[Nymphe]
4 ans et demi
Vis dans ma tête avec les autres
Entre les dissonances plastiques
Les photographies qui ne sourient plus
Et les jeux de maux qui ont mal tourné
Comme du lait pendant l'orage.
Un contact?
Nymphe.Von.Riegel@gmail.com
Sauf mention contraire, les textes, photos et diverses déviations présentés ici m'appartiennent.
Licence Creative Commons.
Les êtres singuliers et leurs actes asociaux sont le charme d'un monde pluriel qui les expulse.
Jean Cocteau.
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Il y a des matins comme restes de soirée, épaves d'aphasie aux haleines moribondes. Des papiers dans les poches, numéros égarés, des amnésies douteuses qui se traînent, vagabondes. Les pieds sur le carrelage nous collent, statues de cire, sur une scène visqueuse de liquides renversés ; les yeux percutent le vide, le brouillard magistral.
Les pages blanches de ces nuits sont des contrastes cyniques.
Il y a de ces soirs que l'on tente d'effacer, l'insomnie est palpable du bout même de nos doigts. Errances à demi nues dans une pénombre tiède, lassitude insatiable qui se terre et assomme ; gonfle comme une tumeur dans nos trippes trop nouées : la contrainte corrosive. Et rester éveillé. Les paupières étroites qui se frappent sans se clore, les pensées fugitives et fugaces, maladives. Des paquets de cachetons à demi éventrés, les livres lamentables qui s'empilent, décharnés. Et cette indécision, annihilation nocturne. Passive.
Vient le rêve anémique, cinéma électrique, onde à basse fréquence.
Et ce fameux pantin, funambule somnambule, se croit marionnettiste. De cette bave épaisse qui coule sur sa joue on distingue les traits d'une folie passagère. Les sursauts de ses mains comme tristes conséquences, dans le palais immense, sont des flagrants délits. On ne se soigne pas, seulement on survit. Des sourires égarés ruissellent comme des fléaux dans quelque flaque d'eau sur le bord d'une chaussée. Les images se percutent, fendent les oreillers ; et on se lève tôt mais on se lève enfin.
Nous, les anti- héros aux actes superficiels.
(photo-clôture de mon projet d'art).
Publié par nymphedark à 00:21:48 dans Nymphe | Commentaires (13) | Permaliens

Je n'arrive pas à me sortir de ces foutues manipulations concernant la radio, eh oui, l'herbe est toujours plus verte chez le voisin. Mais surtout s'il est irlandais, quand même.
Photo par Elina Brotherus, Model Study 7.
Publié par nymphedark à 18:57:18 dans Nymphe | Commentaires (8) | Permaliens
Le printemps s'évapore. Les parfums de fleurs blanches, les pétales encore frêles, éclosent comme des sourires. Les cerisiers s'entrouvrent dans le soleil naissant. Virevoltent, les accords. Et l'herbe fraiche frissonne sous les nouvelles envies, les étirements des corps. L'élégance des passants. Trois garçons imaginaires, les draps un peu sucrés, les oreilles pleines de papillons et de rêves acidulés.
On espère tendrement un ciel gris absent, l'automne et ses feuilles mortes enfin toutes chavirées ; par une brise tiède, comme un souffle d'été. Et les yeux se rappellent du goût de ces saisons, nouveauté éternelle. Les yeux un peu noircis par le fard effleuré, pieds nus dans la mousse gorgée de coccinelles. Les chants rompent le silence trop longtemps installé, les effleurements fugaces, la nature se révèle. Effeuiller les instants d'hiver et ses effondrements divers, toujours trop éphémères, effacer, profiter. Comme les fleurs douces, qui se relèvent encore après s'être fanées.
Publié par nymphedark à 16:29:27 dans Nymphe | Commentaires (4) | Permaliens
Ouais.
J'aurais pu.
J'aurais pu me masturber sur un canapé en pensant à Rita et ma schizophrénie.
Y'a pas à dire.
Etre blonde et mettre du rouge à lèvres le soir, ça rend très Lynchien quand même.
Musique: Cat Fud - New dress
Publié par nymphedark à 22:35:23 dans Nymphe | Commentaires (10) | Permaliens

La miss AriEL elle est chouette et mignonne. Les Beaux Arts ont des portes grandes ouvertes. Les gens ont des étoiles dans les bouches et chuchotent dans le noir qui ne persiste plus. Les feuilles blanches volent dans les batiments c'est la fin de l'enfance et tout est enfin prêt. Alea jacta est.
J'écris et je photographie. Je sculpte, je coupe, je colle et ça n'en finit plus, je me peins et je crie, je torture des idées, tout ça. Tout ça et très très vite.
Et comme le ciel est bleu à présent je m'affaire au dehors. Tout ici est un peu délaissé. Je vais revenir, patience. J'ai de l'encre plein les doigts et des clichés dans les oreilles, mais pas le temps de stopper ni les mots ni les images. Incessant vacarme encéphalique.
Et merci à Vincent de s'etre offert de luxe de poser en princesse pour mon exam.
Publié par nymphedark à 23:38:03 dans Nymphe | Commentaires (8) | Permaliens
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Leurs Derniers Maux.