4 ans et demi.
Vis dans ma tête avec les autres
Entre les dissonances plastiques
Les photographies qui ne sourient plus
Et les jeux de maux qui ont mal tourné
Comme du lait pendant l'orage.
Sauf mention contraire,
Textes, photographies et autres travaux
Présentés ici m'appartiennent.
Les êtres singuliers et leurs actes asociaux sont le charme d'un monde pluriel qui les expulse.
Jean Cocteau.
Paris, me revoilà!

Photographie. Une vitrine dans le quartier de Beaubourg, Les Halles.
Publié par nymphedark à 14:51:36 dans Nymphe | Commentaires (7) | Permaliens
Nous abordons des marécages. Nous nous enfermons dans des cages. De l'eau boueuse entre les jambes des petites filles anorexiques. Nous renversons contre les murs nos réveils aux cris mécaniques. Effrayés du scandale qui rugit sous nos tempes. Et le temps est absent, on ne le comprend pas, on n'essaie même plus. Et nous volons au vent des orchestres tétaniques. Et gris. Les frappements sourds de leurs organes sur les peaux tendues d'instruments. Aigris.
Nous sommes les magiciens véreux
de l'art de l'effacement.
Nous produisons de la poussière
et de l'amusement.
Nous descendons les marches du
théâtre de la Pâmoison.
Photographies. Deux de mes travaux photographiques provenant de la série Les Rêveurs.
Publié par nymphedark à 10:19:28 dans Nymphe | Commentaires (7) | Permaliens

Les soldes c'est ce qui peut arriver de pire à une femme, après les règles.
Envoyez vos dons.
Publié par nymphedark à 12:30:43 dans Nymphe | Commentaires (10) | Permaliens

Il y a là les rideaux, clairs, à moitié tirés, la pénombre patiente, une valise éventrée, dont les tripes débordent doucement sur les draps, passablement déchirés, on ne sait plus pourquoi. Les robes, rapiécées, comme des phrases lointaines, éclats de souvenirs, nous ne les enfilerons plus, jamais, une salle d'attente. Des cartes postales jaunies par les jours qui s'écoulent, et les mots griffonnés sur leurs dos gondolés, dépourvus de tout sens, émotions d'autrefois. Dans leurs coffrets restreints, se cachent des secrets, désormais hors d'usage, on voudrait perdre la clef, devant l'absurde chute, mais immanquablement, elle reste dans nos mains. Et toujours quelques boîtes, le motif variant, curiosités externes, et ombres lasses dedans, nous ne soulevons plus les couvercles passifs. Les entrouvrant, seulement.
Nous échouons nos virgules, sur les coins de nos meubles, où tant de fois déjà, par nos gestes maladroits, sont allés y cogner les angles de nos hanches. Ils ont bleui nos reins comme des mains masculines. Nous oublions les meubles et nous les recouvrons, de feuilles de journaux qu'on aurait arrachées (les nouvelles du jour dans les nuits précédentes), des draps de nos départs et, repartons encore, suspendons nos absences dans la multitude, dans un rythme pluriel, partons main dans la main, et crachons donc Amour !, crachons donc sur la foule.
Nous recouvrons maintenant, tout ce qui est autour, jusqu'à nos heures nocturnes, tardives, de nos draps éveillés, de coups de téléphone mais aussi de grâce, nous recouvrons nos lits de nos corps agités, sous le désir trop sourd, recouvrons nos pages blanches, de nos essais contraints à la valse de la vie. Nos pas légers, jour après jour, résonnent. Dans les escaliers, de bois vieilli, vertigineux, engloutissant même la faim, spirale maline des hautes sphères; des parfums de greniers, poussiéreux et grinçants, doucement nous appellent.
Les miroirs aux tâches brunes et bribes d'autres moments, c'est notre histoire laissée entre des parenthèses. Chacun se remémore les petites attentions. Nous retrouvons des lettres, derrière des couvertures, rugueuses, de livres délaissés, et d'albums éteints. Nous découvrons des caisses pleines de vieux films que l'on court développer, l'odeur particulière des chambres dites noires, sous les lumières rouges, et plongeons dans le bac notre papier brillant, mais aussi notre hâte, comme si nous accouchions de nos propres mémoires, à demi effacées.
Nous comptons les secondes et devinons les formes, naissantes, dans le révélateur, nous avons sous nos yeux quelques réminiscences. Les sourires étalés sur des têtes enfantines, non, nous n'avons plus besoin des autres négatifs, nous sentons à nouveau sur nos langues juvéniles la substance curieuse qu'était la gélatine.
Photographies. Deux de mes travaux photographiques provenant de la série Medusae.
Bonne année à tous :)
Publié par nymphedark à 12:58:55 dans Nymphe | Commentaires (7) | Permaliens
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