AVIS DE CENSURE
Cet avis de censure est désormais présent sur chaque post pour lequel j'avais eu la légèreté d'esprit de dévoiler tout ou partie de mon visage.
Je crains que ma très chère éducation nationale n'ait tendance à considérer qu'une maîtresse d'école ne devrait pas... bref
j'ai eu à choisir entre effacer mon visage ou effacer les nus et les textes...
J'ai choisi
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Même si je le savais déjà depuis quelques heures, entendre l'annonce officielle a secoué mon corps d'un grand frisson. Puis je me suis mise à trembler.
C'est à peine si j'ai fermé l'oeil.
Même si cela vient un peu tard, je voulais vous montrer ça.
J'apprécierai à sa juste valeur que l'adorable barbu passe à la maison dans 10 jours, histoire de m'inonder de Ti punch. Tout mon corps se révulse à l'idée d'être consciente et parfaitement maîtresse de mes capacités intellectuelles à la seconde où Nicolas Sarkozy deviendra président. A la seconde où mon pays deviendra ...
J'aimerai rester inconsciente pendant cinq ans... mais dès lors comment me battrais-je? Mes combats étaient petits et humbles. J'ai bien l'impression que cela aussi va changer.
Cela n'a que peu de choses à voir mais une question me taraude... Où est-donc passée Cécilia?
Le film Réfutations est libre de droit. Nous vous invitons à en assurer la diffusion la plus large (le faire connaître, circuler, projeter, etc.). Il peut aussi être publié sur des sites internet. Nous vous demandons cependant une seule mention obligatoire :
"Pour soutenir cette action, qui en appelle de nouvelles, vous pouvez acheter le DVD du film Réfutations sur le site www.lautrecampagne.org ou par chèque (10 euros) à l'ordre de l'Autre association, 3 rue des Petites Ecuries, 75010 Paris."
Publié par zabouxnet à 19:34:15 dans saudade | Commentaires (0) | Permaliens
Je viens de lire le post de Sandrette sur les petits bonheurs de la vie, ces petits bonheurs quotidiens qui rendent toute sa valeur à saveur de la vie...
Et je pense à ma soeur...
Ma grande soeur adorée dont je ne parle jamais ici tant je serai intarissable à son sujet. Ma grande soeur qui me téléphone vraiment très souvent ces temps-ci. Trop souvent.
Elle étouffe dans sa vie. Elle dissémine les appels à l'aide et j'ai la désagréable impression que pas grand monde ne les perçoit. Un boulot fascinant mais ultra prenant, le meilleur des hommes mais invivable au quotidien, des enfants merveilleux... et pas une seule seconde à elle.
Je lis le post de Sandra, je médite sur les petits bonheurs du quotidien... et je m'inquiète immensément pour elle.
Je me sens impuissante à lui venir en aide. Je la sens qui s'enfonce chaque jour davantage. Je la sans fin prête à merder. Et moi, qu'est ce que je peux faire pour lui sortir le nez de l'eau?
J'ai moi aussi un boulot fascinant mais ultra prenant. J'ai moi aussi le meilleur des hommes mais bien moins invivable au quotidien. Comme elle, je ne suis pas non plus un cadeau chaque jour.
Mais à la différence de ma grande soeur j'arrive à me ménager du temps à moi, rien qu'à moi et rien que pour moi. C'est souvent au détriment des autres, c'est souvent aussi une démarche d'u égoisme forcené... mais c'est nécessaire à mon équilibre mental.
Et ça en fait sourire beaucoup mais je passe l'essentiel de ces moments à tricoter, coudre, peindre, cerner, dessiner et tant d'autres choses encore. Ma fibre créative me sauve. Elle met la sienne pourtant extraordinaire en sommeil.
et moi dans tout ça. Que puis-je faire pour elle?
Publié par zabouxnet à 23:41:32 dans saudade | Commentaires (5) | Permaliens
Dans ma vie aussi il y a eu des enfoirés.
A certains je n'en ai pas voulu tant ils annonçaient vite la couleur, posant leur enfoiritude en art de vivre.
Celui qui a fait le plus de mal était un marathonien de l'enfoirage. 5 ans ça a duré. Et moi j'étais une marathonienne de la naïveté ou de la confiance aveugle, mais ça revient un peu au même. 5 ans ça a duré.
Avant ce dimanche matin où, au saut du lit, il m'a annoncé qu'il me quittait (et il s'est éxécuté, une semaine plus tard j'étais seule dans une maison à moitié vide) il y a eu une quantité inouïe de signes que je n'ai pas vus. A moins que je n'ai pas voulu les voir.
Il y en a quelques uns que j'ai vus. Ou plutôt ils m'ont sauté dessus alors que je ne demandais rien à personne.
Comme ce mail laissé grand ouvert sur l'ordi commun et dont l'auteure disait en substance qu'elle était désolée mais qu'il faudrait remettre le resto à la semaine suivante.
Et en bonne naïve que j'étais je n'y ai rien vu d'inquiétant.
Le jean dont on vide les poches avant de le mettre dans le lave linge et qui contient un numéro de téléphone sur un morceau de papier, terminé par tendres baisers.
J'ai su par la suite que pendant près de cinq ans j'ai été trompée. Pas par lui non, il a toujours nié. il s'était d'ailleurs toujours entouré d'une foule de précautions. Mais bien sûr, après m'avoir quittée les précautions sont devenues inutiles... et il a confié son passé mouvementé à l'ami d'une amie.
Mais j'aurai préféré ne pas savoir. ou continuer à faire l'autruche, c'est selon.
Parce qu'après ça j'en ai passé des nuits blanches à me repasser le film de notre histoire.
Et à remarquer... la distance qui s'installe par moments, les mots doux qui peu à peu s'espacent avant de disparaître, les longs trous dans l'emploi du temps, les cheveux de la mauvaise couleur sur le pull (encore une histoire de lave-linge), le portable qui sonne et qu'on cache rapidement, ou encore le postable surveillé en permanence, la quantité phénoménale de spams pornos qu'on ne reçoit pas en fréquentant les sites pédagogiques, les départs à des heures bizarres pour des trucs qui habituellement n'auraient pas lieu à ce moment là, le téléphone qui sonne et se faire raccrocher au nez, cette ex dont il me parlait avec une vague condescendance et qu'en fait il cherchait à revoir en cachette... tant d'autres choses encore.
Et quand prise d'une soudaine mais si rare crise de lucidité je lui en parlais, il me disait combien j'étais la femme de sa vie, qu'il était bien avec moi, heureux, que jamais au grand jamais il n'aurait envie de me tromper et patati et patata...
Je crois que je ne voulais pas voir parce que si j'avais su j'aurais dû le quitter et je n'imaginais pas la vie sans lui. Depuis, la vie m'a appris que personne n'est irremplaçable.
Alors oui, il a fait très mal à ma confiance.
D'autres aussi l'ont fait.
En conséquence (et pour n'inquiéter personne) je me contenterai de placer un contrat sur sa tête!
Publié par zabouxnet à 18:37:59 dans saudade | Commentaires (24) | Permaliens
Traumatisant.
La taille du cercueuil. Je n'aurais pas besoin de beaucoup écarter les mains pour en figurer la longueur.
Les hurlements de sa maman.
C'est cet après-midi que j'ai réellement pris conscience de l'horreur de la perte d'un enfant.
Après j'ai été prise du besoin vital d'aller voir mon père. Puis ma mère. Je n'avais pas mesuré... la mort de mon frère.
J'ai vu pleurer mon père. pour la première fois. Pas fière de moi.
Publié par zabouxnet à 20:35:22 dans saudade | Commentaires (10) | Permaliens
Lorsque la première ajointe appelle la directrice de l'écolé élémentaire du village un mercredi matin sur son portable... cela n'augure rien de bon.
Théorie vérifiée ce matin encore.
Mes pensées vont vers la famille de ce petit garçon foudroyé en quelques heures par cette maladie qui donne des insomnies aux parents de jeunes enfants.
En quelques minutes une cellule de crise s'est organisée.
le portable vissé à l'oreille gauche, le fixe à l'oreille droite je suis pendue au téléphone. Ecole, mairie, gendarmerie, santé scolaire, dass, protection civile... tout le monde avance ensemble, fait circuler les informations, organise les actions selon les protocoles en vigueur.
Et sans cesse mes pensées vont vers la famille de ce petit garçon.
Et pendant qu'ils entrent dans ce deuil insoutenable, j'espère près du téléphone avoir enfin la confirmation que les autres enfants ne risquent pas d'être touchés à leur tour.
On m'a dit tout et son contraire, je mets tout au conditionnel. Et j'attends...
Pardon pour ces phrases décousues.
Publié par zabouxnet à 13:48:32 dans saudade | Commentaires (7) | Permaliens
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