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Maîtresse

( Conférence Pédagogique non Académique )

Maîtresse oh ma maîtresse !

AVIS DE CENSURE

Cet avis de censure est désormais présent sur chaque post pour lequel j'avais eu la légèreté d'esprit de dévoiler tout ou partie de mon visage.

Je crains que ma très chère éducation nationale n'ait tendance à considérer qu'une maîtresse d'école ne devrait pas... bref

j'ai eu à choisir entre effacer mon visage ou effacer les nus et les textes...

J'ai choisi

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joyeux anniversaire Ellavoila | 28 avril 2005

Tu étais si jolie aujourd'hui dans tes voiles roses, avec ton ventre qui s'arrondit ...

Tu étais si souriante, très fraichement propriétaire de la maison tant convoitée, entourée d'amis, de ton mari, de ta soeur...

Et je suis si contente de te voir si bien.

Tout se concrétise.

Joyeux anniversaire ELLAVOILA!

Publié par zabouxnet à 20:07:10 dans Au jour le jour | Commentaires (2) |

ma mèèère | 28 avril 2005

Sa grande spécialité:

- Tu te souviens de Madame Machin?

- euh non

- mais si, tu sais bien, la grand-mère de Truc qui était en classe avec toi en petite section.

- Truc? connais Truc moi?

- allons, Madame Machin qui habite au deuxième, a dessus de la boulangerie.

- hum, hum

- tu sais, son mari avait une voiture rouge et ils avaient un caniche noir qui s'appelait Poupette.

- ça ne me dit rien

- tsss, bien sûr que si tu connais Madame Machin, c'est elle qui allait chez le coiffeur le mardi

(etc... ça peut durer comme ça une bonne demie heure. Jusqu'au moment où de guerre lasse je finis par dire que je m'en souviens, connaissant d'avance la chute de la conversation)

- ben elle est morte

c'est toujours à ce moment précis que j'éclate de rire, ceci vexant l'auteure de mes jours au plus haut point.

Il y a quelques jours, alors que j'étais chez Ellavoila, ma mère m'appelle sur mon portable.

Résumé:

-Bonjour ma chérie, comment vas-tu, il faut que je te raconte mes aventures. Tu as 5 minutes?

-Ben euh, je veux bien, mais je n'ai plus de batterie ça va couper

-ah... (ton déçu) je t'appelerai ce soir alors de toutes façons 5 minutes ne suffiraient pas (ça je m'en doute).

Je raccroche, Ellavoila ayant entendu la conversation me demande pourquoi je ne lui ai pas dit d'appeler chez elle. moi: ben, euh... ça peut attendre ce soir. Ellavoila: non, appelle la avec mon téléphone moi je veux savoir! (curieuse va)

Je rappelle donc ma mère qui ne cache pas son plaisir de raconter son histoire plus tôt que prévu.

l'avant veille au soir, elle a entendu des djeunes crier en bas de chez elle (ma mère habite dans une cité plus ou moins chaude ). Elle a regardé à la fenêtre, ils étaient quatre et se battaient avec conviction. Elle a appelé la police (ils faut préciser que c'est l'indic le plus fiable du commissariat de quartier!) Les flics lui demandent de décrire les mecs en questions, elle retourne à la fenêtre (le tout, j'imagine, dans le noir le plus complet pour ne pas se faire repérer) et pousse un hurlement: l'un deux vient de s'écrouler au sol dans une mare de sang. Hystérie au téléphone, les secours arrivent, embarquent le blessé (qui s'en sortira vivant) et ses deux copains qui lui ont donné les premiers secours. Une fliquette monte chez ma mère recueuillir son témoignage et tout le monde repart.

Le lendemain, alors qu'elle fait le tour des commerces du quartier, mon père (qui a lui aussi fait le tour des commerces du quartier pour la retrouver... ils habitent à quelques centaines de mètres l'un de l'autre) l'entraîne dans l'arrière boutique de la mercerie pour lui annoncer avec l'air grave de circonstance que la police la cherche et que le commissariat central de Bordeaux a appelé.

Prise de panique elle file se calfeutrer chez elle (je sais, elle n'est pas très logique) non sans croiser deux individus louches qui font les cent pas devant son immeuble. Son répondeur est saturé de messages des commissariats des environs lui demandant de se présenter à Bordeaux dans les plus brefs délais.

On sonne à la porte: les deux individus louches. La poliece en fait. Ils lui expliquent la situation: la fliquette a semble-t-il mal compris son témoignage, résultat les deux potes du blessé sont en garde à vue pour complicité alors qu'ils ont cherché à éviter la bagarre et ont porté secours. Ma mère se retrouve donc embarquée au commissariat central. On n'attendait plus qu'elle pour libérer ces deux pauvres hères.

Les flics veulent la raccompagner chez elle. Elle décline poliment. Je vais prendre le tram, on ne sait jamais... si on me voit avec vous...

Et elle est repartie.

Ma mère me raconte tout ça d'une traite. J'ai du mal à me retenir de rire, d'autant plus qu'Ellavoila est hilare de me voir silencieuse avec le téléphone sur l'oreille tandis que ma mère se lance dans son long monologue. J'aurai pu poser le combiné et revenir 20 minutes plus tard elle ne se serait aperçue de rien.

Ma mère, quoi!

Publié par zabouxnet à 09:20:56 dans les pieds dans les étoiles | Commentaires (3) |