Publié par L'ange noir à 10:42:38 dans Les maux de Sofy | Commentaires (0) | Permaliens
Dans ma tête, ce grand cafard
Me nargue avec son pétard
A me péter la tête.
Avec son grand manteau noir, c'est un fait,
Il me couvre les idées... Mes idées sont noires.
Méchant cafard
Se faufile dans mes tympans
Me chatouille dedans les mots des mauvais gens.
Dans ma tête, petit con de cafard
Me la tient jusqu'à trop tard,
M'y pond des oeufs de neurasthénie.
Bientôt... Pleins de petits cafards nourriront mon ennui.
Avec ses petites pattes, il me creuse des trous,
Des petites cases... Des cases vident qui rendent les gens fous.
Dans ma tête, saleté de cafard
Ferme les yeux, il a laché trop de brouillad.
Comme sur un petit nuage, mais pas un rose,
Ceux qui sont gris... Vous font grise mine devant tous les reflets que renvoient les choses.
Saloperie de cafard...
... Me file le cafard !
Publié par L'ange noir à 20:51:57 dans Poèmes : Divers | Commentaires (0) | Permaliens
Face à une tournure qui effacerait le silence,
Mon verbe s'affaisse au précipice de mes lèvres,
Comme au-dessus du vide... Du vide de ma bouche close.
Avare de propos... Je vous tiens en haleine
A ne percer l'inaudible regret
De ne savoir juste articuler quelques convenances.
Cadenacée, enchaînée, grillagée à cette butée,
De la cyphose de mon éloquence
Se fait meutrière, se fait assassine cette inhibtion.
Que dirais-je de mes pensées, de mes souhaits ?
Il n'y a qu'à les arroser, les éternuer !
Qu'elles s'ouvrent, qu'ils s'exaucent... Qu'ils m'échappent comme des exilés !
Publié par L'ange noir à 20:34:54 dans Les maux de Sofy | Commentaires (0) | Permaliens
Mon sang s'en va, s'en vient
Dans ce corps, le tien.
L'impudeur me gagne dans ta chair,
M'efface, me redessine à ta lumière.
Se baladent dans ton coeur creux,
Des éclats de passion, mes ébats désireux.
A tes élans, ma tendresse
A tes attentions, mon hardiesse.
Envellope de charme et de caractère
Fut en un temps éloignée, tienne
Devient en ces temps présent, mienne.
M'en suis emparée,
M'en suis appropriée.
Encerclée, colonisée puis délogée,
Je l'habite d'une présence enjouée,
Me partage à ton corps essoufflé.
A l'abri, en tes bras.
A l'intérieur, enrubannée et choyée par ta voix.
Habiter une autre que moi,
Visiter ta peau, trouver refuge en toi.
Je ne suis faite que de ma chair, que de mes os
Mais c'est en ton souffle que mon Amour est sans défaut.
Au coeur de ton coeur,
Je renais de tes lueurs.
Publié par L'ange noir à 16:32:28 dans Poèmes : Amour | Commentaires (0) | Permaliens
Comme un mot dans la gorge
Un de ceux qui se sort,
Qui se fend et avant se tord...
Avant même que le son l'égorge.
Comme des maux sur le coeur,
D'insipides erreurs
Qui se remuent et se tortillent sur des cyphoses,
Cicatrices et bosses d'essais qui m'ankylosent.
Comme des trémolos sur ma bouche,
Des souffles mals assumés qui ne touchent.
Ils s'extirpent comme des balbutiements louches,
Devant chaque affront se couchent.
Comme mes maux viennent du coeur
Se perdent dans les siphons de ma gorge fermée...
Se retrouvent sur ma bouche comme par erreur
Et tombent dans le précipice obscur, le cimetière des ignorés !
Publié par L'ange noir à 16:14:16 dans Poèmes : Divers | Commentaires (0) | Permaliens
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