Nous ne poursuivons rien, les enfants sont petits. Nos caresses perdues, sans lendemains précis : les regards égarés témoignent de la douleur. Le doute au quotidien, et se ronger de peur. Comme nos doigts ont glissé, humides et si sublimes. L'exquis n'existe pas. Voilà pourquoi nos vies sont tellement des théâtres.
Nous recherchons encore ce que nous n'aurons pas. Nos instincts biologiques, désordre entre les murs, faiblesse du maintien d'un gouffre de mots durs. Ma langue se secoue dans des spasmes acides. Pendant que tu murmures, je pleure tu ne vois pas. Immobile, glacée.
Des spectacles sceptiques, Spectres aseptisés, Sperme et bave mélangés.
Tout s'élève et s'affaisse comme nos torses bombés. Bombardés d'injustices, d'injures et d'immondices. Alors, Demain ! Viens tu ? Echappe, et tu m'auras, que seras tu encore ? Aujourd'hui nous crions hier nous étions morts. Notre peau un peu rêche a le goût de poussière. Et si l'hiver s'en va, les heures fuient, chacune pire. Bon appétit enfant, te voilà qui respire.
Publié par nymphedark à 15:22:17 dans _ | Commentaires (5) | Permaliens
"[...] ne me comprenait jamais parce que j'ai du goût pour trop de choses que je mélange, m'attardant à courir d'une étoile filante à une autre jusqu'à temps que je me casse la figure. Voilà ce que c'est que de vivre dans la nuit, voilà ce que ça fait de vous. Je n'avais rien à offrir à personne que ma propre confusion."
Sur la route, Jack Kerouac (p.178).
Publié par nymphedark à 19:08:04 dans _ | Commentaires (2) | Permaliens
Je m'enfuis.
Publié par nymphedark à 22:16:37 dans _ | Commentaires (6) | Permaliens
Muette.
Publié par nymphedark à 10:39:37 dans _ | Commentaires (2) | Permaliens
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