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J'avais huit ans à peine lorsqu'un fou génial a débarqué sur la scène française. Michel Polnareff chantait dans le transistor son premier succès, La poupée qui fait non. Et à partir de là les tubes vont s'enchaîner, à un rythme endiablé, comme si cela ne devait jamais s'arrêter. De 1966 à 1973, son âge d'or, durant lequel la France s'émerveille devant ses sublimes compositions : Love me, please love me, L'amour avec toi, Ame câline, La maison vide, On ira tous au paradis... le rêve, quoi. Hélas en 1973, victime de la malhonnêteté de celui qui était censé gérer sa fortune, il est obligé de s'exiler aux Etats-Unis. Là-bas, il continue à composer de fort belles choses certes (telles que Goodbye Marylou en 1989), mais rien ne sera plus comme avant. Aujourd'hui, le mythe redevient d'actualité. A partir de ce soir (à Bercy), il se produit en concert en France, 34 ans après son départ, pour une tournée qui pourrait presque ressembler à un adieu... Espérons quand même qu'à cette occasion il se montrera à la hauteur de sa réputation. Mais quoi qu'il arrive, Michel Polnareff restera à jamais l'un des musiciens les plus doués de la pop française du 20ème siècle, et celui dont on continue à fredonner les mélodies qui nous ont tant fait rêver, 40 ans après. De même que sa "disparition" subite du devant de la scène et ses célèbres lunettes noires derrière lesquelles se cache son regard, ont définitivement transformé la star en légende vivante.
Publié par Patchou à 17:50:04 dans MUSIQUE | Commentaires (0) | Permaliens
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