[Nymphe]
4 ans et demi
Vis dans ma tête avec les autres
Entre les dissonances plastiques
Les photographies qui ne sourient plus
Et les jeux de maux qui ont mal tourné
Comme du lait pendant l'orage.
Un contact?
Nymphe.Von.Riegel@gmail.com
Sauf mention contraire, les textes, photos et diverses déviations présentés ici m'appartiennent.
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Les êtres singuliers et leurs actes asociaux sont le charme d'un monde pluriel qui les expulse.
Jean Cocteau.
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Des silhouettes difformes déambulent, se penchent à gauche, tantôt à droite, tombent parfois, souvent reculent, se cognent aux cloisons étroites.
Honteuses elles touchent leur visage, essuient des larmes, palpent la chair. Pourriture ; elles, nécrophages, avalent un membre, vomissent un nerf.
Courbées sur elles, égocentriques, pourtant si seules malgré le nombre, sourient si vides, et atypiques; elles ont la grâce propre aux ombres.
C'est un couloir comme un vaisseau, un parcelle de corps meurtri, parcouru encore par les mots, curieux, d'une ennivrante folie.
Photographie: Cuisine of a Failed Romance, Joel Peter Witkin.
Publié par nymphedark à 18:03:10 dans Nymphe | Commentaires (2) | Permaliens

Comme la fleur de la morte, je me laisse tomber, tournoyer dans le froid. Je me laisse bercer dans des endroits d'automne. Dans les morceaux de froid. Comme le temps paraît long. Et le vent est si dur qu'il fait claquer les portes. Parfois. Fait doucement s'élever les petites feuilles mortes. Je me manque tellement. C'est l'absence dans le soir qui tombe maintenant tôt, comme une page d'un livre qu'on tourne avant la fin. Et les bruits mangent mes pieds, comme si la terre plurielle avait brusquement faim. Le crépitement des braises d'un feu de cheminée qui s'est déjà éteint. Quand le silence rugit dans mes tempes qui frissonnent, mes oreilles aveugles bourdonnent dans le noir. Plus rien ne nous étreint. Alors nous savourons les libellules folles. Touches bleues dans le vent, animations fébriles d'éclats d'imaginaires. Dansent un triste tango parmi les feuilles qui chutent. Entre des éléments qui sans cesse se disputent.
Publié par nymphedark à 22:13:27 dans Nymphe | Commentaires (1) | Permaliens
Elle était seule, elle semblait sage. Et elle avait un beau visage. Fragile, je ne devine pas son âge. Elle était belle. Et tout de rouge, contre mon noir. Le pull de laine aux couleurs rousses de l'automne, mes bas à la résille pourpre prêchaient l'extravagance d'un printemps sombre. La même peau blanche, et le temps d'un regard. Ou les instants se croisent dans des fonds souterrains. Malgré le bruit, malgré le nombre. De la musique dans ses oreilles, pas même percées, symphonie amnésique par delà les tunnels, outre les grincements, une machine abîmée. Elle était seule et sans bagages, j'étais accompagnée et en voyage.Et puis toujours ailleurs, comme ces autres voyageurs, éphémères, elle légère. Elle regardait en l'air. Je regardais les gens. La fille aux cheveux rouges. La tête dans les nuages.
Publié par nymphedark à 18:37:30 dans Nymphe | Commentaires (3) | Permaliens
Je passe, en ange peint. Reste solitaire.
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Photographie: Performance de Gunter Brus
Publié par nymphedark à 17:55:05 dans Nymphe | Commentaires (2) | Permaliens

Tout est tellement.
Une prison des Corps.
Émerveillons-nous donc.
*
Image: Symphonie Diagonale de Viking Eggeling.
Publié par nymphedark à 16:46:07 dans Nymphe | Commentaires (0) | Permaliens
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Leurs Derniers Maux.