Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Experiments.

par Nymphe.

Glossaire.

post.66 | 15 juillet 2007

 

http://img508.imageshack.us/img508/1142/img39382ld8.jpg

 

Étant gamine, je me cachais derrières les citrouilles du jardin de mon grand père. La petite fille cynique dans son monde orange et nostalgique.

 

Publié par nymphedark à 18:26:41 dans _ | Commentaires (8) |

post.65 | 11 juillet 2007

 

http://img514.imageshack.us/img514/2844/17sk7.jpg

 

On se cogne à nos peaux, nos intérieurs fragiles, souffre de quelque mot, regards de filles faciles. Qui prennent les devants, écorchent leurs dessous, les doigts trop malhabiles. Des parfums de folie un peu âpres, après tout. Aussi. On a des rêves anciens dans des boîtes cassées, sous nos lits défoncés, des fantasmes assassins qui s'échouent en silence dans un désordre organisé. Le goût de la vodka qui persiste sur les langues, les paupières rougies et les yeux gonflés. L'odeur de la vengeance et les poignets rongés, le sourire narquois que l'on ne trouvera jamais sur les poupées. Enfin. Petites et Cruelles. On attend, le regard dans le vide, bleu sans fin d'un ciel solitaire. Les notes aux oreilles parlent de réveils alanguis dont on peine au souvenir, on connaît la faiblesse et oublie la passion. Puis une ligne blanche vient couper l'attention, drogue poudreuse aux conséquences hésitantes, funambule éclairé dans l'immensité, le péché par abstraction.

 

Publié par nymphedark à 11:30:43 dans _ | Commentaires (9) |

post.64 | 01 juillet 2007

 

http://img338.imageshack.us/img338/101/62862724.jpg

 

"J'ai connu des fantaisistes dont la fantaisie était en quelque sorte organique, et qui en moururent. Je sentais en eux une espèce de folie bénigne fort dangereuse pour eux et pour leurs amis. Malgré le respect auquel nous incite toute existence qui ne se ménage pas, ils ne nous en apportaient pas moins du malaise. Car ces fantaisistes-là sont habituellement mythomanes et il arrive que leur but ne soit pas de chercher à forcer notre attention mais notre cœur. S'ils y parviennent, c'est qu'ils ne sont ni frivoles ni fantaisistes, mais qu'ils en offrent l'apparence à cause de leur maladresse à nous convaincre, d'une modestie d'âme qui les pousse à vouloir paraître exceptionnels, de leur désir de se mêler à notre système et de leurs remords de s'être crus indiscrets. Ces remords les entraînent à des fuites, à des éclipses totales, à des punitions qu'ils s'infligent et dont je pourrais citer d'atroces.

Le monde où ils vivent nous rend leur contact très difficile puisque le moindre mot, le moindre geste de notre part (et auquel nous n'accordions aucune importance) déclenchent en eux d'incroyables méandres qui les peuvent conduire jusqu'au suicide."

 

La difficulté d'être, Jean Cocteau (p.100). 

 

Publié par nymphedark à 14:22:11 dans _ | Commentaires (3) |

post.63 | 21 juin 2007

 

Il y a de ces nuits où l'angoisse ronge le ventre et pétrifie les yeux, rivés vers le plafond. Les heures nerveuses qui passent et laissent leur empreinte cruelle dans le vide d'une chambre muette. Le cœur qui s'emballe, les aiguilles qui chavirent à chaque 'tic. tac.', vacarme incessant qui s'étend crescendo, l'estomac se soulève. Des sommeils pharmaceutiques qui font s'échouer un goût d'oubli sur nos lèvres tôt le matin, quand le soleil perce à peine et que la thérapie prend fin.

Oui, il y a des nuits où l'on désespère de ne pas être des héros de Lost in Translation. Pas de folies lumineuses à scruter éternellement contre une vitre froide d'un étage à 2 chiffres, pas de courses d'ascenseur jusqu'au petit matin, de piscine salvatrice pour rêves anesthésiés. Pas de danseuses nues d'une ville déphasée, de soirées éthyliques entre des murs zébrés.Mais surtout pas de bars, ni rencontres surprenantes. Juste ternie et fade, la pénible attente.

 

Publié par nymphedark à 00:11:07 dans _ | Commentaires (6) |

post.62 | 07 juin 2007

http://img60.imageshack.us/img60/97/008eu4.jpg

 

Une chambre close, l'intimité jalouse. Et partout, impalpable, l'odeur persistante du vernis à ongles. Suffocante. Quelques bas effilés, quelques draps chavirés. Et les murs tiédis par la pénombre nue d'une fin d'après midi. C'est le rêve de toutes parts, il danse comme une ombre. Le début de l'été.

Photographie. Vue de Shanghai par les vitres teintées du bus.

Publié par nymphedark à 19:08:03 dans _ | Commentaires (3) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| >>

Tous les derniers titres