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Entre mots dits et ratures.

Des morceaux d'existence impalpables, aussi personnels qu'impersonnels.

Moi, soi, lui.

Ne pas prendre sur soi c'est laisser la liberté aux autres de le faire.

Le temps qui glisse sans faire de vague.

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Le nombre d'égarés.

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Allez voir ailleurs.

Anti-dynamique. | 28 avril 2008

J'entends qu'il s'agit d'une partie de mon existence. Dès lors n'obéissant à personne, je n'appartiens plus à rien. J'abandonne toute part de ce qui constitue mon présent. Je bois un dernier verre pendant l'occurrence de mon dernier spleen. Tout ira bien, je m'en vais, bien. Dans le dommage, je n'entame qu'une dernière phase ; celle éternelle. Après, voilà ce qui constitue l'incompressible existentiel : rien. Je ne veux plus, je ne jouis plus, je n'existe plus. Des cendres, une vraie nuée, c'est ce qu'il reste de nous. Je n'en ferais rien. J'attends patiemment l'once d'un mieux.

Publié par Bado à 18:37:08 dans Un peu moins vivre. | Commentaires (0) |

Un peu de place pour les rêves. | 26 septembre 2007

Il faut laisser libre cours à ce qui se passe en nous même au risque qu'il n'advienne un jour, plus rien. Les barrières qui retiennent ces conséquences sont autant d'imperfections dans l'épanouissement. Et pourtant tous ces liens parfois charmants qui nous rattachent parfois même les uns aux autres, avec chacun ou chaque chose, comme ciel et terre, murmurent avec habileté des douces paroles pour lesquelles nous aspirons volontier. J'aimerais souvent éprouver la juste certitude d'une réalité défaite de toute altération possible. J'avancerais serein, dépoussièré soudain d'une injuste mémoire qui m'aurait jusqu'alors fait offense, sans raison.

Publié par Bado à 21:38:08 dans Evasions complices. | Commentaires (0) |

Nous sombrons. | 06 juin 2007

Les années passent devant nous sans qu'on n'y puisse rien. Il y a d'abord ces rencontres parmi les autres, celles qui nous animent. On s'accroche à la vie ensemble, on trébuche mais on ne tombe pas. Pas encore. A l'époque, nous n'étions que des gamins qui regardaient passer le temps, les yeux emportés par ce qui passe ailleurs, de plus beau, sans se soucier de l'embarras des réalités qui altéreraient nos rêves. En grandissant, tout s'abîme un peu, la lumière qui resplendissait autrefois s'estompe petit à petit. Il fera bientôt noir. Nos visages sont défigurés par les inoubliables tracas qui faillissent nos histoires. En somme, nous restons les naufragés du navire auquel rien ne nous accroche. Et nous sombrons.

Publié par Bado à 18:44:22 dans Quotidien, quotidienne. | Commentaires (1) |

Quatre mois et soudain : la fin. | 20 avril 2007

On dirait la fin ; celle d'une bribe de mon existence. Des jours passés qui m'ont distrait de la réalité, des émotions qui durent, des souvenirs qui vous marquent. De la vie dans mon voyage et des nuances sur ce qu'il en reste. D'ailleurs que reste-t-il ? Des paysages splendides bouleversés par les saisons ; ma saison et celle de mes camarades de l'instant, la satisfaction, la plénitude. Malheureusement, cette nostalgie des heures heureuses nous rend la suite plus dure. Qu'adviendra-t-il de ces moments ensemble ? Tout ce temps qui s'en va et qui laisse dans la bouche, ce goût d'amertume pareil à chaque histoire comme à la coïncidence de toute rencontre. Ça ne fait rien, enfin je crois que rien n'y fera, un départ est tel et un retour lui est semblable. Il est celui qui fait écho à la mort, quand vient la fin pour qu'alors chacun s'inscrive dans le cercle de cet éternel recommencement. Non c'est sûr, c'est la fin, mais ce n'est à la fois qu'un début.

Publié par Bado à 19:09:12 dans Evasions complices. | Commentaires (2) |

Commencement d'ailleurs. | 25 janvier 2007

Je m'interrogeais sans cesse sur ce qui pouvait combler ma vie, tellement que j'avais fini par la réapprendre dans le désordre ; des choses auparavant oubliées, enfouies par habitude, délaissées, perdues que je me plaisais à rassembler en attendant mieux. Ce plaisir de stagner dans ma certitude et son confort a engendré chez moi des dérives opposées dans lesquelles je m'empressais de m‘engouffrer ardemment, comme dans une brèche encore assez béante pour y glisser la moitié de soi et s'en voir décapiter. Mais au diable l'infortune ! La fière fièvre intrépide ne vaut-elle pas d'en perdre la tête ? Je me souviens d'une époque où seul comptait l'inconnu, à jamais l'inconnu, sans raison, sans but, sans rien, enveloppé dans une stase des plus primaires : à vivre tout simplement pour s'en souvenir dès à présent, pour se jucher, avec dédain, très haut sur la vierge et seule immensité qui m'aurait habité jusqu'à maintenant. Et un jour alors peut-être, s'amoncellera sur ces cendres, ce commencement d'ailleurs, ce dépaysement, cette dysharmonie.

Publié par Bado à 11:08:23 dans Evasions complices. | Commentaires (3) |

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