[Nymphe]
4 ans et demi
Vis dans ma tête avec les autres
Entre les dissonances plastiques
Les photographies qui ne sourient plus
Et les jeux de maux qui ont mal tourné
Comme du lait pendant l'orage.
Un contact?
Nymphe.Von.Riegel@gmail.com
Sauf mention contraire, les textes, photos et diverses déviations présentés ici m'appartiennent.
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Les êtres singuliers et leurs actes asociaux sont le charme d'un monde pluriel qui les expulse.
Jean Cocteau.
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Mercredi 23 novembre.
Comme ce grain de sable que l'on retourne sans cesse, de ses hauts de ses bas, (de ses tendres faiblesses) et ce vide à combler par le temps qui s'enfuit. Encore je ne sais plus. J'entends tomber la pluie. Ces grains qui dansent toujours sur des rythmes soutenus. Un sablier qui fuit... Se perdre pour continuer, affectionner l'oubli ? Jusqu'à le perdre de vue.
Comme de ces bateaux fiers aux allures résistantes, piquent du nez, percent la vague... Et sans en faire de bruit tentent de se relever, de maquiller leurs failles mais apparaît quand même dans les rainures du bois les gouttes qui ont filtré... On se meut plutôt vite et ça nous semble idiot : ces occupations toutes aussi illusoires que l'on espère brouiller dans la rapidité, cacher que plus rien aille. Et bien je vous le dis, oublier c'est ouvrir. Les plaies aux yeux béants et on se mord les doigts... Jusqu'à l'os ; le ronger. De cette maladie perverse, qui attrape et qui blesse. Si sauvage qu'un espoir. Qui nous prend, nous enfièvre, jamais de nous délaisse. Et puis plus d'appétit, la voilà qui vomit. De rien, un au revoir. Oh je voudrais une chose, j'aimerais une envie. Ce manque de passion, fait se faner l'oubli : l'ignorance en surface. Oh que d'esprits moroses ; se créer une attente, est abomination. L'attente, en hiver, glace.
Et mon cerveau se marre. Entre
les larmes, absence aléatoire.
Il sourit au cauchemar. D'instants pourtant réels recopiés tout le « temps ». Je suis une insomnie, un rejet, un cafard. Je suis une même crainte, calcinée par ce mot qu'est inlassablement. Je suis un diable fort dans son attirail noir. Un crachat de ces boucles infinies d'instants. Je suis faible, fatiguée, un si lent désespoir. Lampe de poche, deux piles, éclairer l'infamie. Et cette journée aux profonds laps d'ennui... Cette soirée si bleue qui maintenant finit... les éclairages oranges qui colorent la nuit. Oui toutes ces natures seront là tôt ou tard. Et moi toujours je suis. Insensible au départ. Mais comme j'aimerais juste fermer les yeux un peu.
Jeudi 24.
Je suis un arbre, grand noir. Je nargue la lune, je suis un arbre. Cette nuit étoilée. Je nargue aussi la ville. Noir, et si grand. De ces arbres maléfiques de dessins animés. Avec les branches tordues, comme quelque doigt crochu. Quelque doigt effrayant. J'effrayerais les timides. Petit chaperon noir. Nymphe, fragile, patiente, que j'intriguerais. Oui, Je m'intriguerais. Parfois je suis comme ça. Parfois je pense à l'arbre. Elle me regarderait de ses yeux miroirs. Elle se verrait corbeau pour épouser mes branches. De plumes pour m'envoler, dans lesquelles j'aurais chaud. Je phantasme à cette nuit, au travers de la vitre. Les parkings sont déserts. Assise sur le bureau et triste encore une fois. Doux songe grand et noir. J'ai beau être dans mes plumes, je ne m'envole pas. Je ferme un peu les yeux et ne vois que du noir. Et je les rouvre alors, me mets à penser. Quand la fatigue m'enlève juste un peu plus tard. De la nervosité ?
Publié par nymphedark à 18:08:34 dans Nymphe | Commentaires (3) | Permaliens
27-11-2005 16:14
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