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N. [Nymphe]

4 ans et demi.
Vis dans ma tête avec les autres
Entre les dissonances plastiques
Les photographies qui ne sourient plus
Et les jeux de maux qui ont mal tourné
Comme du lait pendant l'orage.

Sauf mention contraire,
Textes, photographies et autres travaux
Présentés ici m'appartiennent.

Licence Creative Commons.

Creative Commons License

A propos de Nymphe.

Leitmotiv.

Les êtres singuliers et leurs actes asociaux sont le charme d'un monde pluriel qui les expulse.

Jean Cocteau.

Une idée précise ?

Interlude. | 11 octobre 2007

A déménagé sur Angers depuis plus d'un mois / stop / N'a pas Internet pour le moment / stop / Quelques mots et photos à venir. / Des pensées pour certains. / Stop. / D'autres non.
Tout va bien, merci. / stop / Nous sourions beaucoup / stop / Le théâtre est très bien. Les arts plastiques même mieux. / stop.

C'est un rythme torturé de ballets quotidiens. stop.

Mais je reviens bientôt.

Stop, stop, stop.  

Publié par nymphedark à 17:17:57 dans Nymphe | Commentaires (7) |

[Autre Note]. | 03 septembre 2007

Le temps est une danse aux élans de démence. Nous enlaçons les cendres d'un monde qui tourne en rond. Un carrousel cruel où nous sommes vagabonds ; et ne pouvons descendre. Nous avons sous nos langues des poussières de cyanure prêtes à nous exploser,  dont on ne profite pas. Nous avons la Possibilité à portée de poignets, mais nous nous retournons comme dans nos lits étroits. Nous cherchons la lumière dans un sol bétonné, en grattant de nos ongles au vernis incarnat. Et la pluie tombe sans fin sur nos vitres sans teint. Conflit assourdissant.

Nos cheveux qui embrassent l'humidité des vitres font naître des arabesques d'anges flétris et lassés. Les plumes qui nous soutiennent sont celles des oreillers où la tête se cogne, le rêve nous envole loin des maux du présent, sur des bribes d'inconnu. Nous suivons les évolutions d'un ciel incertain au gré des émotions changeantes qui nous habitent. L'Attente, et puis la Faim. L'averse tant prédite, et l'orage impromptu. Comme si tout était lié, nous caressons le hasard au creux de notre épaule en nous disant qu'il semble être notre Chance et que nous sommes sauvés. Nous remuons sans fin nos éclats de Passé.

C'est l'usure dans les traits de nos visages frustrés que l'on peint sur les murs de nos villes grisâtres. Le froid dans chaque faille, les affiches déchirées. C'est l'usage dans les faits de figures amusées que l'on feint sans rature comme de viles stèles albâtres. La foi qui nous tenaille, les âmes torturées...  

Amphithéâtre du Rien, notre espace amniotique. Nous, enfants orphelins, à la satisfaction critique.

Publié par nymphedark à 14:10:03 dans Nymphe | Commentaires (11) |

[Note]. | 14 août 2007

Nous avons vu les fleurs se changer en pierres noires. Nous avons observé, jusqu'à notre affaissement, la Chute. Le changement des choses, leur nouvelle façon d'être, insignifiante et dure. Nous avons senti naître en nous le Crime. Comme une de ces caresses insolentes et si douces que l'on n'ose repousser. L'atrocité sous un masque de soie pure. Nous avons attendu, sages comme des enfants, en comptant les minutes et des berceuses en tête. Nous sommes tellement fragiles.

Le soleil s'est levé, fier dans son bain de rouge. Il se noyait déjà, nous n'aurions de Demain. La tête dans nos bras, nos cachettes de fortune, et mes mains dans tes mains, nous avons patienté. En sachant dans le fond que tout était perdu. Nous n'affrontions pas la vérité, nous la contemplions, juste. Nous voyions une sorte de beauté idéale dans une déchéance fatale ; aveugles, nous empirions la somme. Nous n'avons pas bougé. Les yeux rivés sur la poussière demeurée en suspens. Les enfants métronomes. Nous cherchions sa descente sur le sol brûlant. L'esthétique du mouvement, tout était si facile.

Nous n'avons pas senti la morsure. Le paysage meurtri était simplement autre. En l'intégrant nous rendions la nécrose acceptable, nous n'avons pas compris. C'est la dégénérescence comme un fluide qui vous ronge, dont on finit par s'abreuver. Nous observions nos souffrances tout en gardant les yeux clos ; le poison se distillant dans nos veines chaudes comme le fait l'Emerveillement. Puis un soir, sur des chansons d'enfants, nous avons faiblement entrevu une once de notre peine. Mais tout était trop tard.

Les animaux inconscients se réveillent dans nos ventres et nous poussent au Néant. Nous incitent à l'indicible, commettre l'inadmissible, le meurtre de l'Envie, de chaque moi profond. La rupture d'appétit, l'angoisse et le silence. Nous hébergeons en nous des méduses qui nous assomment de leur venin et nous, les paupières étroites, en savourons encore le goût. Nauséabond.

Publié par nymphedark à 18:36:57 dans Nymphe | Commentaires (15) |

#. | 09 août 2007

Un espace vague d'autopsie des sentiments.
C'est bien de cela qu'il s'agit.
J'ai une troisième année et des chansons en tête.

Publié par nymphedark à 12:24:34 dans Nymphe | Commentaires (24) |

Interlude #1. | 06 août 2007

Hush-a-bye don't you cry, Go to sleep-y, little baby.
When you wake you shall have... All the pretty little horses.
Blacks and bays, dapple grays, Coach and six white horses.
Hush-a-bye don't you cry...
 
Go to sleep-y, little baby.
 
 
Photographie par Joel Peter Witkin.

Publié par nymphedark à 21:28:14 dans Nymphe | Commentaires (2) |

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