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Un gringo au Pérou

Petites histoires et impressions

Cangallo... Ou Un dernier week-end à la découverte de la région d'Ayacucho | 28 mai 2007

 

 Samedi matin, 8 heures, départ du terminal de l'Avenue Cuzco, à l'autre bout de la ville. Direction Cangallo. Province du Sud de la région d'Ayacucho, dont on parle peu ici, Cangallo a pourtant largement de quoi séduire. Les rares images qu'on en voit ici représentent un modeste pont suspendu dans des paysages fades. Mais ce sont les photos qui sont fades...

Vers 11 heures du matin, après trois bonnes heures de piste cabossée, le combi nous dépose à quelques pas de la cascade de Qorimaqma. Aidés par un gamin du coin, nous descendons au bord du cours d'eau, au fond d'une profonde gorge, pour profiter de la fraîcheur du coin et de ses jolis paysages verts. Belle cascade, pas spectaculaire non plus.

Après un modeste pique-nique, nous suivons un sentier menant au petit village de Huahuapuquio, dôté de bains thermaux. On nous avait annoncé l'eau chaude et gazeuse... Elle est aussi fraîche que plate! Mais surprenant de tomber sur une si belle piscine au milieu de rien. Baignade agréable, contact sympa avec la population locale. Malheureusement, le soleil se cache très tôt dans cette vallée enclavée, et après un rapide tour dans le charmant village de Huahuapuquio (maisons en pierre et toits recouverts de tuîles défraîchies), nous entamons la dernière ligne droite, direction Cangallo. Tranquille promenade. La rivière alimentant la cascade de Qorimaqma se jette, au fond de la vallée, dans le Rio Pampas, encerclé par des montages rougeoyantes. À cet endroit se trouve Cangallo, capitale de la province du même nom.

5 ou 7 000 habitants, difficile de savoir, cette petite ville semble accueillante... Très peu de véhicules, de jolies couleurs (malgré une architecture monotone et sans intérêt), nous sommes vite interceptés par Jorge et Dario, originaires respectivement de Lima et de Huaraz, et flics ici depuis deux mois. Ils nous invitent à boire une boisson locale... : de la bière! 1, 2, 3, 6 bouteilles... Le rythme péruvien! Ils nous racontent la vie ici : deux ou trois clans, qui se dénoncent les uns les autres en inventant des histoires. Des flics locaux insérés dans les clans et donc difficilement impartiaux. Et de nombreux homicides pour des sombres histoires de terrains (le dernier en date : un neveu qui assassine sa tante à coups de hache pour une querelle de parcelle).

Bref, tout n'est pas réjouissant ici, mais comme partout, non?! Petit hôtel déniché et frugal repas du soir... Et nous voici dimanche!

Partis pour une gentille promenade au bord du Rio Pampas, qui devait nous emmener jusqu'au pont suspendu, nous avons finalement suivi un sentier au hasard, une fois ce fameux pont traversé... La montée paraissait courte, elle est interminable. Mais la vue sur la vallée est de plus en plus belle, et nous finissons par arriver dans la communauté de Alcamenca, où nous sommes accueillis par tous les hommes du village. Chicha de Cabuya (plante à partir de laquelle est produite la tequila au Mexique, plus connue sous le nom de Agave, voir lien à droite), contact bref mais sympa, avec ces gens qui n'ont pas l'habitude d'avoir des visites...

Et redescente par une autre sentier, tout aussi beau, jusqu'au Rio Pampas, mais cette fois-ci à l'Est de Cangallo, où se trouve le pont carrossable. Retour à Cangallo vers 16 heures, gaseosa et combi vers 17 heures pour Ayacucho.

Trajet particulier... Surchargés comme jamais, le voyage est encore plus inconfortable qu'à l'accoutumée... Panne en altitude à 19 heures... Et au col de Toccto (4 200 m), rencontre d'un pauvre homme qui vient de se faire braquer par quatre hommes qui ont volé sa voiture et ses affaires, et gardé sa soeur... Anecdotes péruviennes...

Arrivée à Ayacucho à 21h30 après un beau week-end. Colin arrive jeudi, départ en voyage final prévu dimanche soir...

Photos en bas à droite.

 

Publié par gaspalima à 23:16:14 dans - Escapades | Commentaires (2) |

L'Opus Dei au Pérou - par Edgar González Ruiz | 24 mai 2007

Voilà un article bien compromettant sur Mgr Cipriano Thorne, actuel cardinal péruvien et ex-archevêque d'Ayacucho, dont j'avais déjà pas mal entendu parler ici... Quelques anecdotes contées par des Ayacuchanos pur souche, et largement confirmées dans cette article, dont voici l'introduction :

"Berceau de la théologie de la libération, le Pérou a fait l'objet d'une reprise en main des grands propriétaires et de l'Église catholique -qui y bénéficie d'un concordat avantageux-, par le biais de l'Opus Dei, une congrégation partiellement secrète. L'un de ses prélats, Mgr Cipriani Thorne, impliqué dans les crimes de la dictature d'Alberto Fujimori, a été « créé » cardinal par Jean-Paul II. Il exige de ses fidèles l'obéissance aux autorités et refuse la communion aux élus favorables au droit à l'avortement. Mis en cause par les jésuites, il est accusé de faire chanter ses collègues évêques, d'avoir couvert des meurtres et commandité l'assassinat de son prédécesseur. Edgar González Ruiz relate le combat mortel que se livrent des princes de l'Église. À Lima, le sang ne tache pas la pourpre cardinalice."

Pour ceux que ça intéresse, le lien se trouve dans la colonne de droite, en haut...

Publié par gaspalima à 18:51:39 dans - Histoire contemporaine du Pérou | Commentaires (0) |

Sarkozy vu par la presse péruvienne | 11 mai 2007

 

L'élection de Sarkozy a été beaucoup traitée par les journaux péruviens. Petite revue de presse à la suite des élections françaises. Ça commence par un article très descriptif, et donc pas le plus intéressant, sorti le lundi en p.2 du Commercio.

 1. El Comercio, lundi 7 mai 2007 (journal national réputé comme l'un des plus sérieux du pays, orienté à droite) - Article descriptif
 Thème du jour
Début d'une nouvelle étape
Nicolas Sarkozy gagne le second tour et devient le nouveau Président de la France
 

           Comme l'annonçaient tous les sondages d'opinion, le candidat du parti au pouvoir (UMP), Nicolas Sarkozy, a gagné au deuxième tour électoral avec 53,06% des voix, contre 46,94% obtenus par la candidate socialiste Ségolène Royal (...). Comme lors du premier tour, un pourcentage record de participation a été enregistré hier : 85%. (...)

            A 20:00 heure locale, les chaînes de télévision et de radio ont annoncé le gagnant. Nicolas Sarkozy, 52 ans, fils d'immigrants (père hongrois et mère juive), ex-ministre de l'Economie et de l'Intérieur de Jacques Chirac, de style autoritaire et main dure avec la délinquance juvénile et l'immigration, sera le nouveau président français. (...)

            A peine une demi-heure après les résultats, Sarkozy a prononcé son premiers discours en tant que président élu de la France : "je serais le président de tous les français", a-t'il promit, tendant la main aux 17 millions de citoyens ayant opté pour son adversaire; il a assuré que "personne ne sera abandonné" par sa gestion. Aux "membres européens", il a annoncé que "la France était de retour en Europe", faisant allusion à la paralysie dont souffre l'UE depuis l'opposition française à l'adoption d'un traité constitutionnel.

            "Les amis américains" ont aussi eu droit à leur paragraphe; il leur a demandé de ne pas mettre d'obstacles à la lutte contre la détérioration de l'envirronement qui, selon lui, se convertira en priorité de son gouvernement. Sarkozy a demandé aux voisins méditerranéens de travailler unis pour créer des liens semblables à ceux qui avaient commencé à être créés il y a 50 ans entre les membres actuels de l'UE. La dernière mention spécifique a été dirigée au continent africain : "nous élaborerons ensemble une politique de développement et de migration".

            A la fin de son discours, c'est un Sarkozy ému mais ferme qui a souligné que la France "sera aux côtés des opprimés du monde", en particulier au côté des femmes qui souffrent d'abus et d'injustices dans le monde entier.

             (...)

            De l'avis des analystes politiques, (...) Sarkozy aurait gagné (...) grâce aux erreurs commises par Royal durant sa campagne.

            La candidate socialiste a essayé de semer le trouble chez les votants, en déclarant qu' "élire Nicolas Sarkozy serait dangereux". Dans un contexte d'une société polarisée, avec une population blanche favorisée et une autre issue de l'immigration, de couleur, marginalisée, l'avertissement sonnait plus comme une tentative désespérée d'une candidate vaincue que comme la voix sereine d'une femme présidentiable.

Haut de page : Malgré leurs différends, le président sortant Jacques Chirac a été l'un des premiers à téléphoner à son successeur pour le féliciter.

 A Lima le résultat a été plus serré

 A la différence du 1er tour, le résultat à Lima coïncide avec celui obtenu en territoire gaullois. Nicolas sarkozy a gagné avec 349 votes, contre 340 pour Ségolène Royal.(...).

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 2. La Republica, mardi 8 mai 2007 (journal national réputé comme l'un des plus sérieux du pays, orienté à gauche) - Article d'analyse
 6 leçons des présidentielles françaises
Comment briser la polarisation
 Sarkozy prend le pouvoir au milieu de grands conflits sociaux et avec l'obligation de réenvisager la politique intérieure et extérieure.
 

1.         Le candidat libéral Nicolas Sarkozy a obenu une large majorité dans l'un des pays du monde les plus hostiles au libéralisme. En France, le mot "libéral" est employé pour dénigrer les adversaires et les associer à une idéologie présumée d'origine anglosaxone. (...)

            Sarkozy ne s'est pas définit comme un libéral, mais a fait une campagne dénonçant l'assistanat de l'Etat.

2.         Cependant, le libéralisme de Sarkozy était articulé autour d'un discours promettant aux citoyens la protection par "une vieille nation, grande et belle".

            Nicolas Sarkozy, fils d'immigrant hongrois et petit-fils d'un juif de Salonique, a décrit une France menacée par l'immigration de masses faméliques, par la haine engendrée par les pensées de mai 68 et par le manque de dynamisme généré par le mépris envers le mérite individuel.

            Face à la supposée décadence, il a garanti la renaissance enracinée dans une vieille histoire. Mais il a assuré qu'il mettrait fin "au pardon et au repentissement pour éviter qu'entrent en compétitions des mémoires partiales, dont l'exacerbation engendre l'intolérance et la haine de l'autre".

3.         (...) Accusé par ses adversaires d'être "un Bush à la française", Sarkozy réaffirme que la France doit s'inspirer de tous les pays connaissant des succès, en particulier en matière de chômage, talon d'achille des derniers présidents français.

(...) Le jour de son élection, il a promit d'oeuvrer pour le renforcement de l'amitié avec les Etats-Unis, tout en soulignant que des amis doivent s'exprimer avec sincérité et tolérer les divergences. Le président élu a critiqué le manque d'engagement de Washington dans la lutte contre le réchauffement global de la planète, mais il a omit toute référence au vrai conflit entre les deux pays : la guerre en Irak et le mépris du multilatéralisme.

4.         Les socialistes français n'ont pas réussi à redéfinir un modèle de société qui garantisse à la fois de générer des richesses, la libre-échange et la redistribution des richesses. Obligé depuis 1944 à se positionner aux côtés du parti le plus important de gauche (le PC), les socialistes n'ont pas été capables de forger une stratégie assumant que l'autre premier parti ait obtenu moins de 2% au premier tour.

            Les socialistes se voient dans l'obligation de regarder au centre pour former des alliances et construire une nouvelle majorité politique (...).

5.         Le vote féminin n'est pas orienté en fonction du genre des candidats. Les femmes, comme dit un refrain populaire français, "sont des hommes comme les autres". Largement majoritaires parmi les électeurs (du fait de leur espérance de vie plus élevée), Ségolène Royal a pourtant obtenu de meilleurs résultats en fonction d'autres critères électoraux : jeunes, habitants des banlieues, population d'origine étrangère, localités du Sud-Ouest. Sarkozy a eu plus de succès avec le thème de la lutte contre les discriminations envers les femmes.

6.         Artistes et intellectuels ont cessé d'être un soutien naturel pour les candidats de gauche. Dans le pays de Voltaire, Zola et Sartre, le candidat de droite a su dialoguer avec un philosophe altermondialiste, Michel Onfray, proclamer son admiration pour Jean Jaurès et parler dans les tribunes aux côtés d'ex-leaders de mai 68, à l'instar d'André Glucksman.

 Le germe de la violence

Le principal défi des dirigeants français est maintenant de garantir la cohésion sociale : les 600 automobiles brûlées pendant la nuit des élections sont seulement un indicateur d'une violence larvée, qui ne trouve pas de moyens d'expression dans les institutions politiques. (...).

Espérons pour la France que son nouveau président modifiera son langage belliqueux pour affirmer l'autorité, et qu'il évitera ce ton si méprisant pour dénigrer ce qu''il appelle "la racaille" (...).

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 3. El Correo, mardi 8 mai 2007 (Journal régional, Ayacucho)
 Sarko : Si

Le oui reçu par "Sarko" lors des présidentielles françaises va le faire se sentir fort pour donner un virage qui affectera l'Europe et le monde. Le nouveau mandataire conservateur va prendre ses distances avec la forme avec laquelle Chirac se heurtait tant à Bush, et avec laquelle il se montrait si prudent pour démenteler l'Etat Providence.

            Sarkozy rapprochera Paris de l'axe Washington-Londres, il cherchera à réactiver une forme de constitution européenne et fera pression sur le conseil de sécurité pour tenir une ligne plus hostile envers l'Iran. En France, il veut encourager l'emploi et l'investissement privé en assouplissant les 35 heures, en réduisant les côtisations sociales et les impôts sur les bénéfices et en privatisant plus de services publics.

            (...) Lors de son premier discours présidentiel, "Sarko" s'est montré prudent et conciliateur. Il veut des réformes à la Thatcher, qui amèneraient de "l'ordre et du travail"; mais il craint de créer des protestations massives, de diviser la naion et de perdre les législatives en juin.

 Plus de 700 voitures brûlées et 600 arrestations en France

            (...). La victoire du conservateur et ex-ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, considéré comme un ennemi pour beaucoup de jeunes des grandes villes françaises, a provoqué la crainte d'une répétition de la vague d'émeutes qui a secoué le pays en novembre 2005.

Et enfin, même l'épisode de ses vacances à Malte fait échos ici...:

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4. El Correo, jeudi 10 mai 2007 


 Nicolas Sarkozy en vacances de luxe

Sarkozy a déclaré de pas penser s'excuser pour ses luxueuses et polémiques vacances à Malte après sa victoire aux présidentielles françaises.

(...) il a affirmé que son repos à Malte "ne coutait pas un centime aux contribuables"(...).

 

Publié par gaspalima à 18:01:45 dans - Ayacucho | Commentaires (0) |

Ayacucho au quotidien... | 09 mai 2007

 

Ayacucho au jour le jour, ça reste un plaisir... Un centre colonial qui malgré un certain défraîchissement garde un charme indéniable... Une place centrale aérée, verte et calme, de laquelle partent deux agréables rues piétonnes, Asemblea et 28 de Julio... D'innombrables patios colorés pour manger tranquillement les menus du midi à 3 soles (0,75 euros), et une ambiance étonnament mixte : une part très citadine, les voitures, les klaxons, les multiples mototaxis tout droits sortis de dessins animés. Les envies de modernité, les mini-jupes et les chemises de marque, le Bata de 28 de Julio, la profusion de cybercafés... Et la part andine qui subsiste, les anciennes en habits traditionnels, les épaules chargées, qui vous appelent “papᔠquand ce n'est pas “papacito”, le quechua, les marchés si animés, si colorés, si odorants, les paysages qui entourent la ville, les combis anarchiques... Et tous ces vendeurs de petits plaisirs : les sandwichs de lechón (cochon de lait) à 1 sole, les oeufs de caille par demi-douzaine, dont les pondeuses sont trimballées toute la journée dans un chariot à roulette, les churos en fin d'après-midi, le yaourt frais après manger, l'emoliente le soir, qui en fonction de la demande peut être discrètement parfumé à l'alcool de canne à sucre (la caña), les mate de coca (infusions)... La musique en permanence, partout, latino, tout le temps... Huayno dans le combi, salsa, cumbia, reggaeton... Les stands de tout et n'importe quoi, de fruits, de serpillères, de ceintures, de matériel volé, de livres photocopiés, les magasins de DVD pirates... La frénésie des avenues Mariscal Caceres et Manco Capac...

Mais Ayacucho, il faut l'avouer, c'est aussi ... Une corruption pourrie et pourrissante, le paradis de quelques rentiers et la poursuite d'une exploitation du pauvre sous une forme sans doute plus subtile que par le passé... Du fric chatouillant une misère alarmante... Le fric du narcotrafic, aussi...

Pas de théâtre, pas de cinéma (mis à part un porno), juste un film par semaine grâce à une association qui a vu le jour peu avant mon arrivée... Pas de concerts ou si peu, une vie culturelle qui mériterait que l'on s'occupe d'elle... Car à part en période de Semaine Sainte... Le vide!

Ayacucho, c'est aussi un désenclavement poussif... Trois routes goudronnées, pas une de plus... Une qui rejoint Lima en dix heures, une qui ne dépasse pas Huanta (53 km), et la dernière qui contourne à peine Quinua (35 km)...

Bref, ça ne me donne pas non plus envie de partir d'ici, bien au contraire... Ayacucho reste un endroit où il fait bon vivre... Pour combien de temps, c'est une autre question...

Publié par gaspalima à 19:17:58 dans - Ayacucho | Commentaires (0) |

Nouvelle adresse mail ... gasamoreau@gmail.com ... mon adresse wanadoo ne fonctionne plus depuis samedi dernier (28/04) ... j'ai perdu tous vos contacts, alors merci de m'écrire !!! | 03 mai 2007

Publié par gaspalima à 18:16:27 dans - Ayacucho | Commentaires (0) |

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Présentation

28 juillet 2007, retour à Lyon après 10 mois passés au Pérou, entre Lima et Ayacucho. L'aventure s'arrête et avec elle, ce blog. Merci à tous ceux qui m'ont suivi à travers lui durant cette extraordinaire année. N'hésitez pas à me contacter à l'adresse suivante : gasamoreau@gmail.com 
A bientôt!
Gaspard

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