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Un gringo au Pérou

Petites histoires et impressions

Nouvelles photos... Huaraz, la Cordillera Blanca... Un clic en bas a droite... Le texte est ci-dessous... Et la semaine precedente encore en dessous! Des nouvelles a la pelle! | 05 décembre 2006

Publié par gaspalima à 01:18:41 dans - Escapades | Commentaires (0) |

Huaraz, les portes de la Cordillera Blanca (Je sais, le cadre gris est illisible, mais vous ne ratez rien de tres important!) | 05 décembre 2006

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Vendredi matin, à 6h30 après une nuit de car étonnement confortable, nous sommes arrivés à Huaraz, à 3080 m d'altitude, petite ville de 80 000 habitants bordée à l'Est par la Cordillère Noire, sur laquelle s'échouent les vents frais du Pacifique, protégeant ainsi à l'Ouest de Huaraz la majestueuse Cordillère Blanche. Nous avons vite trouvé une petite pension familiale, la Casa de Nelly, et après un petit repos, nous avons pris un combi pour Wilcawain, 27 dans un petit Toyota initialement prévu pour 9 petits gabarits ! Petit site archéologique datant du X ème siècle, pyramide à plate-forme construite par la civilisation pré Inca des Wain, le site permet surtout d'avoir une belle vue sur la Cordillère Noire et de s'acclimater en douceur à l'altitude (on est déjà à 3500). Après la visite, nous sommes redescendus à pieds jusqu'à Monterrey, ballade agréable d'une bonne heure en mode tranquille, occasion de croiser les Quechuas des hauteurs et de traverser un petit village indien perché. Puis nous nous sommes détendus dans les bains thermaux de Monterrey.
En rentrant à Huaraz, nous avons décidés du programme du lendemain avec l'aide de Julio (merci Christophe !) et nous avons mangé une bonne truite du coin.

Le samedi, le réveil a sonné à 5h... Un peu rude ! Difficile de trouver un boui-boui ouvert pour prendre le petit-déjeuner, pas plus facile de trouver le pic nique du midi, mais finalement nous sommes dans le combi dès 7h, direction Llupa. La seule chose qu'on n'ait pas pu acheter est la crème solaire, et croyez-moi, on s'en repent encore !
Llupa, au bout d'un piste d'une vingtaine de kilomètres... Petit village de laquelle la marche d'approche commence. Une heure et quart en pente douce jusqu'à Pitec, paysages magnifiques, et surtout l'occasion d'observer un peu la vie des Quechuas, qui doivent faire ce chemin dans un sens ou dans l'autre tous les jours avec ou sans leurs bêtes... On en croise donc énormément, qui nous saluent plus chaleureusement les uns que les autres, c'est vraiment incroyable, ils ont tous un sourire béat aux lèvres ! Par contre, photo interdite !
Puis l'on arrive au petit hameau de Pitec, composé de quelques maisons rondes de pierre et de chaume, à presque 4000 m d'altitude. On trouve encore à cette hauteur de nombreux champs cultivés ! Le treck commence vraiment ici. Deux bonnes heures de montée assez raide, sous une chape de plomb, avec en ligne de mire le sommet de Churup (le routard annonce 5h de montée et 30 minutes d'escalade, heureusement c'est exagéré !). La vue sur la Cordillère Blanche se dégage tandis que l'on domine de plus en plus les arrêtes de la Noire, et que Huaraz apparaît encaissée dans la vallée. Vers 11h30, on arrive à la laguna Churup, à 4 450 m d'altitude, autant dire que cette ballade est un bon décrassage pour les poumons du fumeur invétéré que je suis ! Le lac est magnifique, l'air est pur et frais, le pic nique un peu sommaire et la sieste un peu inconsciente sous ce violent soleil ! Le sommet enneigé nous domine de ces cinq et quelques mille mètres d'altitude.
La redescente est plus tranquille, la respiration se régularise, et nous arrivons à Huaraz vers 16h après une magnifique journée de marche, bien épuisante !
Naturellement, nous allons boire une bière en terrasse, occasion de rencontrer Alex et Rodrigo avec qui nous faisons finalement table commune... Pourtant, au moment de payer, la serveuse demande plus aux gringos qu'au locaux... Pourquoi ça serait plus cher pour nous ?! « Porqué ellos son peruanos ! » Ça a le mérite d'être franc ! Cinquante centimes de plus par bière pour les blancs ! Juste pour le principe ! Bref, après quelques négociations, par principe aussi, on va manger une pizza totalement indigeste et la journée se finit assez rapidement !

Le dimanche, dernier jour à Huaraz, décimés par les violents coups de soleil et par le dîner de la veille, on décide de profiter tranquillement de l'ambiance de la ville. Le midi, Nelly, notre vieille et charismatique hébergeuse, nous amène dans la vieille rue José Olaya, la seule qui ait survécu au tremblement de terre de 1970, la plus charmante de toutes ! Des petits restaurants pour tous de part et d'autres, on goûte donc les spécialités locales : le Jamón (jambon cuit digne de celui des parents de Justine !), le picante de cuy (civet de cochon d'Inde), et la Pachamanca (poulet, semoule de maïs...), accompagné de Chica de Jora (boisson de maïs). C'est aussi l'occasion de discuter avec les gens du coin, puisqu'ici les tables sont ouvertes à tous, on mange donc avec une famille...
Puis nous allons jeter un œil aux piscicultures, des truites à gogo, et on laisse la journée se consumer tranquillement. La saison des pluies, jusqu'à là formidablement discrète, se fait apprécier en fin d'après-midi, au moment où elle nous dérange le moins... Et 21h30, Robin prend son bus pour Trujillo, le Nord du pays, tandis qu'à 22h30 je prend le mien pour regagner Lima. Arrivée à 5h du matin et fin d'un beau week-end dans la Sierra. Dans deux semaines, les vacances !

Publié par gaspalima à 01:14:42 dans - Escapades | Commentaires (3) |

La déesse de la Cueva de las Pavas | 10 novembre 2006

Encore une histoire comptée par Romel, autour d'un verre de chuchito, à la nuit tombante...Une légende que l'on raconte dans son petit hameau, et qui date d'il y a fort longtemps, à l'époque où l'on y vivait encore en autharcie... Un des habitants, en se promenant le long du torrent un soir de clair de lune, aurait appercu une femme blanche, endormie. Le lendemain, il en informa ses amis, qui tous ensemble décidèrent à en avoir le coeur net... Une blanche, ici? Qui vivrait dans la nature?


En remontant le torrent, en effet, ils finirent par appercevoir au loin une silhouette, puis cette femme, blanche et terriblement belle. Celle-ci plutôt craintive, et extirpée de son sommeil par le bruit de la troupe, leur parla ainsi : "je suis une déesse, et je vis ici dans la jungle. Je n'apparaîs que les soirs de pleine lune. Je vais vous proposer un marché : je veux que vous preniez soin de moi, que vous me protégiez des étrangers, en échange de quoi je ferais de cet endroit un véritable paradis. Mais si par contre, il m'arrive malheur, je disparaîtrais à jamais, et cet endroit deviendra un enfer". Sur cette dernière parole, elle plongea dans le torrent et disparu aussitôt, laissant place à un divin halo lumineux. Ainsi les habitants surent qu'ils venaient de rencontrer une déesse. Ils se décidèrent donc à respecter le pacte.


Et le lendemain en effet, l'endroit s'était transformé : les arbres abondaient de fruits, le climat était doux, les animaux, tous paisibles et inoffensifs, se laissaient attraper sans la moindre difficulté...


Ainsi continua la vie du hameau, en harmonie totale avec cette nature si généreuse.


Mais un jour arrivèrent deux étrangers, qui séduits par l'endroit, s'installèrent. Bien vite, les autres habitants leur racontèrent qu'ils protégeaient une déesse, et tous ensemble, ils irent lui rendre visite. "Cette femme est bien belle", se dit l'un des deux hommes. "Et je ne crois pas à leurs histoires de déesse. S'ils la protègent ainsi, c'est qu'elle est la princesse et qu'elle est destinée à reigner. Demain, à la tombée de la nuit, nous irons lui rendre visite, seuls". Et le lendemain, à l'insu du reste du village, les deux hommes s'en retournèrent au torrent, l'esprit bien mal intentionné. Arrivés à la femme, et malgré leur étonnement de la voir jaillir de l'eau de la sorte, ils s'employèrent à la capturer.


Alors une lumière divine apparut, et les deux hommes sentirent le corps de la déesse se durcir et se transformer en pierre, progressivement, des pieds jusqu'à la taille... Affolés, ils prirent leurs jambes à leur cou, et plus personne jamais ne les vit.


Le lendemain, au lever du soleil, l'air s'était transformé, une odeur de pourriture régnait sur le village ; les fruits étaient tombés des arbres, les animaux étaient devenus agressifs, le chaos s'était intallé. Les habitants, effrayés, se précipitèrent dans la jungle devenue si hostile, et au prix de la traversée de multiples dangers, finirent par voir le buste de la déesse incrustée dans la roche.


A partir de ce jour, les habitants du village durent travailler rudement la terre pour vivre, et la misère s'installa sur la région.


Puis vinrent le narcotrafic et le terrorisme...

Publié par gaspalima à 01:23:19 dans - Escapades | Commentaires (0) |

Les drôles de 90's de Tingo Maria | 10 novembre 2006

J'en avais entendu parler avant, le témoignage de Romel, cinquantenaire du coin, n'en fut pas moins prenant... Ca parle de terrorisme, ca parle de narco-trafic, ca parle de terreur militaire. En quelques mots, il nous a décrit l'ambiance qui régnait à Tingo Maria jusqu'à peu. D'un côté, les militaires, tueurs à l'aveuglette, capables de raffles inexpliquées à tout moment. Et de l'autre, les terroristes, tueurs viseurs, moralistes, en mission... Prendre parti pour l'un comme pour l'autre coutait la vie, car dans les petits coins tout se sait vite... Alors il fallait éviter de parler à qui que se soit, se cloîtrer, ne pas faire de pas de travers (les terroristes vous tuaient pour avoir trompé votre femme, le militaire par saute d'humeur... où pour vous avoir vu adresser la parole à un terroriste)...

Romel nous a au final vanté les bienfaits de Fujimori (président du Pérou de 1990 à 2000), qui bien que bafoueur des droits de l'homme et corrompu fini, a eu le mérite de mater cette guérilla... Mais à quel prix!

Et en plus de ca, les traficants de cocaïne, une vraie mafia qui aujourd'hui encore sévit non loin de la ville (et ce n'est pas pour autant qu'on prendra partie pour l'éradication des cultures de coca)...

Publié par gaspalima à 00:59:41 dans - Escapades | Commentaires (0) |

La "noche cultural" de Tingo Maria | 10 novembre 2006

Comme je l'ai expliqué plus tôt, cette semaine à Tingo Maria était l'occasion pour dix délégations de dix universités différentes de se regrouper et de parler ensemble de l'environnement... Mais en plus, ces étudiants étaient là pour gagner des concours : celui du meilleur projet en priorité (des projets du type recyclage de déchets dans tel ou tel district...), mais également les concours de la Noche cultural!


Je pose le décor : un genre de salle polyvalente dans lequel l'on vient dîner quelques spécialités locales (souvent à base de bananes plantins), occasion dont quelques artisans locaux profitent pour essayer d'écouler leurs stocks... Puis le show commence : un espèce de clown maquillé débarque bruyamment et chauffe la salle ; un grand cercle se forme autour de lui, et bientôt, un représentant de chaque université est invité à le rejoindre... Sans oublier le représentant francais...! Je me retrouve bientôt à devoir imiter les chiens de tous les coins du pays, micro en main ; le byzut est bon enfant... Le gagnant (à l'applaudimètre) devra ensuite danser sur scène avec une hôtesse prévue à cet effet...


Et vient le tour des filles : l'election de la Miss! Il paraitraît que le mot macho vient du Pérou... En tous cas, les représentantes des diverses universités ont alors eu comme défi d'être jolies et de savoir danser, le plus chaudement possible! Et il faut voir comme elles en voulaient, vraiment elles le voulaient ce trophée! Finalement Miss La Molina a gagné au pierre-feuille-ciseau contre Miss Tingo Maria, l'épreuve de la bière cul sec n'ayant pas pu les départager!


Pourquoi pas après tout! En tous cas ca n'a pas eu l'air de choquer qui que soit ici! Il faut préciser que dans ses spots de promotion du tourisme, la municipalité met en avant ses belles grottes, sa faune, sa flore, ses belles cascades et... ses belles filles!

Publié par gaspalima à 00:50:52 dans - Escapades | Commentaires (0) |

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Présentation

28 juillet 2007, retour à Lyon après 10 mois passés au Pérou, entre Lima et Ayacucho. L'aventure s'arrête et avec elle, ce blog. Merci à tous ceux qui m'ont suivi à travers lui durant cette extraordinaire année. N'hésitez pas à me contacter à l'adresse suivante : gasamoreau@gmail.com 
A bientôt!
Gaspard

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