4 ans et demi.
Vis dans ma tête avec les autres
Entre les dissonances plastiques
Les photographies qui ne sourient plus
Et les jeux de maux qui ont mal tourné
Comme du lait pendant l'orage.
Sauf mention contraire,
Textes, photographies et autres travaux
Présentés ici m'appartiennent.
Les êtres singuliers et leurs actes asociaux sont le charme d'un monde pluriel qui les expulse.
Jean Cocteau.

Tu sais combien je suis une enfant effritée. Je digère encore mal. Orphée je te murmure. Je chuchote tes syllabes devant les portes closes de nos paradis. Je te désire tant. Je te respire; je t'attends. Je noie toutes tes lettres dans le lait qui s'écoule, affections avortées dans le fluide maternel, comme les céréales d'un délice innocent. Je précipite ton nom entre les surfaces lisses du rêve encore fiévreux, tremblante et en sueur. A demi-éveillée. La majuscule acide dans ton avant-bras, inscrite sur mes paupières, bat au-delà des yeux. Secrète et aiguisée.
Orphée tu m'apprivoises. Tu coules sur mon corps comme une pluie d'automne, me demande de rester, ou de ne pas partir. Tu parles de lendemains lors de soirs sans retour, consumés, consommée, refusant le futur, j'accuse à tour de rôle l'histoire paralysante et les tendres brûlures; qui me nourrissent toujours.
Je frissonne dans le froid d'une rame souterraine un soir en métropole. Dans le cri mécanique des freins continuels, et m'enfouis sous les draps d'un dimanche rose pâle. Nous sommes tous deux faits de faim comme de manque, de ferveur et d'étoiles.
Nous engloutissons nos bouches, cherchant avec candeur une salive tiède qui sera salutaire. Je t'attache en pensée à des courbes et des creux, à des aspérités et de simples douceurs, à de calmes enthousiasmes et de fougueuses colères. Tu es celui qui veille. Tes doigts restent imprimés dans la membrane fine qui dessine mon bassin, tes chuchotements doux sur l'arrête de ma nuque. Jusqu'au dos de l'oreille. Tes flux dans mes organes, ton parfum encore tiède, s'accrochent aux fibres frêles de froissements matinaux. J'ai des écorchures sous la peau, des ecchymoses faites de tes mots.
Orphée je te sublime. Dans les sourires nocturnes et notes de piano, sur le bord d'une falaise faite d'espoirs naissants. Je plonge dans ta peau depuis la mienne ouverte, comme on s'immergerait dans un livre non achevé. Mes pages luttent au vent.
Photographie. Un de mes travaux photographiques provenant de la série Les Rêveurs.
Publié par nymphedark à 19:50:03 dans Nymphe | Commentaires (4) | Permaliens
06-02-2008 10:28
De Orphée Sujet:
...
02-02-2008 09:45
De fanguy Sujet:
nah...
02-02-2008 08:15
De Maxime Sujet:
.
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