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Entre mots dits et ratures.

Des morceaux d'existence impalpables, aussi personnels qu'impersonnels.

Moi, soi, lui.

Ne pas prendre sur soi c'est laisser la liberté aux autres de le faire.

Le temps qui glisse sans faire de vague.

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Le nombre d'égarés.

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Allez voir ailleurs.

Même les exclus ont le droit à un cercueil. | 14 décembre 2006

Exister sans barrière et sans raison, comme débout sur la pointe des pieds avant de tomber, survivre pour l'aspiration libre, un vent furieux nous échappant pour unique guide, inventer autre chose, se parcourir ailleurs ; maintenant et ici le reste du temps. J'aspire à l'improbable rapprochement de l'augure soumis à celle d'une folle illusion, six pieds sous terre ou mille lieux vers les cieux. Enceinte d'un enfant maudit, nous tous puant l'outrancière maladie, immonde et contagieuse de la lueur dans l'obscurité la plus totale. Exclus, toujours exclus, loin, partis, échappés ! Jouissants et peinés, des émotions s'il en existe. Le reste, s'en soucier, à quoi bon ? Le sens n'en a plus lui-même. Esseulés ! Voilà ce qui s'inscrit dans le souvenir de ce qu'il advient de nous ; du vide.

Publié par Bado à 18:32:51 dans Evasions complices. | Commentaires (2) |

Ridicule. | 05 décembre 2006

Je suis affublé d'angoisse non sans raison, délicatement entamé comme le serait la respectable chair de quoi que ce soit, puis vite ingurgité en guise de répit. Ma gorge accueille en bon hôte quelques morceaux affûtés d'un tranchant responsable du mal qui la saigne. J'étouffe. La pâleur gagne mes membres eux-même investis par le souffle glacial empreint de rigueur d'une force irrésistible. Je sombre. L'instabilité présageant la fin proche semble s'octroyer le privilège de m'envahir et voilà que tout mon corps dans l'émoi le plus fidèle, s'engage vers le sens du repos. Je l'accepte. Je prends plaisir à savourer les moments dans lesquels j'interagis avec la mort certaine, épris d'un certain désir à son égard, je nous souhaiterais prendre le temps de nous apprivoiser l'un l'autre avant toute chose. J'entretiens ce souvenir dans mon esprit alors que la corde finit de me balancer devant chacun d'entre eux, immobile, l'attribut masculin laissant transparaître son dernier soubresaut ridicule, tel un clin d'œil à celle qui ne saura manquer de m'engloutir, comme chacun de ceux pour qui un jour, sonnera le glas.

Publié par Bado à 15:12:28 dans Un peu moins vivre. | Commentaires (1) |

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