
Publié par nymphedark à 12:25:30 dans _ | Commentaires (3) | Permaliens
Nous passons nos vies à chercher dans les miroirs le réconfort illusoire des apparences. Nous voyons ce que nous espérons voir, rarement ce que nous sommes. Nous cherchons à nous rassurer et non à nous connaître.
Duane Michals.
Publié par nymphedark à 01:05:03 dans _ | Commentaires (2) | Permaliens

Trois heures vingt quatre dans le matin. L'attente dans un silence brouillé, le sifflement strident du tube cathodique, et rien d'autre autour que des meubles renversés. La neige sur les écrans, une éclipse totale - le ciel noir comme de l'huile, et l'encre trop statique. La peau intoxiquée sous la fibre plastique. Une odeur animale de chair un peu passée; la toute petite fille dans une journée de pluie qui redoute l'hiver. Coincée dans un écrin, un mouroir calfeutré, le temps d'un seul orage. Dodelinant de la tête, grattant dans le sommeil de ses ongles incarnés. Petite Apoplexie, enfant non-adorée. L'empreinte du rêve éveillé partout sur son corps tendre; et une lutte sourde jusqu'aux craquelures fines de ses doigts resserrés. Le refus de répondre aux appels de la carcasse qui la tracasse et la démange comme une plaie pas refermée.
Grincement des dents qui chutent, l'angoisse dans l'épiderme, les frissons dans l'échine et l'étroit rideau blanc qui lentement se ferme. Le jouet de tissus cherche à prendre le dessus. Une mélodie trop douce des infimes secousses dans une métamorphose, le corps comme non-lieu d'une danse de l'absence. Les orifices éclosent comme des petites roses et sécrètent leurs arômes sur le froid des carreaux. Trois heure vingt cinq dans le matin et la raison s'efface loin du jardin trop clos.
Photographie: Dernier projet en date, sur le thème du reste. Du déchet. Dans quelle mesure les restes de nos corps deviennent-ils déchets? J'entame alors un travail sur les vanités contemporaines. Rognures d'ongles, dents, cheveux, tchair, coutures, en parfaite éclosion dans un espace atemporel - comme des fleurs de viande.
Publié par nymphedark à 01:16:57 dans _ | Commentaires (5) | Permaliens

"Un âge arrive fatalement où l'humanité n'inspire plus de dégoût parce que chacun sait que ce que l'on appelle noblement de la chair n'est en réalité que de la viande."
Préface de Berlin Alexanderplatz (Alfred Döblin) par Pierre Mac Orlan.
Publié par nymphedark à 20:07:17 dans _ | Commentaires (3) | Permaliens

Histoires de viande.
Photographies. Série Fleisch, en cours.
♪. Spacemen 3. "Losing touch with my mind".
Publié par nymphedark à 16:41:10 dans _ | Commentaires (5) | Permaliens
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