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N. [Nymphe]

4 ans et demi.
Vis dans ma tête avec les autres
Entre les dissonances plastiques
Les photographies qui ne sourient plus
Et les jeux de maux qui ont mal tourné
Comme du lait pendant l'orage.

Sauf mention contraire,
Textes, photographies et autres travaux
Présentés ici m'appartiennent.

Licence Creative Commons.

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A propos de Nymphe.

Leitmotiv.

Les êtres singuliers et leurs actes asociaux sont le charme d'un monde pluriel qui les expulse.

Jean Cocteau.

Une idée précise ?

#. | 14 août 2007

Nous avons vu les fleurs se changer en pierres noires. Nous avons observé, jusqu'à notre affaissement, la Chute. Le changement des choses, leur nouvelle façon d'être, insignifiante et dure. Nous avons senti naître en nous le Crime. Comme une de ces caresses insolentes et si douces que l'on n'ose repousser. L'atrocité sous un masque de soie pure. Nous avons attendu, sages comme des enfants, en comptant les minutes et des berceuses en tête. Nous sommes tellement fragiles.

Le soleil s'est levé, fier dans son bain de rouge. Il se noyait déjà, nous n'aurions de Demain. La tête dans nos bras, nos cachettes de fortune, et mes mains dans tes mains, nous avons patienté. En sachant dans le fond que tout était perdu. Nous n'affrontions pas la vérité, nous la contemplions, juste. Nous voyions une sorte de beauté idéale dans une déchéance fatale ; aveugles, nous empirions la somme. Nous n'avons pas bougé. Les yeux rivés sur la poussière demeurée en suspens. Les enfants métronomes. Nous cherchions sa descente sur le sol brûlant. L'esthétique du mouvement, tout était si facile.

Nous n'avons pas senti la morsure. Le paysage meurtri était simplement autre. En l'intégrant nous rendions la nécrose acceptable, nous n'avons pas compris. C'est la dégénérescence comme un fluide qui vous ronge, dont on finit par s'abreuver. Nous observions nos souffrances tout en gardant les yeux clos ; le poison se distillant dans nos veines chaudes comme le fait l'Emerveillement. Puis un soir, sur des chansons d'enfants, nous avons faiblement entrevu une once de notre peine. Mais tout était trop tard.

Les animaux inconscients se réveillent dans nos ventres et nous poussent au Néant. Nous incitent à l'indicible, commettre l'inadmissible, le meurtre de l'Envie, de chaque moi profond. La rupture d'appétit, l'angoisse et le silence. Nous hébergeons en nous des méduses qui nous assomment de leur venin et nous, les paupières étroites, en savourons encore le goût. Nauséabond.

http://img170.imageshack.us/img170/7421/sanstitre1hw1.jpg

Publié par nymphedark à 18:36:57 dans Nymphe | Commentaires (15) |

#. | 09 août 2007

http://img297.imageshack.us/img297/6333/13ww6.jpg

Un espace vague d'autopsie des sentiments.
C'est bien de cela qu'il s'agit.
J'ai une troisième année et des chansons en tête.

 

Photographie. Un vol vers Londres.

Publié par nymphedark à 12:24:34 dans Nymphe | Commentaires (24) |

Interlude #1. | 06 août 2007

http://img209.imageshack.us/img209/3839/sanstitre3xj5.jpg
 
Hush-a-bye don't you cry, Go to sleep-y, little baby.
When you wake you shall have...
All the pretty little horses.
Blacks and bays, dapple grays, all the pertty little horses.
Hush-a-bye don't you cry,
Go to sleep-y, little baby.
 
 
Photograpies par Joel Peter Witkin.
"A Day in the Country" (1998) 
"Night in a Small Town" (2007)

Publié par nymphedark à 21:28:14 dans Nymphe | Commentaires (2) |

#. | 01 août 2007

http://img360.imageshack.us/img360/4183/img3951bxo4.jpg

C'est la désolation comme une plaie ouverte, que nous nous contentons de contempler sans cesse.

Les cris encore muets, étouffés dans les chairs, les mains qui s'entre-écorchent, ouvrent des illusions. Les ongles angoissés qui creusent une échappée. Une âpre sensation de folie intouchable. Et nous tombons ; tombons.

Comme des anges déçus. Petits enfants duels dans leur planète cruelle. Dévorés de caprices que l'on ne comble pas, structure de quelque corps qui s'écroule dans le temps. Et pars devant, devant. Ne te retourne pas.

Des feuilles de partitions aux aspects surréels couvrent nonchalamment les abîmes qui t'abîment.

Drogues à répétitions savamment ingérées qui déguisent l'infamie qui t'affame, lentement te nourrit. Lentement te pourrit ; doucement te poursuit. Ronge tes insomnies.

Des plaquettes de pilules pour troubles neurasthéniques te reprochent le souvenir d'un espoir juvénile. Suspens psychologique, honte sans marche arrière, idéal trop fébrile. Et fuis devant, devant. De tes pas malhabiles.

C'est l'insatisfaction dans un monde de fiction, le paraître prôné au delà de l'action.

Drogues à répétitions durement régurgitées subliment alors l'horreur qui t'écœure, te perfore, t'annihile. Lentement te prend, te suce, savoure tes désirs pluriels à retenir. Te lape puis te crache, et tu deviens amère, une appétence stérile.

Publié par nymphedark à 18:45:17 dans Nymphe | Commentaires (6) |

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