Should she really say goodbye ? So happy and so young... And I stare, but... I can't find myself... I can't find myself... I can't find myself... I can't find myself [.]" The Cure - Lost. ]
Les minutes se percutent. Les aiguilles mécaniques se font écho d'une solitude
latente, l'attente, précède la chute. Perdue, rêves monochromes, volutes de
réflexion, se brouillent les syndromes, mes lentes expirations... Expiation ?
Se Cabrer. Se cambrer, fermer les yeux, effacer le doute, mes cellules avancent
sur leur immonde route.
Les fleurs sèches dans le vent
s'envolent vers les enfants.
L'été bleu qui transpire, les
chemises se déchirent, et vois le beau spectacle. Je suis seule à l'abri,
regards pleins d'isolement. Il compte les heures futures, mais hésitantes
encore. Je ne serai pas loin. Je défie les aurores. Ces informes squelettes aux
cendres nébuleuses ont quitté le royaume, je sens venir les chars et leurs
immenses fêtes, approchez, foules du monde, et rendez moi heureuse. Anesthésiez
le doute, dansons sous le grand dôme. Nos pieds foulerons l'herbe, nous
oublierons le temps. Les questions enfouies ressurgiront plus tard. Perdons
nous pour ce soir, échangeons l'attachement. Pour de l'émerveillement, les
lumières dans le noir.
Et les minutes reculent, mon
parallèle est fou. J'hésite et rêve toujours, j'ai ces images de vous. Des voix
sceptiques s'enfuient vers mes oreilles, mon crâne, les organes en frémissent.
Tristesse mélodique qui sur mon cœur, glisse...
Publié par nymphedark à 19:45:36 dans _ | Commentaires (6) | Permaliens
Mon pire défaut m'arrive de l'enfance comme presque tout ce que j'ai. Car je reste la victime de ces rites maladifs qui font des enfants des maniaques disposant leur assiette d'une certaine manière à table, n'enjambant que certaines rainures du trottoir.
En plein travail, voilà ces symptômes qui m'empoignent, m'obligent à résister à ce qui me pousse dans des boîteries bizarres de l'écriture, m'empêchent de dire ce que je veux.
La difficulté d'être, Jean Cocteau (p.23).
Publié par nymphedark à 13:06:38 dans Extraits de Livres. | Commentaires (8) | Permaliens
[une multitude de papillons].
Publié par nymphedark à 00:31:13 dans _ | Commentaires (7) | Permaliens
Feindre d'ignorer ce qui au fond
nous habite... Se lover dans une routine bien établie. Décorée d'illusions,
beauté superficielle. Trop peu de choses vraiment, si peu de choses réelles. Et
si seulement tout était vrai, quelle face aurait le monde ? Oh, nous serions
bien fades, déshabillés, immondes.Publié par nymphedark à 18:52:52 dans _ | Commentaires (6) | Permaliens
Nous ne poursuivons rien, les enfants sont petits. Nos caresses perdues, sans lendemains précis : les regards égarés témoignent de la douleur. Le doute au quotidien, et se ronger de peur. Comme nos doigts ont glissé, humides et si sublimes. L'exquis n'existe pas. Voilà pourquoi nos vies sont tellement des théâtres.
Nous recherchons encore ce que nous n'aurons pas. Nos instincts biologiques, désordre entre les murs, faiblesse du maintien d'un gouffre de mots durs. Ma langue se secoue dans des spasmes acides. Pendant que tu murmures, je pleure tu ne vois pas. Immobile, glacée.
Des spectacles sceptiques, Spectres aseptisés, Sperme et bave mélangés.
Tout s'élève et s'affaisse comme nos torses bombés. Bombardés d'injustices, d'injures et d'immondices. Alors, Demain ! Viens tu ? Echappe, et tu m'auras, que seras tu encore ? Aujourd'hui nous crions hier nous étions morts. Notre peau un peu rêche a le goût de poussière. Et si l'hiver s'en va, les heures fuient, chacune pire. Bon appétit enfant, te voilà qui respire.
Publié par nymphedark à 15:22:17 dans _ | Commentaires (9) | Permaliens
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