4 ans et demi.
Vis dans ma tête avec les autres
Entre les dissonances plastiques
Les photographies qui ne sourient plus
Et les jeux de maux qui ont mal tourné
Comme du lait pendant l'orage.
Sauf mention contraire,
Textes, photographies et autres travaux
Présentés ici m'appartiennent.
Les êtres singuliers et leurs actes asociaux sont le charme d'un monde pluriel qui les expulse.
Jean Cocteau.

Il y a cette passion qui ronge les organes. Dissoute dans le sable de nos minutes retournées, elle se renverse encore, perverse, déverse son poison. Le choc de l'inconscient qui crée l'attirance perpétuelle de ces choses qui vous renvoient dans une cellule close appelée Dégradation. Nous sommes assis dans nos propres esprits comme dans les sièges sales d'un ancien cinéma, les rideaux s'entrouvrant tels des lèvres vaginales et laissant percevoir le danger calfeutré qui nous guette au delà. Tellement doux à l'effleurement, tellement âcre à l'attachement.
Une Animalité Décadente, comme cette réclusion, une folie impalpable, délire asphyxiant que l'on chasse de la main ; et malgré tout nous prend, nous hante à l'identique de ces caresses rêveuses d'un passé sur lequel on ne tourne pas les pages. Comme un carnet d'enfant aux lignes écorchées dont on tourne la clef, que l'on dénude par amour du supplice ou simple cruauté, envers nous-mêmes et nous sommes seul.
Un goût sensiblement amer sur nos langues mélangées, qu'on tente d'annihiler, mais qui après l'averse, s'ouvre dans le réel comme une corolle épaisse, alors nous constatons. Oui cette amertume froide est notre condition: nous éclosions dans des fleurs parfumées et nous dépérirons dans des fanes purulentes.
Nous sommes terrorisés autant qu'émerveillés par ce dur Architecte, inconscient et quelconque, qui toujours nous habite tel un imaginaire; l'attirance du néfaste circulant dans nos veines selon ses plans terribles qui pourtant ne sont autres que les pénibles nôtres.
Nous accusons sans cesse.
Nous créons en nous-mêmes des spectacles mauvais et cependant promis à une forte audience.
La part d'altruisme et le coeur éperdu luttent au fond de nos gouffres, s'indignent du charme grave que nous apprécions dans l'amoindrissement. De la chute superbe des dévotions externes, de notre amour obscène pour les fascinations se transformant en cendres.
Mais nous ne faisons rien.
Photographie. Un de mes travaux photographiques provenant de la série Digitales.
Publié par nymphedark à 23:08:03 dans Nymphe | Commentaires (7) | Permaliens
11-12-2007 00:19
De k Sujet:
le 3 novembre
04-11-2007 23:58
De ligeia77
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04-11-2007 23:44
De AriEL
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04-11-2007 22:59
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04-11-2007 16:20
De Zinotchka. Sujet:
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04-11-2007 03:38
De epouvantail
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