, mais parions que nous saurons monter au créneau en temps voulu pour faire changer cette décision absurde.

Non. Ce qui me dérange le plus, c'est que les médias la vendent déjà sous l'étiquette accrocheuse de "pilule du surlendemain"… Déjà qu'on se battait contre le terme de "pilule du lendemain"… J'imagine très bien les lycéennes décompter sur leurs petits doigts atrophiés par les touches de leur mp3-portable-myspace-fessebook, les fameux deux jours après le rapport, avant de se rendre au planning. Pourquoi ne pas parler simplement de contraception d'urgence? Je pense que c'est suffisamment clair même si ça titre moins bien sur Google.

"La pilule du lendemain", ça ne voulait déjà rien dire. Pourquoi attendre le lendemain matin pour réagir, quand on a fait l'amour au réveil, sans préservatifs et moyen de contraception, hein ? Tout ça relevait déjà d'un conformisme absolu qui sous-tendait qu'on ne pouvait faire l'amour que le soir. Et le petit coup du matin, dans le bus scolaire ou les chiots du lycée, on n'en fait quoi ?

Que celle qui n'a jamais connu le frémissement du clito au chant du coq, ou celui qui n'a jamais vécu, un rien ému, le double lever de la trique et du soleil me jette le premier pilulier.

Alors, coït du matin, chagrin ?

Publié par didurban à 15:55:18 dans Pensées partagées | Commentaires (3) |

La fureur du dragon | 07 septembre 2009


Jusqu'à cette après-midi là, aborder le thème de la sexualité face à un public de jeunes filles mineures ne m'avait jamais posé de problème. J'y allais la fleur au fusil, sûr de mon fait, en vieux routard de l'animation, après l'ultime vérification du bout de salade coincé entre les dents et la braguette bien fermée. Au téléphone, pour mon animation dans ce foyer ASE pour jeunes mineures, on m'avait averti que la plupart de ces filles avaient une histoire chargée, et pour certaines, en lien avec la sexualité, que certaines allaient probablement tenter la carte de la séduction dans cet espace ou peu d'hommes étaient conviés. J'ai toujours fait en sorte de ne jamais laisser la moindre ambigüité s'installer entre le groupe et moi, sur un sujet qui se veut très sensible. Le contraire serait inconcevable et indéfendable.

La directrice, fraîchement descendue de son mirador, m'attendait de pied ferme dans le couloir.

- Ah, non, ce n'est pas possible, j'avais demandé une femme…

Je venais de franchir la porte et les jeunes filles me dévisageaient comme un virus grippal passé au détecteur de chaleur, la mère sup m'ayant sauvagement repoussé dès mon apparition dans la maison. Son visage s'est immédiatement fermé et j'avais l'horrible sensation d'être Tony Curtis ou Jack Lemmon dans "certains l'aiment chaud", surpris la perruque de travers au milieu d'un orchestre de pin-up en bikini.

- Heu, merci pour l'accueil. Nous pourrions peut-être débattre de ce léger problème en aparté.

- Mais je n'ai rien à cacher à mes filles…

La mère maquerelle surveillait donc "sa" progéniture… Visiblement, pour une professionnelle de l'accueil social, son attitude manquait d'empathie pour les visiteurs masculins.

- Pourtant vous deviez être au courant puisque j'ai eu la psy au téléphone cette semaine. Je propose qu'on pose la question aux filles pour voir si le fait que je sois un homme les gêne vraiment, ou pas.

Nous avons donc réuni la quinzaine de pensionnaires de l'établissement, non sans mal, les choses ayant plutôt mal démarrées. Je leur explique alors que je ne suis pas là pour les questionner sur leur propre sexualité, ni pour faire la promotion de la mienne. Que nous allions parler du rapport à l'autre, des IST… le laïus habituel.

Elles ont accepté du bout des lèvres et petit à petit, au fil des deux heures, elles ont baissé la garde et ont posé des questions, parfois très précises, suggérant leur vécu.

A la fin de l'animation, plutôt que de sauter sur mon scooter et mettre de la distance entre ce foyer et mon existence, je décidais d'affronter une nouvelle fois le dragon.

- La manière dont vous m'avez accueilli et présenté au groupe est inadmissible.

- Si vous avez été déstabilisé, c'est votre problème personnel, pas le mien.

Le débat commençait par sérieusement s'envenimer lorsqu'elle a finit par me lâcher :

- Seule une femme peut parler de sexualité féminine avec des femmes…

Je me suis levé, le poing en l'air en criant "mon vagin m'appartient" et je suis parti. Il n'y avait plus rien à dire. Cette féministe à l'ancienne profitait de son statut pour régler ses comptes avec les mecs et je n'avais pas envie de payer l'addition. J'ai une pensée tout de même pour l'équipe éducative qui m'a semblé en désaccord avec elle et surtout pour les pensionnaires de l'établissement qui auront bien du mal à se reconstruire dans l'antre du dragon.

Publié par didurban à 15:41:38 dans Prévention | Commentaires (0) |

Ne Besson pas notre froc | 03 septembre 2009

Dix-sept mille reconduites aux frontières ont été réalisées entre le 1er janvier et le 31 juillet, sur un objectif annuel de 27 000, annonce, jeudi 3 septembre, le ministre de l'immigration et de l'intégration Eric Besson, sur LCI. "C'est moins que l'année dernière à la même date mais c'est en 'ligne' – entre guillemets conforme aux objectifs que m'ont assignés le président de la République et le premier ministre", a-t-il ajouté. "On respectera à peu près cet objectif" de 27 000, a-t-il dit.
Eric Besson a annoncé qu'il rendrait public, lors d'une conférence de presse prévue en fin de matinée, d'autres chiffres concernant le bilan de son ministère au cours des six derniers mois. Interrogé sur le séjour en centre de rétention administrative (CRA) d'enfants de parents en situation irrégulière, M. Besson a déclaré qu'il n'avait pas l'intention de les interdire.
Le ministre met en avant plusieurs raisons : la relative rareté des cas, la courte durée des séjours, la possibilité offerte aux parents de confier leurs enfants "à l'extérieur" et le fait que la circulaire encadrant cette pratique a été rédigée par le gouvernement Jospin. La ligue des droits de l'homme, notamment, a dénoncé la présence d'enfants dans les centres de rétention administrative, le quotidien La Croix citant le chiffre de 242 en 2007. Selon les associations humanitaires, la période estivale a vu une multiplication des placements de familles avec enfants en centre de rétention administrative. Eric Besson met en avant le maintien de l'unité familiale, alors que la Ligue des droits de l'homme réclame la libération des familles placées en rétention.

Le monde.fr

Eric, je voulais juste te dire que ce matin, devant l'école, on s'est réjoui de revoir M. B. que ton gouvernement de gros fafs avait expulsé en mars dernier. Et tu sais quoi, Eric, on va lui filer un coup de main à M. B., rien que pour t'emmerder. Elle est pas belle, la vie, hein Eric ? Ah, au fait, donnes bien le bonjour à Brice, si tu le croises à l'Amicale des Amis de Papon...

Publié par didurban à 11:56:15 dans Action | Commentaires (2) |

Ouaf ouaf | 01 septembre 2009

La ville de Paris innove dans la lutte contre le sida en nous présentant le préservatif comme le meilleur ami de l'homme et de la femme.... Une fois de plus cette campagne ne me parle absolument pas. Le préservatif en laisse... On cible donc uniquement les pratiques SM ?! J'imagine que Delanoë s'est lancé dans la récup' des anciennes moto-crottes de Jacques pour les customiser en ramasse-sperme. Et puis, n'oublions pas que ce qu'on demande à un chien, qu'il soit bien lubrifié ou pas, c'est "cherche" puis "rapporte"... Alors avec les IST...

Publié par didurban à 15:47:50 dans Prévention | Commentaires (0) |

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Tous les derniers titres

Sous le masque

Monsieur sexuel... Il n'y a rien de présomptueux dans le choix de ce titre. N'y voyez pas non plus une quelconque référence au Doc des ondes radios. J'ai été ainsi baptisé par des élèves que j'avais eu en séance de prévention sur le thème de la sexualité et les IST (Infections Sexuellement Transmissibles) dans un lycée pro de Bagnolet. Je les ai croisé une semaine après l'intervention alors que j'étais avec mon fils dans sa poussette. Ils se sont mis à hurler en pleine rue : "Mr Sexuel, Mr Sexuel... il vous reste des capotes." Puis en s'approchant tout en fixant mon fils : "Ah, on peut dire que les capotes, vous ne les utilisez pas trop, vous !" Quel vieux con a dit que les jeunes manquaient d'humour ?

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Le Buzz autour du Dr

Lisabuzz.com parle de Dr Kpote et Mr Sexuel : Nous autres français sommes bien égoïstes. Lorsqu un pays dispose d un blog comme Dr Kpote et Mr Sexuel, il devrait le traduire en anglais, italien, espagnol, japonnais, chinois etc... que le reste du monde en profite. D ailleurs, Didurban mérite un auditoire bien plus large que 60 millions d internautes (plus quelques belges, suisses, quebecois). En tous cas, j adore Dr Kpote et Mr Sexuel et je suis loin d être seule ! signé http://blog.lisabuzz.com

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