Il y a des matins comme restes de soirée, épaves d'aphasie aux haleines moribondes. Des papiers dans les poches, numéros égarés, des amnésies douteuses qui se traînent, vagabondes. Les pieds sur le carrelage nous collent, statues de cire, sur une scène visqueuse de liquides renversés ; les yeux percutent le vide, le brouillard magistral. Les pages blanches de ces nuits sont des énigmes grinçantes.
Il y a de ces soirs que l'on tente d'effacer, l'insomnie est palpable du bout même de nos doigts. Errances à demi nues dans une pénombre tiède, lassitude insatiable qui se terre et assomme ; gonfle comme une tumeur dans nos tripes trop nouées. Et rester éveillé. Les paupières étroites qui se frappent sans se clore, les pensées fugitives, maladives. Des paquets de cachetons à demi éventrés, les livres lamentables qui s'empilent, décharnés. Et cette indécision.
Vient le rêve anémique, cinéma électrique, onde à basse fréquence. Les images se percutent, fendent les oreillers ; et on se lève tôt mais on se lève enfin. Nous, les anti- héros aux actes tellement vains.
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Cimetière du Père Lachaise.
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Ouais.
J'aurais pu.
J'aurais pu me masturber sur un canapé en pensant à Rita et ma schizophrénie.
Y a pas à dire.
Etre une blonde au rouge à lèvres, ça rend très Lynchien quand même.
Musique: Cat Fud - New dress
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Niemandsland.
Photographie. Man Ray.
Publié par nymphedark à 17:13:41 dans _ | Commentaires (8) | Permaliens
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