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Maîtresse

( Conférence Pédagogique non Académique )

Maîtresse oh ma maîtresse !

AVIS DE CENSURE

Cet avis de censure est désormais présent sur chaque post pour lequel j'avais eu la légèreté d'esprit de dévoiler tout ou partie de mon visage.

Je crains que ma très chère éducation nationale n'ait tendance à considérer qu'une maîtresse d'école ne devrait pas... bref

j'ai eu à choisir entre effacer mon visage ou effacer les nus et les textes...

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filles faciles | 25 décembre 2004

parce que ce billet de Khalya me trotte dans la tête et que les paroles légères et sucrées de cette chanson s'y prêtent...

J'ai une tendresse particulière
Pour ces filles qui n'ont pas d'manières
Les hospitalières, les dociles
Vous les appelez les filles faciles
Celles qui marchandent pas leur corps
Ni pour des mots ni pour de l'or

Pour qui faut pas tout un débat
Ni pour leur haut ni pour leur bas
Pour quelques notes de guitare
Elles dormiront un peu plus tard
Elles disent que les matins c'est bien
Elles disent qu'à deux, c'est encore mieux
Les inespérées, les timides
Celles qui comprennent sans qu'on leur dise
Pour qui ne suffit qu'un regard
Pour que tout s'allume en un soir

Petite chanson d'reconnaissance
Pour ces stars d'mon adolescence
Je n'en ai oublié aucune
Chères et précieuses une à une

Celles qui m'ont trouvé consommable
Avant que j'sois dans les hit-parades
Dans les bals ou les MJC
Comme au plus haut des colisées
Celles qui n'échangent pas leur plaisir
Pour ce qu'on pense ou c'qu'on va dire
Qui disent OK pour les enfers
Contre un peu d'paradis sur terre
Des p'tits moments piqués en fraude
Comme un automne aux pays chauds
Plein du goût des baisers volés
Toujours un p'tit peu plus sucré
Sans qu'on en parle ou qu'on y pense
Sans après promis ni juré
Ça n'a pas la moindre importance
Quand c'est l'amour qu'on aime aimer

Ce soir, je veux leur rendre hommage
Ce sera la seconde fois
Qu'elles sachent qu'il m'est dommage
De ne le faire que par la voix

Jean-Jacques Goldman, 1987

Publié par zabouxnet à 21:44:43 dans Aux p'tits bonheurs | Commentaires (4) |

Loup Garou versus maîtresse | 25 décembre 2004

C'était une soirée d'anniversaire. Je dépensais beaucoup d'énergie à essayer d'éviter  un emmerdeur qui me colle au train dès que le hasard nous met en présence. J'avais une grosse envie de faire la fête. J'étais mal dans ma tête et mon cœur me faisait souffrir. Quelques jours à peine me séparaient de ma rupture avec l'enfoiré.

J'avais très envie de danser. Mais il faisait une chaleur intolérable et le manque de sommeil et d'appétit des jours précédents avaient mis mon organisme dans un état déplorable. Je me fatiguais très vite, m'asseyais souvent.

L'amie dont nous fêtions l'anniversaire m'avait vaguement parlé de lui. Je ne lui accordai qu'un regard distrait. Chaleur suffocante, je m'étais délestée de toute épaisseur superflue et ne portait plus en haut que mon soutien gorge, un modèle très simple en microfibre noire qui pouvait très bien passer pour un top minimaliste.

Je n'ai que des flashs de cette soirée. Je me souviens qu'il avait enlevé son T-shirt et paradait torse nu. Je me souviens aussi d'avoir remarqué que ledit torse était fort engageant. Je me souviens d'avoir dansé collé serré avec lui. Je me souviens de mon amie venant régulièrement me glisser son prénom à l'oreille. Je me souviens de l'autre pot de colle envahissant ne ratant pas une occasion de venir s'agripper à moi. Je me souviens aussi d'avoir reçu une demande en mariage par sms d'un type que je connaissais à peine et de nombreux appels de l'enfoiré qui voulait absolument me parler de toute urgence.

A la fin de la soirée, comme j'étais garée très loin et dans une zone peu recommandable, tout le monde à beaucoup insisté pour qu'il me raccompagne à ma voiture et que je le dépose ensuite chez lui. (Oui, je sais... mais dans le feu de l'action ça paraissait moins énorme que ça.). Il était aussi mal à l'aise que moi de l'insistance générale. En fait c'est là que je l'ai regardé pour la première fois. Et j'ai été frappée par la beauté de son regard.

Ainsi donc, je l'ai raccompagné. La chaleur était toujours aussi étouffante (premier jour d'été...) j'étais au bord de la déshydratation et longue était la route qui m'attendait. Je suis donc montée boire un verre (et pas un « dernier verre » non, mais qu'est ce que vous croyez ?).

Nous avons parlé pendant des heures. Discussion à bâtons rompus ponctuée de grands éclats de rire .Je me  sentais très bien avec lui. J'étais (pardon...) surprise de la qualité de la discussion. Plus les heures filaient, plus j'étais sous le charme.

J'ai fini par lui dire qu'il avait un regard magnifique. Ses yeux se sont voilés, certains muscles de son visage se sont mis à trembler, et il m'a embrassée.

Je fais l'impasse (pour l'instant seulement ? ) sur les semaines qui ont suivi. Notre histoire a très très mal commencé. Nous n'avons pas connu le rose à paillettes et le nuage flottant en orbite que l'on connaît au début. Je ne m'éternise pas là dessus.

Depuis quelques semaines, je note l'apparition de rose, de paillettes et de nuages dans notre zone. La météo est optimiste.

Je suis bien avec lui.

Très bien même.

Publié par zabouxnet à 17:18:43 dans wolfo dei wolfy | Commentaires (4) |