4 ans et demi.
Vis dans ma tête avec les autres
Entre les dissonances plastiques
Les photographies qui ne sourient plus
Et les jeux de maux qui ont mal tourné
Comme du lait pendant l'orage.
Sauf mention contraire,
Textes, photographies et autres travaux
Présentés ici m'appartiennent.
Les êtres singuliers et leurs actes asociaux sont le charme d'un monde pluriel qui les expulse.
Jean Cocteau.
Festival Polyrock #10.
Punish Yourself, excellent.
(La photo n'est pas de moi).
Publié par nymphedark à 17:09:23 dans Nymphe | Commentaires (5) | Permaliens
Et le fou part en diagonale sur des semaines de routine. Baisse de tension, manque d'un peu d'adrénaline. De frisson. Ces jours chargés, les mêmes visages, les mêmes idées pas après pas, mêmes paysages. Reste la fin de semaine, comme délivrance, une ouverture, vers la lumière. La danse. Coup de balai sur l'uniformité qui a semé la peine. Les ravages. La lumière des étoiles qui brille sur un sable très blanc dévoré par le noir de la nuit. Comme une douce urgence. Le ronflement des moteurs lourds qu'apaisent les rythmes de batterie. Qui ragent là bas.
Gémissement des monstres et râle des machines. Etincelles sur la route, électrique échine. Fumée bleue enrobe les silhouettes, le feu brûle le regard de nos yeux malins. L'air est frais, il a froid. Les baisers dans la main jusqu'au sommet du bras. Le vacarme des manèges, les nuages en sucre des mélanges de parfums. Les voix nasillardes crient. Au travers des enceintes, les hurlements grésillent.
Echec. Et tu es mat. Les lumières de la ville sur les écrans couleur. Le ciel dans le port, cette éternelle hâte. Echappée de douceur.
Et les jours mornes reviennent, apportant sur nos joues quelques marques habituelles. Gravent un manque de sommeil. Une lassitude même les paupières se ferment. Leurs rires idiots m'achèvent.
Publié par nymphedark à 21:02:51 dans Nymphe | Commentaires (12) | Permaliens

J'entends chanter les merles tandis que monte la honte. Le cri des oiseaux noirs quand mes songes s'affrontent. S'estompent, et se réveillent sous les clameurs sinistres. La Honte et l'effroi. Amère, un peu triste. Des fragments de folie qui m'assaillent quelques fois. De son voile noir et chaud m'enveloppe tendrement la nuit ; et vos yeux au dehors, sourient. Là haut entre les branches, Moqueries. Eclats de rire stridents amènent la secousse : s'échoue sur l'épiderme. Comme je hurle maintenant, mon encéphale est huile. Et ma tête est en sang. Je crains de trop penser ; vos ailes s'ouvrent et se ferment : comme la bouche d'un dément. Une peur me déchire le ventre, et son bec y plonge, de mes propres images et mes propres craintes, se nourrit. Ces peurs qui me rongent. Vos pattes griffues arrachent, lambeaux de chair et d'âme ; mon sommeil, dans vos plumes m'allonge. Ainsi va la rêverie. Naissance et trouble d'un songe.
Publié par nymphedark à 20:15:52 dans Nymphe | Commentaires (5) | Permaliens
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