AVIS DE CENSURE
Cet avis de censure est désormais présent sur chaque post pour lequel j'avais eu la légèreté d'esprit de dévoiler tout ou partie de mon visage.
Je crains que ma très chère éducation nationale n'ait tendance à considérer qu'une maîtresse d'école ne devrait pas... bref
j'ai eu à choisir entre effacer mon visage ou effacer les nus et les textes...
J'ai choisi
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Il existe des souvenirs que l'on souhaiterait oublier. Il existe des images que l'on voudrait effacer. Il existe des instants que l'on voudrait n'avoir jamais connus.
C'était une toute petite plage, difficile d'accès. Et c'était là son atout majeur : un havre de tranquillité. C'est là que les djeunes (dont je faisais partie mais on ne les appelait pas comme ça à l'époque) aimaient à se retrouver la nuit pour refaire le monde (eh oui, je parle d'une époque où les djeunes faisaient autre chose de leurs soirées que s'envoyer des sms phonétiques).
Lorsque la marée était basse, la plage en question était plus facile d'accès car les rochers sur les côtés étaient dégagés et permettaient une retraite sur la plage contiguë, bien plus fréquentée car pourvue de bars. Ainsi donc, lorsque la marée était basse, nous faisions des feux de camps car, si la maréchaussée débarquait alertée par le feu de joie interdit, nous pouvions filer. D'autant plus que le temps qu'ils descendent l'abrupt escalier à flan de falaise, nous étions déjà loin et mêlés à la foule d'estivants nocturnes.
Pas de feu de camp ce soir là. Pas grand monde non plus. Ma bande de copains habituels était absente pour cause de virée en boîte. Je n'avais pas voulu suivre, je faisais la saison et me levais très très tôt pour travailler. Eux étaient en vacances. La nuit était très claire, le ciel dégagé et la lune très présente.
Nous étions quatre. Je ne les connaissais pas ou si peu. Je les avais bien croisés à l'occasion mais nous n'avions aucune connaissance commune. Je ne sais plus comment je me suis retrouvée échouée sur cette crique avec eux. Peu importe. J'étais à l'âge où l'on se croit immortel et ou rien ne peut nous arriver. Nous étions donc quatre, l'alcool circulait, un peu d'herbe aussi je crois. Je ne sais plus, le contexte est assez flou. Nous avions bu, ne savions peut être plus trop ce que nous faisions. Nous ne faisions que parler, refaire le monde comme on aime à le faire quand on a 16, 18 ou 20 ans.
Et ça a dérapé. Le terme est bien mal choisi, mais je ne sais pas trop quel mot employer pour le dire. Aucune intention de décrire. Disons pour résumer que même si je n'ai pas été frappée, je m'en suis tirée avec quelques bleus sur le corps et une fissure anale. Inutile que je précise que je n'étais pas consentante.
Les heures suivantes sont dans un brouillard total. Je sais que je suis rentrée, que je suis allée bosser. Et que personne ne s'est aperçu de rien. On m'a juste trouvé mauvaise mine et l'air tristounette. Après tout, il n'y avait que des souvenirs dans ma tête et des stigmates sur mon corps. Cachés.
Forte du principe qu'après une chute de cheval il faut bien remonter en selle ( à ceux qui répondront qu'après ma dernière chute de cheval j'ai juré de ne jamais remonter sur un canasson et m'y suis tenue, je répondrai « hors sujet »)... forte donc de ce principe je suis remontée en selle très vite. Aucune libido mais un appétit d'oubli hors du commun. Une quantité effroyables de corps contre lesquels j'ai frotté le mien. En douceur. Pour oublier.
Peu à peu les images se sont éloignées. Le désir à fini par revenir. Puis j'ai fini par rencontrer mon premier amour et tout cela est resté enfermé dans un tiroir. Ne subsistait à ma conscience qu'un inébranlable tabou. Toute caresse même vaguement péri anale m'était insupportable. Toute pénétration impensable.
De guerre lasse et face à son insistance j'ai cédé une fois à mon premier amour, qui n'a jamais vraiment rien su de tout cela. mais sa maladresse n'a fait que conforter mon refus.
J'en étais encore là il y a quelques jours. Pourtant plus de dix ans avaient passé.
Mon p'tit Loup garou m'en parlait de temps en temps depuis notre rencontre. Il connaissait mon refus catégorique et les raisons de celui ci. Mais il a continué à en parler, avec douceur et sans la moindre trace de pression. Peu à peu je me suis détendue. Peu à peu j'ai commencé accepter ses caresses légères. Caresses sans insistance.
Il y a quelques jours...
Je finirai plus tard. Ma tête est douloureuse d'avoir évoqué ce souvenir. Je ne veux pas ternir la douceur de ce que je m'apprête à raconter.
Publié par zabouxnet à 18:43:23 dans ces ombres au fond de moi | Commentaires (7) | Permaliens
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