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Femme au regard naturel

La simplicité de la femme

A qui profite réellement la crise boursière ?? | 06 novembre 2008

Crise financière :

pourquoi les Bourses jouent-elles

toujours au yo-yo

Par Marc Vignaud

Malgré les divers plans internationaux les Bourses européennes restent fragiles. AFP 

Après une semaine boursière catastrophique pour les Bourses européennes, au cours de laquelle le CAC 40 a perdu plus de 22 % de sa valeur, les indices ont rebondi très fortement en début de semaine, boostés par les annonces du plan de soutien européen aux banques. Malgré une hausse historique lundi soir de 11,8 % puis une séance dans le vert mardi, les Bourses européennes n'ont toutefois pas tardé à replonger dans le rouge. Jeudi à la clôture, le CAC 40 lâche 5,82 %, Londres 5,35 %, Francfort 4,91 % et Milan 6,78 %.

Pourquoi les plans "Paulson renforcé" et européen n'empêchent-ils pas la rechute boursière ?
Annoncées mercredi après-midi, les nouvelles mesures de l'administration Bush de garantie des prêts interbancaires et de prise de participation dans les grandes banques américaines n'ont pas réussi à rétablir la confiance. Le jour même, la Bourse de New York a connu sa pire journée depuis 20 ans. Son indice vedette, le Dow Jones, s'est s'effondré de 7,87 % et le Nasdaq de 8,47 %, entraînant dans leur sillage les indices du monde entier. "Le marché demande plus d'injections", décrypte Taro Aso, Premier ministre japonais. Peut-être. Mais, c'est sans doute l'état de la conjoncture économique qui pèse le plus sur la confiance des investisseurs. La liquidité, elle, a recommencé à circuler sur le marché interbancaire : les banques se prêtent à nouveau entre elles, au moins au jour le jour. En revanche, la crise financière a eu tout le temps de se transmettre au reste de l'économie. Aux États-Unis, le mot récession est sur toutes les lèvres. Les deux moteurs de la croissance outre-Atlantique, l'immobilier et le crédit, se sont effondrés. La production industrielle a chuté de 2,8 % en septembre, soit son recul le plus fort depuis décembre 1974. C'est en fait l'ensemble de la croissance mondiale qui est menacée. Le FMI prévoit 3 % de croissance seulement en 2009 après 5,1 % en 2006, 5 % en 2007 et 3,9 % en 2008.

Quid de la situation française ?
"Pour le moment on nous fait des prévisions pour l'année 2009 qui sont de l'ordre de 0,2 %, ce qui est extrêmement faible. C'est une panne de croissance avec des conséquences sur l'emploi, des conséquences sur l'activité économique, sur le pouvoir d'achat", s'alarme François Fillon. Pour le locataire de Matignon, il existe deux scénarios possibles : "Si l'économie américaine redémarre vite, avec la vigueur du plan qu'on est en train de mettre en place en Europe, on a des chances de sortir rapidement de cette situation dans le courant de l'année 2009. Si l'économie américaine s'installait dans une récession, la situation serait très difficile." L'assurance-chômage prévoit une hausse de 46.000 du nombre de chômeurs cette année par rapport à 2007, sur la base d'une prévision de croissance de 1 %, alors qu'elle tablait encore sur une baisse de 80.000 en juin, selon une note publiée mardi par l'Unedic. S'il était encore besoin d'une confirmation de la morosité de la conjoncture, le président de la CGPME, Jean-François Roubaud, estime lundi que l'on est réellement rentré dans la crise économique. Selon lui, les entreprises pourraient, après un gel des embauches, commencer rapidement à recourir aux licenciements économiques. De fait, les défaillances d'entreprises ont déjà augmenté de plus de 10 % au premier semestre 2008 selon l'assureur de crédit Euler Hermes SFAC. Et les perspectives pour la fin de l'année ne sont pas meilleures.

Quelles sont les valeurs les plus touchées ?
Dans ce contexte, ce sont presque toutes les valeurs cycliques, très influencées par les évolutions conjoncturelles, comme les entreprises pétrolières ou automobiles (Total, Renault ou encore Vallourec, fabriquant de tubes pour l'industrie, qui a perdu 38 % de sa valeur en un mois), qui payent le prix de la crise. Les valeurs financières sont moins protégées. Signe qui ne trompe pas, le prix du pétrole est passé de plus de 140 dollars en juillet à moins de 70 dollars actuellement. Et la baisse s'est fortement accélérée depuis le début octobre, le baril (light sweet crude) ayant perdu près de 30 dollars en deux semaines.

Quelles sont les solutions envisageables ?
Outre le sauvetage du système financier indispensable pour faire circuler le crédit dans l'économie afin de la faire fonctionner, certaines voix, notamment à gauche, s'élèvent pour réclamer un véritable plan de relance de l'économie. François Hollande propose l'ajout d'un volet économique pour compléter le plan de soutien aux banques (de 360 milliards d'euros) avec une relance de l'investissement public et un soutien au pouvoir d'achat des ménages. Pas facile, alors que la France essaie de respecter ses engagements européens du pacte de stabilité, qui fixe à 3 % le déficit budgétaire maximum autorisé. À Bruxelles, jeudi, au second jour de leur sommet, les 27 pays de l'UE soulignent leur "détermination à prendre les mesures nécessaires pour réagir au ralentissement de la demande et à la contraction de l'investissement". Mais "il n'y aura pas de programme de relance généralisé" de l'économie en Europe, malgré le risque de récession, a bien précisé le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, à l'issue du sommet.

Publié par Suavebeauty à 10:36:07 dans Que nous réserve la rentrée 2008 ?? | Commentaires (0) |

Existe-t-il vraiment une différence entre manger et bouffer ?? | 06 novembre 2008

Dis-moi comment tu manges...

EVELYNE JARDIN

Une étude comparative, portant sur les habitudes alimentaires des Américains, des Français, des Anglais, des Allemands, des Suisses, des Italiens... permet de mieux cerner les différentes façons d'aborder les plaisirs de la table.

Révoltes frumentaires, disettes, famines... ces événements appartiennent à un passé plus ou moins lointain pour bon nombre de pays développés. En effet, la majeure partie de leur population a le ventre plein, même si des poches de malnutrition continuent d'exister. Mais ces individus rassasiés sont-ils pour autant satisfaits par leur alimentation ? Les professionnels de la santé nous mettent en garde : les maladies cardio-vasculaires, les cancers, le diabète, l'obésité nous guettent. Pour les éviter, il faut « manger des pommes », « manger équilibré » : trois repas par jour, composés de fruits et de légumes, avec des produits laitiers et sans trop de matières grasses... «Mangez sainement et vous resterez en bonne santé», rappellent régulièrement les pouvoirs publics dans des campagnes d'information. Bref, voilà les consommateurs responsables de leur espérance de vie, ce qui, conséquemment, peut notablement influer sur leur degré d'anxiété par rapport à leur « coup de fourchette ». Parallèlement aux progrès de la médecine et de la nutrition, le sentiment de culpabilité ne s'accroît-il pas lors de l'ingestion de sucre, de beurre, de crème fraîche, de fritures, de viande rouge ?

De plus, si les avancées en matière d'hygiène et de sécurité ont été considérables durant tout le xxe siècle (pasteurisation, stérilisation, mise sous vide...), des crises alimentaires (vache folle, légionellose, salmonellose) ont rappelé que le risque zéro n'existe pas. La santé, la sécurité seraient-elles devenues la principale motivation des mangeurs ? Ou, pour le formuler autrement, manger serait-il devenu une activité rationnelle et instrumentalisée ?

Sous l'égide d'un observatoire, l'Ocha (site Internet : http://www. lemangeur-ocha.com), une étude comparative a été menée dans six pays pour mieux cerner les attitudes alimentaires des Américains, des Allemands, des Anglais, des Français, des Italiens et des Suisses. Dans tous ces pays, les consommateurs se déclarent inquiets, certains beaucoup plus que d'autres. Les Américains questionnés sont les plus angoissés par rapport à leur alimentation. Face à cinq profils de mangeurs que leur proposaient les chercheurs, lors d'entretiens téléphoniques, ils se sont majoritairement reconnus dans le « mangeur tourmenté » : « Celui qui souhaite contrôler son appétit, ses envies et son poids, qui envisage de changer ses habitudes alimentaires et de faire plus de sport, et qui se juge faible de ne pas y parvenir. »

Pourquoi tant d'inquiétudes chez les Américains ? Selon le sociologue Claude Fischler, le rapport à l'alimentation de ces derniers les responsabilise énormément. D'abord, ils veulent en avoir plein la vue, plein l'assiette : « Entre deux glaciers dont l'un offrirait cinquante parfums différents et l'autre une sélection de dix, 56 % des Américains préfèrent le premier, alors que tous les Européens font le choix inverse », explique le sociologue. Du côté positif, cette abondance est, pour eux, un signe de liberté de choix. Il est capital, pour un Américain, surenchérit la jeune sociologue franco-américaine Christy Shields, de pouvoir se dire que l'on trouve de tout, du bio au chimique, du produit local au produit industriel. Et, dans cette logique, les cuisines « ethniques » (chinoise, mexicaine, japonaise, etc.) sont fort appréciées, car elles répondent à ce besoin viscéral de variété. Or, la variété, dans la symbolique américaine, selon l'interprétation de C. Shields, renvoie à la liberté, valeur phare aux Etats-Unis.

Mais, du côté négatif, cette avalanche de biens et de nourriture entre en contradiction avec les préoccupations sanitaires des Américains. De l'abondance, on bascule facilement à la suralimentation : trop de graisse, trop de sucre, trop de maladies cardio-vasculaires, de diabète, etc. Les Américains géreraient cette contradiction par l'absorption de produits « sans » (diet, light) et par l'adjonction de vitamines. Ces ajouts n'apparaissent d'ailleurs pas nuire à la « naturalité » des produits, note le psychologue américain Paul Rozen. Ce qui n'est pas le cas de la plupart des consommateurs européens. Enfin, l'angoisse des Américains est aussi générée par la variété en elle-même, car elle oblige à se tenir continuellement informé du meilleur produit. Il faut lire des magazines de consommateurs, effectuer des recherches sur Internet, etc. « Aux Etats-Unis, c'est "nous" en tant que peuple qui avons le choix et la liberté des choix, mais c'est à "moi" en tant qu'individu qu'il revient de faire le bon choix. Et cette responsabilité est un poids lourd à porter », poursuit C. Fischler. Il n'empêche, cela vaut toujours mieux que de vivre dans un endroit où la pénurie et le manque d'hygiène semblent patents, comme l'Afrique ou la Russie, deux zones géographiques citées par les Américains interviewés comme des repoussoirs vis-à-vis de leur alimentation.

Manger n'est pas bouffer

Par rapport à leurs homologues américains, les consommateurs français ne se retrouvent pas dans le profil du mangeur tourmenté. Plus des deux tiers des Français interviewés se reconnaissent dans le mangeur « convivial », c'est-à-dire « celui qui est content de se mettre à table pour partager le repas de midi avec ses collègues et celui du soir avec sa famille et ses amis, et qui déteste sauter un repas et être obligé de manger vite ». Choisir de bons produits, cuisiner, s'attabler..., c'est capital pour la grande majorité des Français. On pourrait même parler d'eucharistie, pour C. Fischler, tant « les dimensions de don, de partage, et même de communion autour de la table, sont les piliers du repas français ». Aussi, mieux vaut-il éviter de signaler ses goûts (régime végétarien, aliment que l'on n'aime pas) lorsque l'on est invité en France, car cette distinction pourrait être symboliquement interprétée comme un sacrilège, le repas étant un moment de communion et non de différenciation. Donc, le partage est une valeur forte dans la symbolique alimentaire des Français. La variété aussi, mais elle se décline différemment de sa conception américaine. Elle est reliée à l'extrême diversité des produits régionaux. « La région, explique C. Shields, invoquée comme un mot magique, semble souvent représenter une espèce de "pays de cocagne" contemporain. Elle est un espace qui réunit en son sein la gastronomie, les traditions, la qualité et la variété des produits et de l'alimentation, ainsi que des systèmes de production et de distribution jugés favorables. En ce sens, elle peut être considérée comme la réponse française dominante aux inquiétudes et aux craintes liées à la modernité alimentaire. »

Alors, si les Français sont inquiets, c'est surtout la « McDonaldisation » qui les fait frémir. Ils ont la dent dure contre les fast-food : leur cuisine est assemblée et pas mijotée, les produits sont insipides et uniformisés, les conditions d'ingestion - sur le pouce, parfois debout en faisant autre chose... - ne correspondent pas à leur idéal du repas convivial. Bref, on y « bouffe » plus qu'on y « mange ». Selon C. Shields, cet antimodèle permet aux Français « de prendre une distance analytique et critique vis-à-vis des processus liés à la modernisation ». Repliés sur leur région d'habitation ou d'origine comme sur un espace vierge et préservé des agressions extérieures, une sorte de camp retranché (que les amateurs de BD connaissent bien !), les Français se protégeraient d'une menace venant, bien évidemment, de l'extérieur. Car, selon C. Shields, les Français « se sentent vulnérables en tant que "peuple" face à la modernité alimentaire (incarnée par les Etats-Unis) ». De fait, ils sont plus collectivement qu'individuellement responsables, d'où une moindre angoisse vis-à-vis de la façon de se nourrir.

L'enquête laisse apparaître des différences importantes entre les mangeurs américains et français, différences que l'on a tôt fait de relier à la culture. Mais le caractère explicatif de ces « cultures nationales » peut être surdéterminé dans ce type de recherche transculturelle, note, prudent, le directeur de l'enquête C. Fischler. Aussi faudrait-il affiner les résultats pour savoir si ces caractéristiques propres ne sont pas imputables à certains groupes, catégories ou classes à l'intérieur d'une même société. Il reste encore du pain sur la planche !

Publié par Suavebeauty à 10:29:04 dans Que nous réserve la rentrée 2008 ?? | Commentaires (2) |

que doit- on faire lorsque l'économie modernisée s'impose dans nos pays ? | 31 octobre 2008

L'économie mondialisée doit détruire la planète

Ce qui se passe ces jours sur les marchés nous confirme clairement une chose : pour survivre, l'économie mondialisée doit absolument détruire la planète. Et plus elle le fait vite, mieux elle tourne.


Que constate-t-on depuis lundi? La crainte d'une récession américaine a fait flancher les marchés. Pourquoi? Car si le consommateur américain réduit un tant soit peu sa consommation, l'économie mondiale ralentit et s'écroule. Mais ce que l'on a tendance à oublier c'est que les américains ne consomment pas, ils surconsomment.


Grâce à la notion d'empreinte écologique, on sait qu'il faudrait l'équivalent de 6 planètes Terre si nous consommions tous comme des américains. Cette estimation vaut ce qu'elle vaut, mais elle a le mérite d'être claire. Le hic, c'est que la moindre crainte de fléchissement de cette boulimie frénétique entraîne l'économie mondiale dans une chute.


Le monde entier est donc suspendu à cette surconsommation absurde d'une population de millions d'individus qui conduit des voitures stupidement énormes et qui compte la plus grosse proportion d'obèses au monde.


Lorsque la Réserve Fédérale Américaine (FED) baisse les taux d'intérêt pour relancer le crédit, comme elle l'a fait hier, elle le fait dans le seul but de ne surtout pas freiner la surconsommation. Comme lorsque George W. Bush, au lendemain du 11 septembre a exhorté ses concitoyens, non pas à se recueillir, à prier ou à réfléchir, mais bien à "consommer", à faire du "shopping".


Car si les américains se mettaient soudainement à consommer normalement, s'ils utilisaient des transports en commun (ou même des petites voitures), s'ils mangeaient moins de viande, et achetaient moins de gadgets technologiques, l'économie mondiale s'affaisserait dans un krach monumental entraînant précarité et pauvreté dans le monde entier. À moins que la Chine, premier pollueur mondial, ne prenne le relais...


Je ne souhaite pas la récession par sadomasochisme, mais j'espère sincèrement que la crise financière sera suffisamment forte et durable pour nous forcer à questionner un système qui se nourrit de la destruction du monde, et qui, ce faisant, scie la branche sur laquelle nous sommes tous assis.

Publié par Suavebeauty à 12:07:43 dans Que nous réserve la rentrée 2008 ?? | Commentaires (4) |

Article sur une femme pompier au Québec | 22 octobre 2008

Profession : femme pompier

 

Québec, le 18 juin 2001 - Allure délicate, petite charpente et voix douce; ce n'est certainement pas le pompier que tous imaginent en pensant à ce dur métier plus traditionnellement réservé aux hommes. C'est pourtant le cas de Lucie Fortin, femme pompier à la Ville de Québec en poste depuis maintenant cinq ans.


 

 

Que ceux qui pensent d'emblée que la femme pompier souhaitait exercer cette profession depuis sa tendre enfance se détrompent immédiatement! La passion de Mme Fortin est plutôt  née progressivement.

Il y a seulement quelques années, alors qu'elle était à l'emploi de la Ville de Québec, la future femme pompier a participé à un concours afin de devenir préposée aux enquêtes d'incendies. Elle a rapidement décroché l'emploi qui l'a rapproché du métier de pompier.

 

 

 

" Au début, je voyais intervenir les pompiers avec tout leur accoutrement et je me disais qu'ils étaient vraiment téméraires. Puis peu à peu, par la force des choses, j'ai commencé à réellement apprécier le travail qu'ils accomplissaient. J'ai vite réalisé que j'avais la piqûre pour ce métier ", raconte-t-elle en esquissant un sourire.

C'est ainsi qu'elle a entamé une formation intensive échelonnée sur une période de huit mois, par le biais de cours du soir. Elle est ensuite entrée en fonction à la caserne de la rue des Pins, à Limoilou, avant de déménager à Duberger il y seulement deux mois. Au cours de la même période, la femme pompier de 39 ans a aussi ajouté une corde à son arc en devenant technicienne pour l'École des pompiers du Campus Notre-Dame-de-Foy. " Ce travail me permet d'encadrer les étudiants et de leur transmettre mes connaissances, en plus de maintenir mes méthodes de travail à jour ", indique-t-elle.

Situation marginale

Bien que les femmes soient maintenant parfaitement acceptées de leur collègues masculins, elles demeurent tout de même peu nombreuses à pratiquer le métier de pompier. Parmi les 250 pompiers intervenants à Québec, on compte seulement 6 femmes, les premières ayant été embauchées en 1992. Toutefois, selon Mme Fortin, ce n'est pas parce que les employeurs le veulent ainsi. " Il est clair que les employeurs souhaiteraient compter plus de femmes dans leurs rangs. Le problème est qu'uniquement 10% des candidatures qu'ils reçoivent proviennent de femmes ", précise-t-elle.

 
 

 

Cependant, la situation n'a jamais empêché Lucie Fortin d'exercer son métier avec passion, bien au contraire. " J'ai une tendance naturelle à prendre les devants. C'est évident qu'au départ, je sentais que je devais plus faire mes preuves qu'un homme, mais l'équipe qui m'a entouré s'est montrée très collaboratrice. De toute façon, je ne considère pas avoir le sentiment que les hommes m'accordent des privilèges ", souligne-t-elle.

Si elle avait à revenir en arrière, la femme pompier et technicienne referait exactement le même choix. " J'ai toujours l'impression de rendre un important service aux citoyens et c'est très gratifiant pour moi. Plusieurs personnes nous écrivent des lettres de remerciements après nos interventions et les gens sont toujours reconnaissants pour le travail que nous faisons. C'est ce que j'adore de mon métier ", explique-t-elle.

 

Par Stéphane Cadorette, EducExpert

Publié par Suavebeauty à 10:33:24 dans Les métiers de la femme | Commentaires (0) |

Que devons nous choisir dans le cosmétique ? | 20 octobre 2008

Cosmétique

Un cosmétique est une substance ou une préparation destinée à être mise en contact avec diverses parties superficielles du corps humain, notamment l'épiderme, les systèmes pileux et capillaires, les organes externes, les dents et les muqueuses, en vue, exclusivement ou principalement, de les nettoyer, protéger, parfumer, maintenir en bon état le corps humain, de modifier son aspect ou d'en corriger l'odeur. Les cosmétiques sont des produits d'hygiène et d'embellissement.

De manière plus générale, la cosmétique est l'ensemble des procédés et traitements destiné à embellir. On parle de travail cosmétique lorsque quelque chose doit subir un traitement de présentation sans être modifié.

cosmetiques.jpg

Historique

Les cosmétiques sont presque aussi anciens que l'homme. Les hommes préhistoriques pratiquaient probablement la peinture corporelle. Trois mille ans avant Jésus Christ, les Égyptiens connaissaient déjà les onguents et les huiles parfumées, le maquillage et le dentifrice. Les caravanes qui acheminent les épices et la soie en Europe, introduisent les cosmétiques en Grèce et dans l'Empire romain.

Au Ier siècle, Néron et Poppée éclaircissaient leur peau avec de la céruse et de la craie, soulignaient leurs yeux au khôl et rehaussaient leur teint et leur lèvres avec du rouge[1].

C'est au retour des croisés que le maquillage s'est répandue en Europe du Nord ; à partir du XIIIe siècle, les nobles usent de crème, de fond de teint, de teinture à cheveux et de parfum et dès le XVIIe siècle les cosmétiques sont utilisés dans toutes les classes sociales.

Tout au long de l'histoire, les cosmétiques employés dépendaient des périodes, des modes et des matières premières disponibles. Certaines recettes comme la cold cream de Galien sont encore utilisées aujourd'hui, d'autres recettes ont été abandonnées comme les bains de bouche à l'urine. Certains produits pouvaient même être dangereux pour la santé (blanc de céruse à base de plomb) : jusqu'au début du XIXe siècle les cosmétiques contiennent du plomb.

Au XIXe siècle et surtout au XXe siècle, l'industrialisation et des découvertes changent le visage de la cosmétologie : parfums de synthèse, dérivés pétroliers, tensioactifs synthétiques et stabilisateurs d'émulsion. Ces nouveaux ingrédients ainsi que des formulations complexes réalisées par des chercheurs caractérisent les cosmétiques modernes.

 

Précisions

Sont des cosmétiques

  • les produits d'hygiène : démaquillant, dentifrice, déodorant, gel douche, gel nettoyant intime, savon, shampoing
  • les produits de soin : crème antirides, crème de jour, crème de nuit, crème hydratante, eau florale, gommage, lait, masque de beauté, baume pour les lèvres, tonique
  • les produits capillaires : après-shampoing, défrisant, gel, huile, laque, masque, teinture,
  • les produits de maquillage : anti-cerne, autobronzant, eyeliner, fard, fond de teint, khôl, mascara, poudre, produit pour blanchir la peau, rouge à lèvres, vernis à ongles
  • les parfums : eau de Cologne, eau de toilette, parfum
  • les produits solaires : crèmes, huiles ou lotions après-soleil et solaires
  • les produits pour le rasage et les produits dépilatoires : après-rasage, crème dépilatoire, mousse à raser
  • les préparations pour bains et douches : bain moussant, huile de bain, sels de bain

 

Ne sont pas des cosmétiques

  • les médicaments : un cosmétique ne soigne pas. À la différence des cosmétiques, les médicaments doivent obtenir une autorisation de mise sur le marché et prouver leur efficacité par des tests.
  • les produits alimentaires : un cosmétique ne se mange pas. Ainsi un complément alimentaire n'est pas considéré comme un cosmétique. Cependant certains aliments comme l'huile d'olive ou le miel sont utilisés comme ingrédients cosmétiques.

parfumdefemme.jpg

 

Caractéristiques des cosmétiques

Quelque soit leurs formes (crèmes, gels, émulsion, etc.), les cosmétiques ont généralement tous la même structure :

  • un ou plusieurs principes actifs : substances actives qui assurent l'efficacité du produit. Le terme principe actif est couramment utilisé même si l'expression principe actif est normalement réservée aux médicaments.
  • un excipient chargé de transporter les principes actifs.
  • des additifs : adjuvants (pour parfumer, faire mousser, etc.), conservateurs notamment parabènes, colorants, antioxydants, émulsifiants, stabilisateurs de pH, tensioactifs, agents de contrôle de la viscosité, etc.

Au final, un cosmétique peut facilement contenir une vingtaine d'ingrédients, choisis parmi les 8000 ingrédients cosmétiques référencés.

Les différents ingrédients peuvent être d'origine végétale (lavande, amande douce, etc.), animale (suif, stéarine, etc.), minérale (paraffine, argile, silicium organique, etc.) ou encore de synthèse (silicone, parfum synthétique, etc.).

Produit en contact direct avec le corps, un cosmétique ne doit pas nuire à la santé. Dans cette optique, des substances qui sont ou pourraient être dangereuses (plomb, certains éthers de glycols) sont interdites et les fabricants effectuent des tests de tolérance des cosmétiques. Mais cela n'empêche pas les cosmétiques de provoquer parfois des réactions : irritations ou allergies.

Pour qu'un produit puisse être classé comme cosmétique, les composés utilisés ne doivent pas traverser le derme de la peau. Dans les faits, certains composants, par exemple des ingrédients des crèmes amincissantes, traversent le derme.

L'emballage d'un produit cosmétique doit fournir certaines informations comme le nom du fabricant ou la liste complète des ingrédients. Ces ingrédients ne sont pas donnés en français mais sous leur dénomination INCI.

Le domaine des cosmétiques est régi par une législation stricte (directive européenne 76/768/CEE amendée 7 fois depuis 1976) qui dresse une liste positive pour l'utilisation des colorants et conservateurs ainsi qu'une liste négative contenant entre autre les substances CMR (Cancérigène Mutagène Reprotoxique).

Publié par Suavebeauty à 12:00:21 dans Femme au regard naturel | Commentaires (0) |

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