[Nymphe]
4 ans et demi
Vis dans ma tête avec les autres
Entre les dissonances plastiques
Les photographies qui ne sourient plus
Et les jeux de maux qui ont mal tourné
Comme du lait pendant l'orage.
Un contact?
Nymphe.Von.Riegel@gmail.com
Sauf mention contraire, les textes, photos et diverses déviations présentés ici m'appartiennent.
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Les êtres singuliers et leurs actes asociaux sont le charme d'un monde pluriel qui les expulse.
Jean Cocteau.
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<< Comptine pluvieuse. | Une passiflore. | Airs à faire fuir et danses de travers. >>
Je m'échappe sous le ciel. Sous les rayons solaires qui percent les nuages et me percent la peau. Percent mes souvenirs d'ondulations dorées filtrées par tes rideaux. Je m'enfonce dans le rêve comme dans une eau claire. Doucement suspendue à une seule seconde, je m'élève dans les airs. Je repasse comme un film les émotions soufflées. D'une bouche éphémère qui me prend et m'apprend, quand tes mains écartées s'offrent à ma solitude et me délivrent alors. Je m'échoue sur les côtes d'un océan de brume, je m'échoue sur tes côtes, des matins lumineux. J'ose à nouveau plonger dans un imaginaire. Je me laisse charmer par l'éclosion nouvelle qui s'opère sous mes os, telle une fleur de passion.
Je songe tendrement à nos minutes primaires, celles qui sont apparues bien avant la course, avant même que nos sexes ne deviennent mécaniques, avant même que nos voix ne soient des précipices. Je repense aux instants où le repos se voulait virginal, et nos corps asthéniques, le support étroit de nos nuits de sommeil. Meurtries dorénavant. Et nous nous entachons de retours vulnérables. Et nous nous attachons, et nous nous rejetons dans un effroi formidable.
Je m'échappe sous le ciel et cherche le soleil, et je brûle mes yeux dans le soir persistant. Je m'écorche à l'idée de ces cycles incessants et tire les rideaux nus sur une cage trop froide. Plus de bouche pour m'apprendre, plus de mains pour s'éprendre. Je m'échoue sur mes côtes, saillantes dans la pénombre.
Je suffoque dans le rêve et crie aux passiflores pour qu'elles libèrent mon ombre.
*
Photographie, moi par M. perdue dans Londres.
Publié par nymphedark à 22:12:20 dans Nymphe | Commentaires (9) | Permaliens
04-04-2008 19:30
De stefiboy Sujet:
super
15-03-2008 15:57
De fang Sujet:
ben j'éspère bien !3 minutes de retard, et il me l'a fait grassement remarqué.Salaud.
15-03-2008 10:32
De fang Sujet:
damn !
15-03-2008 10:30
De fang Sujet:
maps
11-03-2008 21:09
De Omi Sujet:
...
09-03-2008 11:33
De Le chevalier Sujet:
Persiste... Url: [Liens]
09-03-2008 02:13
De H. Sujet:
hey
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