Publié par Suavebeauty à 13:16:26 dans Noel 2008 | Commentaires (0) | Permaliens
par Gérard Bon
PARIS - La crise financière fait apparaître en France une catégorie de "nouveaux pauvres" - cadres, commerçants ou petits patrons -, qui viennent à leur tour frapper à la porte des associations caritatives.
Ce phénomène alarme Julien Lauprêtre, le président du Secours populaire, qui y voit le signe d'une aggravation d'une précarité amorcée il y a plusieurs mois et qui se traduit à présent par une hausse de 15% à 20% des demandes d'aides.
"Dans le Calvados, nos permanents ont vu arriver à quatre reprises, en octobre, des cadres ou chefs d'entreprises avec leur 4X4, leur cravate et qui n'ont plus les moyens de se nourrir", dit-il à Reuters.
Pour Julien Lauprêtre, il ne s'agit pas de cas isolés et un grand nombre de personnes issues de milieux aisés rejoignent la cohorte des jeunes, travailleurs pauvres, mères célibataires ou retraités se tournant vers les ONG.
Lors de la Journée mondiale du refus de la misère, le mois dernier, le nombre de personnes vivant en France en-dessous du seuil de pauvreté a été évalué à 7,1 millions.
A Paris, des bénévoles ont vu arriver ces dernières semaines, lors de distributions de repas pour sans-abri, des retraités, parfois propriétaires de leur logement et qui ne peuvent plus joindre les deux bouts.
Pour le président du Secours populaire, la plongée de cadres et petits patrons dans la pauvreté est "directement liée à la crise", la plupart étant victimes de refus de prêts ou d'une mise en liquidation judiciaire.
DESCENTE AUX ENFERS
"Pour ces gens-là, c'est la descente aux enfers, ce qui frappe, c'est la rapidité de la chute. Nous sommes effrayés par ce développement", dit-il.
"Ces gens qui vivaient bien, qui ne comptaient pas et se préparaient à avoir un Noël somptueux, sont maintenant obligés de compter sur tout, au point de venir au Secours populaire", ajoute-t-il.
Marie-José Joly, responsable pour le Calvados, confirme l'arrivée dans des permanences de l'association en octobre de quatre cadres licenciés ou chefs d'entreprise en liquidation judiciaire.
"Ce sont des choses qui arrivaient à titre exceptionnel et qui maintenant se multiplient", dit-elle.
Marie-José Joly cite le cas du patron d'une petite scierie, qui a fait faillite, du gérant d'une agence immobilière et d'un commerçant, tous deux en liquidation judiciaire, ainsi que du cadre d'une entreprise de tourisme lâchée par sa banque.
"Lorsqu'il y a liquidation judiciaire, tout est bloqué et les dirigeants doivent attendre une décision de justice avant de faire des demandes d'aide sociale comme le RMI", explique-t-elle.
"Ces gens-là ont du mal à admettre qu'ils ont tout perdu, non seulement leur entreprise mais leurs biens personnels", ajoute la responsable.
Le Secours populaire, qui était venu en aide à 1,6 million de personnes en 2007-2008, s'attend à devoir aider 2 millions de personnes en situation précaire en 2008-2009.
Pour Julien Lauprêtre, la question est de savoir si, compte tenu de la crise, les dons vont suivre.
Edité par Yves Clarisse
Publié par Suavebeauty à 12:46:27 dans Noel 2008 | Commentaires (1) | Permaliens
Les Européens vont réduire leur budget pour les fêtes de fin d'année. Jusqu'à 6%, selon une étude du cabinet Deloitte. Une prudence liée à la crise.
Les Européens vont se serrer la ceinture pour les fêtes de fin d'année, prévoyant d'offrir des cadeaux peu onéreux et à moins de personnes. Quant aux plaisirs de la table, puddings, dindes et foie gras risquent de provenir des magasins "discount".
Les Européens comptent réduire jusqu'à 6% leur budget de Noël (cadeaux, sorties et nourritures), après une hausse de 5% l'an dernier, selon une étude du cabinet Deloitte réalisée entre septembre et octobre dans 18 pays auprès de 18.000 consommateurs publiée mercredi.
Cette prudence est liée à la crise économique, qui plombe la confiance des consommateurs déjà entamée par les hausses de prix des produits alimentaires et du carburant en début d'année.
Pour 60% des Européens, la détérioration de l'économie va se poursuivre en 2009. Les Français se montrent les plus pessimistes concernant la situation financière de leur foyer au cours des 12 prochains mois.
"Cela va être un Noël pénible! Cette année tout le monde va mal en Europe de l'Ouest", indique Gilles Goldenberg, responsable de l'étude.
L'an dernier les Irlandais, les Britanniques et les Espagnols en particulier avaient fait exploser leurs dépenses de fin d'année, portés par l'essor de l'économie de leurs pays.
Cette année, les Irlandais, les plus généreux en Europe pendant les fêtes de fin d'année, prévoient de réduire leurs dépenses, une première pour ce pays à forte tradition de Noël. Ils comptent tout de même offrir pour 668 euros de cadeaux (-7% sur un an), garnir la table pour 422 euros (-2%) de victuailles et boissons, alors que les divertissements devraient leur coûter 264 euros (-5,3%). Au total, ils vont dépenser une centaine d'euros de moins qu'en 2007.
Les Allemands, les moins dépensiers, ne vont consacrer que 401 euros (-5%). En France, où neuf personnes sur 10 considèrent que leur pays est entré en récession, le budget va baisser de 5% à 527 euros.
Plus question, comme l'an dernier, d'acheter des cadeaux aux collègues et aux amis, ou d'offrir aux conjoints des articles "high tech" onéreux, de type GPS ou MP3. Les chèques cadeaux, les CD et les livres feront l'affaire.
Seuls les enfants seront épargnés par la morosité ambiante. Les parents ne rechigneront pas à offrir à leur progéniture de moins de 12 ans consoles et jeux vidéo. Ils promettent d'offrir à leurs adolescents de l'argent, des MP3, des jeux électroniques et des ordinateurs.
Pour cela, une attention particulière sera portée aux ristournes, un tiers des cadeaux devant être achetés pendant les soldes ou promotions. Les Européens prévoient aussi de passer plus de temps à comparer les prix, notamment sur internet.
Concernant l'alimentation, l'étude montre un transfert des achats vers les enseignes à prix bas (hard-discount) et les marques de distributeurs (MDD), moins chères que les grandes marques.
Le thème du développement durable n'est plus d'actualité, car les consommateurs sont moins disposés à payer plus cher un produit s'il est fabriqué dans de bonnes conditions (écologique, biologique, travail des enfants...). "35% des consommateurs ont pour seule préoccupation le prix", souligne Deloitte.
"Comme la crise à laquelle nous sommes confrontés sera longue et profonde, ces comportements de consommation ne sont pas seulement des comportements de Noël et risquent de perdurer", estime M. Goldenberg
Publié par Suavebeauty à 12:38:28 dans Que nous réserve la rentrée 2008 ?? | Commentaires (0) | Permaliens
L'annonce de la fermeture des garnisons françaises outre-Rhin soulevant des réactions, Paris et Berlin optent pour une présence réciproque.
JEAN-DOMINIQUE MERCHET
Des soldats allemands stationnés en Alsace-Lorraine ? C'est sans doute pour bientôt. Soixante-quatre ans après la fin du second conflit mondial, l'affaire pourrait se conclure sans douleur ni criaillerie, preuve que la réconciliation entre les deux pays est désormais bien solide.
Lundi, lors du sommet franco-allemand à l'Elysée, le président Nicolas Sarkozy et la chancelière Angela Merkel ont évoqué cette idée, discutée depuis l'été dernier. «La chancelière a dit qu'elle était prête à ce que des soldats allemands soient stationnés en France», a indiqué, mercredi, Thomas Steg, un porte-parole du gouvernement fédéral. L'Elysée approuve. Il s'agira sans doute d'une unité de la taille d'un bataillon, soit 700 hommes environ.
Ce projet vise à sauver la brigade franco-allemande (BFA), qu'il serait «trop dommage» de dissoudre, comme l'a reconnu Angela Merkel. La BFA est en effet sérieusement menacée par les restructurations en cours dans l'armée française, qui entraîne de nombreuses fermetures de garnisons. L'été dernier, l'armée de terre envisageait sérieusement de dissoudre ou de rapatrier en France les trois derniers régiments basés en Allemagne. Elle a dû y renoncer, devant la bronca des élus du Bade-Wurtemberg (sud-ouest) et du gouvernement de Berlin. Une telle décision «ne resterait pas sans grave conséquence sur la coopération» entre les deux pays, avertissait le général allemand, qui commande la brigade. Alors que la France s'apprêtait à prendre la présidence semestrielle de l'Union européenne, une telle annonce aurait d'ailleurs fait plutôt désordre.
Contrepartie. Paris avait alors cru trouver une porte de sortie en proposant la réciprocité aux Allemands : on laisse nos régiments chez vous, mais en contrepartie vous en installez un de ce côté-ci du Rhin. Passée la surprise initiale, Berlin a finalement dit oui.
Ce pourrait être Metz ou Strasbourg, deux villes hautement symbolique des relations franco-allemandes, toutes deux annexées de 1870 à 1918 puis à nouveau de 1940 à 1945. De toutes les villes frappées par les fermetures de garnison, Metz est l'une des plus touchées. Quant à Strasbourg, elle accueille déjà l'état-major de l'Eurocorps. Ces villes ont l'avantage d'être proches de l'Allemagne et les soldats de la Bundeswehr y retrouveraient sans doute des casernements construits par leurs anciens. Cette proximité géographique a la faveur de Berlin, pour des raisons de commodité.
Côté français, la tentation a été d'utiliser les Allemands pour combler les vides causer par les dissolutions de régiments annoncées cet été. Bitche, en Moselle, aurait pu accueillir la Bundeswehr, mais l'idée ne semble guère séduire l'état-major allemand. D'autant que les deux parties, conscientes du poids historique de cette affaire, veulent éviter que s'impose l'idée selon laquelle, les Allemands auraient, par nature, vocation à s'installer en Alsace-Lorraine... Le dossier, qui en est à ses balbutiements, pourrait donc se traduire par une proposition plus inattendue, comme d'installer des Allemands dans un camp de manœuvre, par exemple à Canjuers (Var). La Bundeswehr est déjà implantée en Provence, dans le cadre de l'Ecole franco-allemande du Luc (Var), où sont formés les pilotes du nouvel hélicoptère de combat Tigre commun aux deux armées. La coopération entre les deux pays est importante, et de manière symbolique, des troupes allemandes avaient participé au défilé du 14 juillet en 1994. Cinquante ans après en avoir été chassées par Leclerc.
Hussards. La BFA, qui célébrera son vingtième anniversaire en octobre 2009, n'a pas tenu toutes ses promesses. Aux yeux de ses deux promoteurs, Helmut Kohl et François Mitterrand, elle devait être l'embryon d'une armée européenne. On en est loin. Les Français aimeraient que la BFA soit «plus employée», en clair, qu'elle soit réellement engagée dans des opérations extérieures. Difficile, parce que les règles d'engagement des deux armées ne sont pas les mêmes, les Allemands étant plus restrictifs que les Français.
La BFA, qui comprend 5 000 hommes, est formée d'unités allemandes et françaises. Seuls l'état-major et le bataillon de commandement, basés à Müllheim sont binationaux. Deux unités françaises en font partie : le 3e régiment de hussards, à Immendingen, et le 110e régiment d'infanterie, à Donaueschingen. Avec le 16e bataillon de chasseurs (non rattaché à la BFA), qui doit quitté Saarburg pour l'Alsace, c'est tout ce qu'il reste de l'armée française outre-Rhin. En pleine guerre froide, elle compta jusqu'à 80 000 hommes.
Les Français étaient arrivés en Allemagne au printemps 1945. Une armée d'occupation, puis une armée alliée dans le cadre de l'Otan, face aux divisions soviétiques. Tout cela n'a évidemment plus de sens en 2008. Reste que, dans les dernières villes de garnison, les maires allemands - membres de la CDU d'Angela Merkel - réagissent comme leurs homologues français. Ils sont attachés à leurs régiments, qui leur apportent une activité économique non négligeable. Pas question de les voir partir sans compensation. Même si celle-ci prend la forme d'une installation d'un Jägerbatallion ou d'un Panzergrenadierbataillon de l'autre côté du Rhin.
Publié par Suavebeauty à 12:34:48 dans Que nous réserve la rentrée 2008 ?? | Commentaires (0) | Permaliens
Contre toute attente, la Chine n'a pas surclassé l'Allemagne qui confirme pour la sixième fois en 2008 son titre de championne du monde à l'export. Selon l'Agence fédérale pour la promotion du commerce extérieur (bfai), c'est l'euro fort qui lui a permis de se maintenir devant la Chine qui, avec 1 220 milliards $ d'exportations (source : OMC), a ravi en 2007 la seconde place aux Etats-Unis. Car la Chine a su rapidement se hisser au rang de géant commercial : ne serait-ce qu'à l'échelle sino-allemande, le volume des échanges a quasi triplé depuis l'an 2000. Dans le même temps, elle est passée du dixième au troisième rang des pays fournisseurs de l'Allemagne, talonnant la France et les Pays-Bas. Egalement onzième acheteur mondial de produits « made in Germany », la Chine est aujourd'hui le principal partenaire commercial de l'Allemagne en Asie.
Cet essor des relations économiques entre les deux pays a pour corollaire un ancrage plus profond des entreprises allemandes sur le sol chinois, motivé en premier lieu par le potentiel de croissance de son marché intérieur. La volonté d'assurer la pérennité des réseaux de partenariat entre grands groupes et sous-traitants à l'échelle locale, la faiblesse des coûts de production et d'approvisionnement ainsi que la possibilité, depuis la Chine, de s'ouvrir à d'autres marchés asiatiques, sont autant de facteurs additionnels d'implantation révélés par une étude récente de la Chambre de commerce allemande en Chine.
Publié par Suavebeauty à 12:29:12 dans Que nous réserve la rentrée 2008 ?? | Commentaires (0) | Permaliens
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