Dans un élan de théorisation de mon travail photographique, je m'intéresse au peintre Baselitz, sur la question du renversement de l'image et de sa justification. La dimension qu'il donne à cette pratique est assez éloignée de mes préoccupations, je cherche encore toutefois, et tombe sur ses Ecrits.
C'est une secousse.
Je me retrouve tellement dans les lignes poétiques, certains éléments, certaines images, récurrentes, c'est moi, oui; c'est vibrant de moi. Je ne saurais l'expliquer plus sans tomber dans une fascination idiote, il y a toute une sensibilité qui me traverse là-dedans. Alors puisque tout est dit, moi je ne dis plus rien. Mais je partage un peu:
"A l’horizon, dans le plus lointain brouillard, on voit toujours des visages. Sous la couverture, quelqu’un tremble de froid et, derrière le rideau, l’on rit. Vous voyez dans mes yeux l’autel de la nature, le créateur de la chair, le reste du repas dans la cavité du cloaque, les exhalaisons des draps du lit – les fleurs sur les souches et les racines aériennes, la lumière orientale sur les dents de perles des belles, les cartilages, les formes en négatif, les taches d’ombre, les gouttes de cire. La marche des épileptiques, les orchestrations des boursouflés, des êtres de verrue, de bave, et de gélatine – les organes du corps, les entrelacs de corps érectiles et la bave du moisi. Les poètes étaient dans le caniveau, leurs entrailles dans la fange."
Publié par nymphedark à 15:37:11 dans _ | Commentaires (2) | Permaliens
Les statistiques me disent:
1650 visiteurs hier.
Ça, c'est un choc.
Alors merci.
Des nouvelles bientôt :)
Publié par nymphedark à 19:55:20 dans _ | Commentaires (2) | Permaliens



Les histoires de papier.
Publié par nymphedark à 15:58:30 dans _ | Commentaires (2) | Permaliens