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Un gringo au Pérou

Petites histoires et impressions

"Haga de escoba"...Quelques photos quand même... | 31 janvier 2007


Pour voir les autres, un clic en bas à droite... Malheureusement il y en a très peu... Photos envoyées par Ciudad Saludable...

Publié par gaspalima à 23:58:37 dans - Mon stage | Commentaires (0) |

Marcahuasi | 23 janvier 2007

            Jeudi en fin d'après-midi, on sonne à ma porte : Christophe et Alex, deux amis partis pour ne pas revenir une semaine auparavant... Ça tombe bien, j'envisageais de partir le week-end dans la Sierra de Lima ; ils sont motivés et ont une tente ! Samedi matin, 8 heures et demi, on monte donc dans le premier combi venu pour Chosica, petite ville située à 40 kilomètres du centre et qui fait encore partie de la municipalité de Lima. De là, il ne nous restera qu'une grosse trentaine de kilomètres à parcourir pour atteindre le petit village de San Pedro de Casta et commencer la marche...
            Mais les choses s'avèrent vite être plus compliquées qu'elles n'en avaient l'air. Arrivés à Chosica vers 9h45, on apprend que le prochain bus ne part qu'à 16h. On a la chance de tomber sur trois liméniens qui veulent faire le même trajet, on se cotise donc pour prendre un taxi. Nous sommes six, plus le chauffeur sept... et voilà qu'un ami du chauffeur monte aussi... Serrés comme des sardines, le taxi contourne vite l'axe principal pour nous amener dans des petites ruelles aux allures de coupe-gorge. Mais pourquoi ce deuxième type est-il venu aussi ? Parce que la route est longue et dure, disent-ils... On sort de Chosica toujours aussi compressés et dans une ambiance tendue. Ça sent le traquenard et avec la fatigue, la situation est de plus en plus inquiétante... Et encore plus lorsque l'on commence à s'enfoncer au milieu de ces immenses montagnes sèches et désertiques, dans le silence total, et que la piste se détériore de mètre en mètre. Je vois dans le rétroviseur le regard concentré et dur du conducteur, je sens la tension générale... Et l'on commence à monter, toujours plus lentement, le compteur indique 10km/h... Mais petit à petit, le trajet s'éternisant, l'ambiance se décrispe et c'est désormais le vide qui inquiète, ce ravin si profond et si proche de nous. Après deux heures de piste, on atteint un premier village... Plus que deux heures à tenir, congestionnés ! Et San Pedro de Casta, enfin, à 14 heures. Beaucoup de stress pour rien, mais personne n'aura compris au final pourquoi ce deuxième chauffeur est monté, gros de surcroît !
            Pique-nique sur la place du village, alors que le ciel commence à gronder et que l'air se rafraîchi. Il faut dire que l'on est déjà à 3 180 m d'altitude. Sans perdre de temps, on commence donc la montée. Les gens d'ici sont très aimables et nous ont indiqués une cabane dans laquelle on pourrait s'abriter en cas de pluie... Viennent deux ou trois heures de montée au-dessus du village. On prend petit à petit de la hauteur sur une vallée magnifique, encore étonnement parsemée de cactus. Et l'on arrive sur le plateau de Marcahuasi, à 4 100 m, en fin d'après-midi. Malgré une visibilité réduite, on aperçoit déjà quelques roches aux formes curieuses, quelques jolies ruines et une petite lagune. La cabane est vite trouvée, tant mieux car la pluie commence à tomber. Accompagnés de deux chiens qui nous ont suivi depuis le village, on boit un mate de coca (infusion de feuilles de coca) pour se réchauffer... Le coucher de soleil sera l'un des plus étonnants que l'on puisse voir et la nuit nous offrira, c'était inespéré, un magnifique ciel étoilé. Poulet a la brasa et soupe chaude, la soirée se déroule et s'écourte comme il se doit après une telle journée.
            Dimanche, 6 heures, j'ouvre l'œil. La luminosité dans la cabane laisse présager un ciel clair. Je me lève, il est en effet complètement dégagé ! Quelle chance ! Un rapide petit-déjeuner, un mate de coca, et l'on part explorer ce vaste plateau qui s'étend à présent à perte de vue. Magnifique ! Les bords nous permettent d'avoir une vue sur toute la vallée... Mais à la place, c'est une exceptionnelle mer de nuages que nous dominons. Trois heures à gambader sur le Marcahuasi, à s'émerveiller de chaque nouveau point de vue, à se laisser enfermer dans une sorte d'amphithéâtre naturel, à interpréter chaque nouvelle roche et sa forme animale... Nos chiens nous suivent et effrayent les quelques ânes et taureaux... Mais à part eux, le plateau est désert et le soleil commence à chauffer sérieusement. Vers 10h, après un petit encas à la cabane, nous plions nos affaires et entamons la redescente, par l'autre côté. Nous sommes vite pris dans un brouillard dense mais malgré tout lumineux, qui donne à ces paysages une ambiance très particulière. Avec la fatigue, et lorsque l'on arrive dans le village tout embrumé de San Pedro, l'atmosphère est complètement irréelle. A 14 heures, on prend le combi... Encore quatre longues heures pour rejoindre Chosica et le monde, pendant lesquelles il est impossible de dormir tant la piste est mauvaise... Un pneu crevé et quelques péripéties plus tard, on arrive à destination ; une dernière heure de combi pour rejoindre le centre de Lima et enfin, à 19h30, la porte de chez moi. Fin d'un week-end d'une intensité rare, et ce à quelques 80 kilomètres du centre de Lima !
Je vous laisse voir les photos d'Alex, en bas à droite...

Publié par gaspalima à 23:53:42 dans - Escapades | Commentaires (3) |

"Haga de Escoba" | 14 janvier 2007

Samedi 13 janvier, sortez vos balais et venez nettoyer avec nous votre colline... Après une dernière semaine de préparation, surtout dédiée à la communication et à l'harcèlement de la municipalité, le grand jour a eu lieu, hier...

            Le vendredi, on avait du attendre le représentant de la mairie jusqu'à 19h30 ; le rendez-vous était initialement prévu à 14h. Tour de la colline en mototaxi, avec Marlene de Ciudad Saludable et Giovanna de la Table de Concertation de lutte contre la pauvreté ; ça y est, on nous accorde définitivement un camion, qui restera en bas, mais aussi une pelleteuse et quatre travailleurs équipés de pelles et de brouettes !

            Je rentre à 20h30 chez moi après une longue journée. Tout est réuni pour que demain soit une réussite !

            Samedi, rendez-vous 8h. Il faut aller emprunter les balais à la Junta Directiva, et surtout trouver une batterie 12 volts pour le son. Avec Yuri et son mototaxi, on attend une bonne demi-heure sur l'Avenue Mexico que Stefan arrive, pourra t'on compter sur cet inconnu... ? Et oui, mieux vaut tard que jamais, l'on peut brancher le mégaphone, ça y est la journée démarre.
            Pas grand monde avant que ne l'on s'attaque au premier point... Une vraie décharge... Les gants et les masques sont fournis par Ciudad Saludable, et bientôt nos rangs grossissent... Les enfants se motivent et nous impressionnent, Maycol finit par aller au charbon, les étudiants de la Cantuta arrivent en nombre... Bref, plus on avance et plus on est nombreux ; les sacs poubelles se remplissent à un rythme incroyable, et Nelly hèle les voisins de son microphone afin qu'ils nous rejoignent et qu'ils prennent conscience du problème que représentent les ordures.
            11h, première pause, sur la place centrale. Le bilan jusqu'à là est plus que satisfaisant... Presque inespéré. Adela sort du foyer du Buen Pastor, faussement surprise. Voilà. La sœur avec qui l'on a affaire depuis 3 mois et demi et à qui on a parlé maintes fois du projet dans lequel on s'investissait n'est pas venue, et fait semblant de ne pas avoir réalisé l'ampleur de l'évènement. Ça fait plaisir ! C'est pourtant la première fois de l'histoire du Cerro El Pino que toutes les associations de la colline travaillent ensemble. C'est un jour historique qui en appellera d'autres, on y travaille depuis si longtemps avec l'étiquette de la Congrégation, mais la Congrégation ne le sait pas ! Enfin peu importe, la journée continue ; mon appareil photo s'avère être l'œil le plus convoité, « Gaspard, prend une photo de l'équipe du Centre de Santé », « Gaspard, une photo des étudiants de la Cantuta »... Les gamins aussi, évidemment, je mitraille et ai déjà hâte de les imprimer pour les afficher dans les lieux publics de la colline...

           
La campagne dure jusqu'à 13h30, heure à laquelle le gros camion mis à disposition par la municipalité est presque plein. Je sens la fatigue, on a bien travaillés, et la satisfaction, surtout. La journée a été à la hauteur de nos espérances, la directrice de Ciudad Saludable est partie en me remerciant et en me faisant part de sa volonté de collaborer encore, tout le monde était au rendez-vous, les habitants du Cerro El Pino nous ont remarqué et jamais on n'avait autant parlé du problème des ordures dans le village. Et puis l'on parle déjà de la prochaine, sans doute le mois prochain.

           
Quelques petites choses à régler avant d'aller boire un verre tous ensemble chez Giovanna. Avec Maycol et Sandrine, on prend un mototaxi pour remonter à la place centrale. Dans la raide courbe du secteur 13, alors que le véhicule chargé peine à avancer, un gros type au regard haineux me saute dessus par la droite et tire violemment sur ma sacoche. Je résiste mais déjà, un autre me saisit par derrière et m'étrangle, son canif posé sur ma gorge. Je résiste encore tant bien que mal, mais ma sacoche finit par craquer et le voleur part en courant, équipé de mon appareil photo... Maycol court derrière eux mais il est déjà trop tard, je suis complètement blasé... Les habitants sortent de chez eux, presque aussi écoeurés que moi, ils me témoignent une solidarité qui me fera chaud au cœur le jour où j'aurais digéré... On me nettoie mes quelques plaies superficielles et pendant quelques heures, chacun exploite les moyens dont il dispose pour retrouver mes affaires, d'ailleurs tout le monde sait qui a fait le coup... Ils me promettent qu'ils le retrouveront, je crois volontiers en leur bonne foi mais ne me fais pas d'illusions... On finit même chez les flics, peu convaincants ;

           
Voilà comment cette journée si réussie est quelque peu gâchée... Alors qu'aujourd'hui, je m'étais senti dans cette colline presque comme chez moi, que tout le monde ici sait qui je suis, il a fallut que deux connards viennent foutre leur merde. C'est vraiment à la colline toute entière qu'ils portent préjudice. La veille, j'avais voulu y monter en taxi. J'ai méprisé ces chauffeurs qui ont refusé, parce que trop de danger. Quant aux flics, l'un deux a cyniquement dit aux gens qui m'accompagnaient : « des étrangers viennent vous aider et ils se font voler ; qu'ils arrêtent de venir, vous ne méritez pas qu'on se préoccupe de vous ».

           
Je n'arrêterais pas pour autant de venir, bien au contraire, mais aujourd'hui ce sont les yeux d'une journée exceptionnelle qui ont été volés, vous n'aurez pas de photos pour voir à quel point elle était colorée. Désolé.

Publié par gaspalima à 18:08:34 dans - Mon stage | Commentaires (1) |

De Lima à Lima... en passant par l'Equateur (les photos sont là! Un clic en bas à droite) | 06 janvier 2007

 

Voila un petit résumé de mes trois semaines de vacances... Bonne année à tous!


 Le désert de Sechura Samedi 15 décembre, départ en début de soirée... Longue nuit de bus, presque quinze heures, pour rejoindre Piura, sur la côte Nord du Pérou (à 50 km de l'océan). A peine arrivé, je monte dans un combi pour rallier Sechura, petit village que je crois au bord de l'eau... Encore une bonne heure entassé dans le petit véhicule, puis l'on me dit de continuer sur quelques kilomètres si je veux voir la mer. Je suis lâché un quart d'heure plus tard, au milieu de rien, si ce n'est du désert de Sechura...

  Mon bus s'éloigne et je sens l'aventure qui commence... J'aperçois tout de même au loin quelques baraques ; je m'approche, l'océan se fait entendre, et enfin la plage... et une demi-douzaine de camions ! C'est en fait le « port » de Sechura, où les bateaux de pêche débarquent leur marchandise. Je trouve un bouiboui pour manger un poisson frit, mon gros sac aux pieds, puis vais me baigner dans une eau déjà un peu réchauffée, (le courant froid d'Humboldt sévit sur quasiment toute la côte péruvienne). Journée au soleil, puis je tends le pouce pour aller à Sechura et négocier une chambre pour la nuit.
 Lundi matin, je regagne Piura, et de là prends un bus en début d'après-midi pour Loja, Equateur.
 Equateur, premières impressions

Huit longues heures de car en pleine journée... La traversée du désert, puis l'arrivée dans la cordillère, douce montée dans un paysage aride parsemé de ceibos, arbres magistraux et tout juste verdoyant, de la famille du baobab. Frontière. A pieds, traversée d'un petit cour d'eau et passage en Equateur. Premier village : les toits des maisons sont recouverts de vieilles tuiles, et les ruelles sont propres. Puis la nuit tombe et le voyage s'éternise. Et Loja, enfin. Accompagné de David, péruvien rencontré dans le bus, je rejoins le centre ville, à pieds dans la pénombre. Les rues sont propres, les maisons ne sont pas barricadées, l'ambiance est apaisante... Et puis le centre, les vieilles maisons coloniales entretenues, aux balcons boisées, les feux tricolores respectés et les taxis uniformes, les voitures neuves... Changement radical ! Je trouve une chambre à prix raisonnable, en dollars s'il vous plaît : la monnaie nationale, le sucre, a été remplacée en 2000 par la devise nord-américaine !
Le mardi, je pars à la visite de cette petite bourgade si tranquille... que je m'y emmerde ! L'ambiance évoque plus les villes de chez nous que celles du Pérou, vraiment, et tout seul, les scènes à observer manquent ! Je fais le tour, une fois, deux fois, vais manger un « almuerzo » à 1.5 dollar (menu complet, soupe, riz blanc et poulet, formule qui reviendra quasiment tous les jours pendant le voyage), puis cherche désespérément une terrasse de café pour bouquiner. Je finis par arriver à mes fins, et me plonge dans l'univers des Balkans (N. Bouvier, L'usage du monde), à tel point que j'ai du mal à me situer en sortant de ma lecture ! Et puis je tue le temps, en observant les petits cireurs de chaussure sur une place, je dîne mexicain et file au terminal de bus. Encore une nuit de car.




Quito


Route sinueuse, nuit peu confortable... Mais Quito à l'arrivée. Je monte dans le bus et pars à la recherche d'une chambre dans le centre. Sitôt fait, j'écris un mail à Robin pour lui indiquer le lieu de rendez-vous. Il n'arrive finalement que deux petites heures après moi, en compagnie d'une amie, Julie.
On reste dans la belle capitale (à 2800 mètres d'altitude, la deuxième plus haute du monde après La Paz) jusqu'au vendredi, fin de matinée... Visite et marche dans le centre colonial, charmant, propre presque jusqu'à l'étincellement, dans le Quito moderne, gringoland et boîte salsa qui nous vaudra une belle gueule de bois le jour du départ ; foot en compagnie des locaux, et puis pas mal de pluie.


  Latacunga, Zumbahua, Quilotoa et Condor Matzi

Vendredi midi, donc, départ vers le sud, Latacunga. Petite ville pas désagréable dans laquelle nous passons l'après-midi et la nuit, avant de filer vers Zumbahua... Deux heures de route magnifique, durant lesquelles on s'enfonce dans la cordillère occidentale de l'Equateur... Jusqu'à ce petit village dans lequel on s'établira pour quatre jours.

Première journée tranquille, celle du samedi. Montée au Cerro Tacaxa qui surplombe la vallée. Et la soirée se déroule autour d'un pneu brûlé avec les jeunes du village, on leur chante nos chansons françaises en réponse à leurs complaintes locales.


Le sommet du fond est notre objectif du lendemain : la laguna Quilotoa, établie dans le cratère du volcan du même nom. On y va en transport en commun, entassés dans un pick-up avec les indigènes et leurs sacs de patates, de fèves et d'œufs. Journée de marche autour du lac, magnifique mais assez dure, il faut l'admettre, étant donnée l'altitude (Zumbahua est à 3400, le lac à 4000)... Redescente sur les rotules, et il faut encore marcher sur la piste en attendant le véhicule salvateur. Il finira par arriver et nous reconduire au village. C'est Noël ! 

 Et la fête à Zumbahua ! Sur fond de salsa quechua (assez répétitive !), les locaux dansent, plus ivres les uns que les autres. Tandis que l'on achète de quoi faire le pot-au-feu, au mouton... Il faut dire que les choix ne sont pas multiples ! On invite à notre table quelques Quiteños en « mission » professionnelle dans la sierra profonde, malheureusement nous avons bien entaché la fameuse réputation de la cuisine française ! Mouton caoutchouteux et jus trop gras... Mais l'atmosphère de Noël est là ! Rhum chaud à la cannelle et cours de salsa sur le trottoir au programme pour la suite de la soirée.
      Le lundi, malgré le temps menaçant, nous partons en début d'après-midi, équipés d'une tente et d'un réchaud, bivouaquer à 4000m, au pieds du Condor Matzi que l'on espère « gravir » le lendemain matin. Après deux petites heures de marche, on commence à chercher un endroit plat pour s'installer... Et la pluie fait son entrée. La tente est plantée lorsqu'elle se transforme en grêle, les perspectives ne sont pas réjouissantes. Jusqu'à la vue de cette petite chaumière, une aubaine alors que le brouillard pénètre la vallée et recouvre le Condor Matzi.

       Certes l'on n'arrivera pas à allumer de feu, mais le bouillon au mouton trop gras de la veille s'avère être en fait la meilleure soupe du monde et les modestes pâtes que l'on y fait cuire prennent des allures de festin... On chante pour se réchauffer, aidés aussi par le reste de rhum, avant d'aller s'entasser dans cette tente trop petite, pour sombrer dans un sommeil chaotique.
      Le matin n'a pas dissipé le brouillard, et Robin monte seul au sommet... Jusqu'à ce j'entreprenne, finalement, de le rejoindre... Puis Julie... Ascension assez rapide et sans grande difficulté, si ce n'est encore une fois l'altitude qui coupe le souffle. Puis l'on redescendra replier la tente et rejoindre Zumbahua sous un léger crachin.
      Après-midi relaxante, sur le balcon en bois de l'hôtel, puis foot avec les locaux et la journée se poursuit sans rien de marquant.
      Le mercredi, lever à l'aube, direction la côte.
 
Puerto Lopez ou la ruta del sol Très longue tournée de transport. Escalade de la cordillère occidentale et redescente sur des versants qui prennent bientôt une verte tonsure de forêt équatoriale. Soixante-dix dans un bus quarante place, asphyxiant. Quevedo, almuerzo, et de nouveau le bus, jusqu'à Porto Viejo. Bananiers, cannes à sucre, haciendas en veux tu en voilà. Porto Viejo, le temps d'insulter un vieux rabatteur exaspérant et l'on repart pour les deux dernières heures, dans un bus vide. Avachis dans le fond, on fume tranquillement en longeant la côte pacifique et l'on arrive enfin à destination. Bain de nuit dans l'océan presque aussi chaud que l'air ambiant et poisson frit. L'été après l'hiver.
            Jeudi, journée plage... Après quelques emplettes, à savoir tongs, ballon de volley et matelas pneumatique, on est prêts ! Ceviche équatorien, qui est loin de valoir le péruvien, et soleil, baignade...
            Vendredi, bateau. Petit tour organisé par la famille dans laquelle on loue une chambre. Pêche (et ceviche avec le poisson pêché), baignade, masque, palmes et tuba, plage sur une île et quelques frayeurs sur la fin, journée sympa avec une famille de Quito, quelques anglais et deux japonais. Et dîner tous ensemble le soir.  

 Montanita, autre ambiance

Le samedi en fin de matinée, on tend le pouce pour rejoindre Montanita et quelques potes de Lima... Une petite heure à l'arrière d'un pick-up pour arriver dans le paradis des touristes ! Ambiance surfeur, pas l'endroit rêvé... On trouve une chambre pas trop chère un peu à l'écart (car évidemment les prix sont exorbitants), une belle plage assez tranquille, après-midi baignade et foot sur la plage. Puis la fête. Le 30, d'abord. Grosse fête. 31, grosse gueule de bois. Agonie sous la chaleur torride. Le soir, foie gras, et re-fête. Feu d'artifice sur la plage à minuit, et puis jusqu'à pas d'heure. Les gens viennent de partout, Pérou, Equateur, Colombie, Porto Rico, Europe... Et le 1er, vous l'aurez compris... Grosse gueule de bois ! En milieu d'après-midi, on décide de fuir la cohue et de finir le séjour quelques kilomètres plus au Sud. On choisit Valdivia sur la carte, à 10 kilomètres seulement. Un monde !
      Encore en stop, encore à l'arrière d'un pick-up, on débarque dans ce petit village et l'on cherche une chambre. L'hôtel est fermé parce qu'il n'y a plus d'eau... « Allez voir au musée ». Le musée est fermé parce que celui qui a la clé est encore bourré, festivités obligent. On a compris, il va falloir changer de village. On regagne la route, prêts à tendre le pouce, lorsque l'homme qui nous avait guidé jusqu'alors revient pour nous proposer de nous héberger chez son frère. Une petite bicoque plus que modeste, mais une famille incroyablement accueillante. Petit dîner dans la rue voisine et soirée très, très courte.
      Le lendemain, on attaque la redescente à Lima


 La descente finale
 Mardi matin, 2 janvier, on rejoint Guayaquil, la plus grande ville du pays, en stop (à l'arrière d'un pick-up bien sur). Deux bonnes heures, puis la journée dans cette ville portuaire pas si désagréable que sa réputation ne laisse à penser. Puis nuit dans le bus, jusqu'à Piura, tandis que Julie file vers Loja. Petit-déj' à Piura, et trois heures de car jusqu'à Chiclayo. Trois heures de transit, pour déjeuner et visiter un tant soit peu cette ville aux tons pastels assez plaisants. Trois heures de bus jusqu'à Trujillo. Soirée sur place.
      Le lendemain, on part visiter la Huaca del Sol et la Huaca de la Luna, deux temples datant de la civilisation Moche (entre le IV et le Xème siècle mas o menos), tout de torchis (boue, paille et coquillages) ! Conservation permise par un climat extrêmement sec. Visite intéressante. Et après-midi de flâne dans ce centre-ville si coloré et si bien restauré. Vraiment, ville plaisante. Et le soir, on rejoint Lima, au prix d'une dernière nuit de car. Arrivée vers 7h, bien sur je n'ai pas les clés de chez moi, il faut attendre un peu devant la maison de la famille dans laquelle je vivais... Qui nous accueille finalement à sa manière, si bien que l'on sort de chez eux avec le sourire aux lèvres ! Et tout le quartier semble incroyablement ouvert ce matin : chaque personne à qui on demande un renseignement nous donne son adresse et nous fait promettre de venir lui rendre visite. Et puis je retrouve avec plaisir les quelques commerçants du coin qui me sont devenus familiers. Bref, retour à Lima.

Publié par gaspalima à 21:21:35 dans - Escapades | Commentaires (0) |

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Présentation

28 juillet 2007, retour à Lyon après 10 mois passés au Pérou, entre Lima et Ayacucho. L'aventure s'arrête et avec elle, ce blog. Merci à tous ceux qui m'ont suivi à travers lui durant cette extraordinaire année. N'hésitez pas à me contacter à l'adresse suivante : gasamoreau@gmail.com 
A bientôt!
Gaspard

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