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Maîtresse

( Conférence Pédagogique non Académique )

Maîtresse oh ma maîtresse !

AVIS DE CENSURE

Cet avis de censure est désormais présent sur chaque post pour lequel j'avais eu la légèreté d'esprit de dévoiler tout ou partie de mon visage.

Je crains que ma très chère éducation nationale n'ait tendance à considérer qu'une maîtresse d'école ne devrait pas... bref

j'ai eu à choisir entre effacer mon visage ou effacer les nus et les textes...

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la dernière fois | 02 décembre 2004

Sur mon pense bête, il y a quelques temps, j'avais noté de faire un post sur la première fois. Je me souviens si peu de la première fois. Il y en a pourtant eu une, forcément. Sinon il n'y aurait pas eu les suivantes. Rien de marquant pourtant. Ni en bien, ni en mal. Je dois être l'une des seules femmes (voire l'un des seuls hommes à ne pas m'en souvenir.)

Exit donc la première fois parlons de la dernière.

J'emprunte ici les mots d'Anna ROZEN dans « plaisir d'offrir, joie de recevoir ». Une fois n'est pas coutume. J'aurais pu les écrire.

Comment savoir quand ce sera la dernière fois ? Et pourtant, aussi sûr qu'il en fut une première, la dernière surviendra.

Ce sera moi, la mienne, et je ne le saurai pas.

Il y aura quelqu'un avec moi.

Sera-ce mon amoureux, l'homme de ma vie, de cette expression qui sonne parfois comme une condamnation à perpétuité ?

Avec un autre ?

Un que je ne connais pas encore ou un resurgi du passé ?

Je crois que nous serons deux pour ma dernière fois.

J'aurai probablement dépassé l'âge des ébats à trois, et aussi celui d'expérimenter d'autres nombres, s'il y a un âge pour ça.

Je me souhaite d'être vieille et aussi ratatinée que possible.

Avec la peau douce comme du vieux papier, des formes plus que molles, encore et toujours un peu trop généreuses, qui compenseront ma sécheresse de surface.

Je ferai l'amour ce jour là, pour la dernière fois et je ne le saurai pas.

Tous les jours après cette fois là, moins souvent peut-être, j'attendrai la prochaine. Qu'elle vienne frapper à mon épaule, cogner au pointu de mon ventre.

Je n'ovulerai plus depuis longtemps et je n'aurai peut être plus, par conséquent, de ces envies sauvages, affamées, toutes dents dehors et bras écartés, même sans objet. Peut-être le désir sera-t-il devenu moins physique et plus gastronomique encore, ou un peu hygiénique, comme un exercice de vie, pour faire marcher des membres emparessés et étirer des muscles endormis, pour faire battre un cœur fatigué. (...)

Parce que les séances solitaires si elles sont indispensables ne comptent pas.

Mais LA dernière fois ?

A partir de quel âge me mettrais-je à la guetter ? Quand le rythme s'espacera ? quand on m'aura quittée ?

Ce sera comment de faire l'amour en se demandant chaque fois si c'est l'ultime ?

Faudrait-il commencer maintenant ?.

Il doit bien exister quelque chose comme un âge moyen statistique.(...)

Oui, mais la dernière fois ?

Je recule sans cesse le moment de revenir à cette question vertigineuse qui perce mon ventre et ma gorge. Drapeau noir, trou sans fond, une mort avant la mort, puisque je ne me sentirai plus vivre aussi fort.

La dernière fois ? irréductible, une espèce de lapalissade : un quart d'heure, un quart de seconde avant sa mort on est encore à désirer, à entreprendre ou à attendre.

 Mais tant que rien n'est fini tout peu se produire.

Peut-être faut-il toujours faire l'amour comme si on allait mourir demain, ou, comme le disait un gentil de mes amants :comme si on était mort la veille ?

 

Publié par zabouxnet à 20:50:56 dans Maîtresse in love (petit, passe ton chemin) | Commentaires (7) |