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Experiments.

_par Nymphe.

Glossaire.

post.69 | 01 août 2007

 

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C'est la désolation comme une plaie ouverte, que nous nous contentons de contempler sans cesse. Les cris encore muets, étouffés dans les chairs, les mains qui s'entre-écorchent, ouvrent des illusions. Les ongles angoissés qui creusent une échappée. Une âpre sensation de folie intouchable. Et nous tombons ; tombons.

Comme des anges déçus. Petits enfants duels dans leur planète cruelle. Dévorés de caprices que l'on ne comble pas, structure de quelque corps qui s'écroule dans le temps. Et pars devant, devant. Ne te retourne pas.

Des feuilles de partitions aux aspects surréels couvrent nonchalamment les abîmes qui t'abîment.

 

Publié par nymphedark à 18:45:17 dans _ | Commentaires (5) |

post.68 | 31 juillet 2007

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Déambulations incertaines sous les spectres oranges. La ville nous absorbe, nous dévore. Nous pénètre jusqu'à l'os. Soudaine et Sublime. Carnivore. Étourdissante. Par son bruit, ses froissures, par ses replis et meurtrissures. Assourdissante. Les couloirs souterrains regorgent de plaisirs insanes. L'odeur encore tiède de l'urine sur un carrelage suintant, et les cheveux trop gras des personnages nocturnes, passivement décharnés, main tendue, âme éteinte. Latente.

Il est 5 heures, Paris s'éveille. Paris s'éveille, Monstre de pierre ancienne sublimée par la nuit, l'éclairage électrique. Les parfums nostalgiques. Et les anges vagabondent alors, hésitants, sarcastiques. Se couchera-t-on, raconte moi Cigale, danserons nous toute la nuit? Percutons nos corps aux accords encore et encore. Il est 5 heures, Paris obscène. Savourons les délices nocturnes de la ville voilée où l'on s'égare au détriment d'une folie douce. Où les démons s'étreignent une fois le rideau tiré, les passions animales, Un Magnifique théâtre de la Catastrophe. Dont la Superbe incontestable pervertit les esprits, le rend détestables à tout prix. Il est cinq heures. Je n'ai pas sommeil.

 

Photographies. A partir de ma vidéo en cours, Electre.

Publié par nymphedark à 23:31:23 dans _ | Commentaires (7) |

post.67 | 24 juillet 2007

 

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Music. Non-stop.

 

Publié par nymphedark à 22:12:31 dans _ | Commentaires (4) |

post.66 | 15 juillet 2007

 

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Étant gamine, je me cachais derrières les citrouilles du jardin de mon grand père. La petite fille cynique dans son monde orange et nostalgique.

 

Publié par nymphedark à 18:26:41 dans _ | Commentaires (8) |

post.65 | 11 juillet 2007

 

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On se cogne à nos peaux, nos intérieurs fragiles, souffre de quelque mot, regards de filles faciles. Qui prennent les devants, écorchent leurs dessous, les doigts trop malhabiles. Des parfums de folie un peu âpres, après tout. Aussi. On a des rêves anciens dans des boîtes cassées, sous nos lits défoncés, des fantasmes assassins qui s'échouent en silence dans un désordre organisé. Le goût de la vodka qui persiste sur les langues, les paupières rougies et les yeux gonflés. L'odeur de la vengeance et les poignets rongés, le sourire narquois que l'on ne trouvera jamais sur les poupées. Enfin. Petites et Cruelles. On attend, le regard dans le vide, bleu sans fin d'un ciel solitaire. Les notes aux oreilles parlent de réveils alanguis dont on peine au souvenir, on connaît la faiblesse et oublie la passion. Puis une ligne blanche vient couper l'attention, drogue poudreuse aux conséquences hésitantes, funambule éclairé dans l'immensité, le péché par abstraction.

 

Publié par nymphedark à 11:30:43 dans _ | Commentaires (9) |

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