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Experiments.

_par Nymphe.

Glossaire.

#. | 25 juillet 2006

Should she really say goodbye ? So happy and so young... And I stare, but... I can't find myself... I can't find myself... I can't find myself... I can't find myself [.]" The Cure - Lost. ]


Les minutes se percutent. Les aiguilles mécaniques se font écho d'une solitude latente, l'attente, précède la chute. Perdue, rêves monochromes, volutes de réflexion, se brouillent les syndromes, mes lentes expirations... Expiation ? Se Cabrer. Se cambrer, fermer les yeux, effacer le doute, mes cellules avancent sur leur immonde route.


Les fleurs sèches dans le vent s'envolent vers les enfants.


L'été bleu qui transpire, les chemises se déchirent, et vois le beau spectacle. Je suis seule à l'abri, regards pleins d'isolement. Il compte les heures futures, mais hésitantes encore. Je ne serai pas loin. Je défie les aurores. Ces informes squelettes aux cendres nébuleuses ont quitté le royaume, je sens venir les chars et leurs immenses fêtes, approchez, foules du monde, et rendez moi heureuse. Anesthésiez le doute, dansons sous le grand dôme. Nos pieds foulerons l'herbe, nous oublierons le temps. Les questions enfouies ressurgiront plus tard. Perdons nous pour ce soir, échangeons l'attachement. Pour de l'émerveillement, les lumières dans le noir.


Et les minutes reculent, mon parallèle est fou. J'hésite et rêve toujours, j'ai ces images de vous. Des voix sceptiques s'enfuient vers mes oreilles, mon crâne, les organes en frémissent. Tristesse mélodique qui sur mon cœur, glisse...

Publié par nymphedark à 19:45:36 dans _ | Commentaires (6) |

#. | 30 juin 2006

Mon pire défaut m'arrive de l'enfance comme presque tout ce que j'ai. Car je reste la victime de ces rites maladifs qui font des enfants des maniaques disposant leur assiette d'une certaine manière à table, n'enjambant que certaines rainures du trottoir.
En plein travail, voilà ces symptômes qui m'empoignent, m'obligent à résister à ce qui me pousse dans des boîteries bizarres de l'écriture, m'empêchent de dire ce que je veux.

La difficulté d'être, Jean Cocteau (p.23). 

Publié par nymphedark à 13:06:38 dans Extraits de Livres. | Commentaires (8) |

#. | 11 juin 2006

[une multitude de papillons].

Publié par nymphedark à 00:31:13 dans _ | Commentaires (7) |

#. | 09 juin 2006

Feindre d'ignorer ce qui au fond nous habite... Se lover dans une routine bien établie. Décorée d'illusions, beauté superficielle. Trop peu de choses vraiment, si peu de choses réelles. Et si seulement tout était vrai, quelle face aurait le monde ? Oh, nous serions bien fades, déshabillés, immondes.
S'asseoir et accepter, muets, se condamner.
Si toutes ces personnes sont aussi merveilleuses, si au final ces surfaces sont illusions, communiquer, pourquoi ? Ces circuits installés, ordonnés, dérapent vite. Tout... S'en va... Impossible d'ignorer ce qui au fond nous habite. Et changer.

Cette chaleur dans les ventres, dans les veines : l'envie. De toujours tout casser et toujours fuir au loin, briser ce qui est plat : des lignes sur un dessin. Ne plus suivre aucun fil, faire des mailles de tout. Solitude éphémère : effet encéphalique. Il y aura quelqu'un, si ce n'est qu'une pensée. Se perdre dans des rues, tout réinventer, se rejoindre inconnus, et partager enfin. Un boulevard un peu sombre que l'on évite en vain, rechercher l'avenue. Chuter de bon côté. Profiter des instants, percevoir chaque entité. S'attacher, enchaîner les paroles, se déchirer d'idées. Et changer, échanger.

Imaginer. Créer au quotidien. S'inventer autre, rester soi- même, échapper loin.

Et trouver, par un hasard subtil, des papillons qui éteignent le cerveau, rongent le ventre, la belle épidémie. Une corde non pour se pendre, sur laquelle appuyer, une note de piano. Une note qui déclenche, comme un interrupteur, une étrange folie. Attaque nucléaire. Contaminé, sourire, et avancer ainsi. Curiosité fragile, si étrangement semblables perdus dans les nuages. Grains de sables dans le vent, échappent à la plage. Addiction sucrée à des silences que l'on n'ose s'avouer, la dimension confuse. Étourdis, égarés, et pourtant bien présents. Les mots fusent.

Se relever de tout ce qui tombe tout autour, vouloir tout briser, sans hurler pour autant.

Publié par nymphedark à 18:52:52 dans _ | Commentaires (6) |

#. | 25 mai 2006

Nous ne poursuivons rien, les enfants sont petits. Nos caresses perdues, sans lendemains précis : les regards égarés témoignent de la douleur. Le doute au quotidien, et se ronger de peur. Comme nos doigts ont glissé, humides et si sublimes. L'exquis n'existe pas. Voilà pourquoi nos vies sont tellement des théâtres.

Nous recherchons encore ce que nous n'aurons pas. Nos instincts biologiques, désordre entre les murs, faiblesse du maintien d'un gouffre de mots durs. Ma langue se secoue dans des spasmes acides. Pendant que tu murmures, je pleure tu ne vois pas. Immobile, glacée.

Des spectacles sceptiques, Spectres aseptisés, Sperme et bave mélangés.

Tout s'élève et s'affaisse comme nos torses bombés. Bombardés d'injustices, d'injures et d'immondices. Alors, Demain ! Viens tu ? Echappe, et tu m'auras, que seras tu encore ? Aujourd'hui nous crions hier nous étions morts. Notre peau un peu rêche a le goût de poussière. Et si l'hiver s'en va, les heures fuient, chacune pire. Bon appétit enfant, te voilà qui respire.

Publié par nymphedark à 15:22:17 dans _ | Commentaires (9) |

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