Jeudi en fin d'après-midi, on sonne à ma porte : Christophe et Alex, deux amis partis pour ne pas revenir une semaine auparavant... Ça tombe bien, j'envisageais de partir le week-end dans la Sierra de Lima ; ils sont motivés et ont une tente ! Samedi matin, 8 heures et demi, on monte donc dans le premier combi venu pour Chosica, petite ville située à 40 kilomètres du centre et qui fait encore partie de la municipalité de Lima. De là, il ne nous restera qu'une grosse trentaine de kilomètres à parcourir pour atteindre le petit village de San Pedro de Casta et commencer la marche...Publié par gaspalima à 23:53:42 dans - Escapades | Commentaires (3) | Permaliens
Samedi 13 janvier, sortez vos balais et venez nettoyer avec nous votre colline... Après une dernière semaine de préparation, surtout dédiée à la communication et à l'harcèlement de la municipalité, le grand jour a eu lieu, hier...
Le vendredi, on avait du attendre le représentant de la mairie jusqu'à 19h30 ; le rendez-vous était initialement prévu à 14h. Tour de la colline en mototaxi, avec Marlene de Ciudad Saludable et Giovanna de la Table de Concertation de lutte contre la pauvreté ; ça y est, on nous accorde définitivement un camion, qui restera en bas, mais aussi une pelleteuse et quatre travailleurs équipés de pelles et de brouettes !
Je rentre à 20h30 chez moi après une longue journée. Tout est réuni pour que demain soit une réussite !
Samedi, rendez-vous 8h. Il faut aller emprunter les balais à la Junta Directiva, et surtout trouver une batterie 12 volts pour le son. Avec Yuri et son mototaxi, on attend une bonne demi-heure sur l'Avenue Mexico que Stefan arrive, pourra t'on compter sur cet inconnu... ? Et oui, mieux vaut tard que jamais, l'on peut brancher le mégaphone, ça y est la journée démarre.
Pas grand monde avant que ne l'on s'attaque au premier point... Une vraie décharge... Les gants et les masques sont fournis par Ciudad Saludable, et bientôt nos rangs grossissent... Les enfants se motivent et nous impressionnent, Maycol finit par aller au charbon, les étudiants de la Cantuta arrivent en nombre... Bref, plus on avance et plus on est nombreux ; les sacs poubelles se remplissent à un rythme incroyable, et Nelly hèle les voisins de son microphone afin qu'ils nous rejoignent et qu'ils prennent conscience du problème que représentent les ordures.
11h, première pause, sur la place centrale. Le bilan jusqu'à là est plus que satisfaisant... Presque inespéré. Adela sort du foyer du Buen Pastor, faussement surprise. Voilà. La sœur avec qui l'on a affaire depuis 3 mois et demi et à qui on a parlé maintes fois du projet dans lequel on s'investissait n'est pas venue, et fait semblant de ne pas avoir réalisé l'ampleur de l'évènement. Ça fait plaisir ! C'est pourtant la première fois de l'histoire du Cerro El Pino que toutes les associations de la colline travaillent ensemble. C'est un jour historique qui en appellera d'autres, on y travaille depuis si longtemps avec l'étiquette de la Congrégation, mais la Congrégation ne le sait pas ! Enfin peu importe, la journée continue ; mon appareil photo s'avère être l'œil le plus convoité, « Gaspard, prend une photo de l'équipe du Centre de Santé », « Gaspard, une photo des étudiants de la Cantuta »... Les gamins aussi, évidemment, je mitraille et ai déjà hâte de les imprimer pour les afficher dans les lieux publics de la colline...
La campagne dure jusqu'à 13h30, heure à laquelle le gros camion mis à disposition par la municipalité est presque plein. Je sens la fatigue, on a bien travaillés, et la satisfaction, surtout. La journée a été à la hauteur de nos espérances, la directrice de Ciudad Saludable est partie en me remerciant et en me faisant part de sa volonté de collaborer encore, tout le monde était au rendez-vous, les habitants du Cerro El Pino nous ont remarqué et jamais on n'avait autant parlé du problème des ordures dans le village. Et puis l'on parle déjà de la prochaine, sans doute le mois prochain.
Quelques petites choses à régler avant d'aller boire un verre tous ensemble chez Giovanna. Avec Maycol et Sandrine, on prend un mototaxi pour remonter à la place centrale. Dans la raide courbe du secteur 13, alors que le véhicule chargé peine à avancer, un gros type au regard haineux me saute dessus par la droite et tire violemment sur ma sacoche. Je résiste mais déjà, un autre me saisit par derrière et m'étrangle, son canif posé sur ma gorge. Je résiste encore tant bien que mal, mais ma sacoche finit par craquer et le voleur part en courant, équipé de mon appareil photo... Maycol court derrière eux mais il est déjà trop tard, je suis complètement blasé... Les habitants sortent de chez eux, presque aussi écoeurés que moi, ils me témoignent une solidarité qui me fera chaud au cœur le jour où j'aurais digéré... On me nettoie mes quelques plaies superficielles et pendant quelques heures, chacun exploite les moyens dont il dispose pour retrouver mes affaires, d'ailleurs tout le monde sait qui a fait le coup... Ils me promettent qu'ils le retrouveront, je crois volontiers en leur bonne foi mais ne me fais pas d'illusions... On finit même chez les flics, peu convaincants ;
Voilà comment cette journée si réussie est quelque peu gâchée... Alors qu'aujourd'hui, je m'étais senti dans cette colline presque comme chez moi, que tout le monde ici sait qui je suis, il a fallut que deux connards viennent foutre leur merde. C'est vraiment à la colline toute entière qu'ils portent préjudice. La veille, j'avais voulu y monter en taxi. J'ai méprisé ces chauffeurs qui ont refusé, parce que trop de danger. Quant aux flics, l'un deux a cyniquement dit aux gens qui m'accompagnaient : « des étrangers viennent vous aider et ils se font voler ; qu'ils arrêtent de venir, vous ne méritez pas qu'on se préoccupe de vous ».
Je n'arrêterais pas pour autant de venir, bien au contraire, mais aujourd'hui ce sont les yeux d'une journée exceptionnelle qui ont été volés, vous n'aurez pas de photos pour voir à quel point elle était colorée. Désolé.
Publié par gaspalima à 18:08:34 dans - Mon stage | Commentaires (1) | Permaliens
Voila un petit résumé de mes trois semaines de vacances... Bonne année à tous!
Huit longues heures de car en pleine journée... La traversée du désert, puis l'arrivée dans la cordillère, douce montée dans un paysage aride parsemé de ceibos, arbres magistraux et tout juste verdoyant, de la famille du baobab. Frontière. A pieds, traversée d'un petit cour d'eau et passage en Equateur. Premier village : les toits des maisons sont recouverts de vieilles tuiles, et les ruelles sont propres. Puis la nuit tombe et le voyage s'éternise. Et Loja, enfin. Accompagné de David, péruvien rencontré dans le bus, je rejoins le centre ville, à pieds dans la pénombre. Les rues sont propres, les maisons ne sont pas barricadées, l'ambiance est apaisante... Et puis le centre, les vieilles maisons coloniales entretenues, aux balcons boisées, les feux tricolores respectés et les taxis uniformes, les voitures neuves... Changement radical ! Je trouve une chambre à prix raisonnable, en dollars s'il vous plaît : la monnaie nationale, le sucre, a été remplacée en 2000 par la devise nord-américaine !
Le mardi, je pars à la visite de cette petite bourgade si tranquille... que je m'y emmerde ! L'ambiance évoque plus les villes de chez nous que celles du Pérou, vraiment, et tout seul, les scènes à observer manquent ! Je fais le tour, une fois, deux fois, vais manger un « almuerzo » à 1.5 dollar (menu complet, soupe, riz blanc et poulet, formule qui reviendra quasiment tous les jours pendant le voyage), puis cherche désespérément une terrasse de café pour bouquiner. Je finis par arriver à mes fins, et me plonge dans l'univers des Balkans (N. Bouvier, L'usage du monde), à tel point que j'ai du mal à me situer en sortant de ma lecture ! Et puis je tue le temps, en observant les petits cireurs de chaussure sur une place, je dîne mexicain et file au terminal de bus. Encore une nuit de car.
Quito
Route sinueuse, nuit peu confortable... Mais Quito à l'arrivée. Je monte dans le bus et pars à la recherche d'une chambre dans le centre. Sitôt fait, j'écris un mail à Robin pour lui indiquer le lieu de rendez-vous. Il n'arrive finalement que deux petites heures après moi, en compagnie d'une amie, Julie.
On reste dans la belle capitale (à 2800 mètres d'altitude, la deuxième plus haute du monde après La Paz) jusqu'au vendredi, fin de matinée... Visite et marche dans le centre colonial, charmant, propre presque jusqu'à l'étincellement, dans le Quito moderne, gringoland et boîte salsa qui nous vaudra une belle gueule de bois le jour du départ ; foot en compagnie des locaux, et puis pas mal de pluie.
Vendredi midi, donc, départ vers le sud, Latacunga. Petite ville pas désagréable dans laquelle nous passons l'après-midi et la nuit, avant de filer vers Zumbahua... Deux heures de route magnifique, durant lesquelles on s'enfonce dans la cordillère occidentale de l'Equateur... Jusqu'à ce petit village dans lequel on s'établira pour quatre jours.
Première journée tranquille, celle du samedi. Montée au Cerro Tacaxa qui surplombe la vallée. Et la soirée se déroule autour d'un pneu brûlé avec les jeunes du village, on leur chante nos chansons françaises en réponse à leurs complaintes locales.Publié par gaspalima à 21:21:35 dans - Escapades | Commentaires (0) | Permaliens

Demain soir, 19h30, je monte dans le bus, direction Piura, tout au Nord du Pérou... Si tout va bien, j'y arriverais le dimanche vers 10h30, et c'est ici que l'aventure commencera! Jusqu'au 5 janvier... Je retrouverais sans doute Robin à Quito, le mercredi 20, et puis après, on verra bien! Je vais faire en sorte de vous donner quelques nouvelles pendant le voyage... A bientôt!
Publié par gaspalima à 22:16:14 dans - Escapades | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par gaspalima à 22:05:46 dans - Mon stage | Commentaires (0) | Permaliens
28 juillet 2007, retour à Lyon après 10 mois passés au Pérou, entre Lima et Ayacucho. L'aventure s'arrête et avec elle, ce blog. Merci à tous ceux qui m'ont suivi à travers lui durant cette extraordinaire année. N'hésitez pas à me contacter à l'adresse suivante : gasamoreau@gmail.com
A bientôt!
Gaspard
| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 |
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 |
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 |
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 |
Depuis le 23-10-2006 :
60128 visiteurs
Depuis le début du mois :
3128 visiteurs
Billets :
57 billets
Commentaires