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Dure journée à voyager par monts et par vaux, mais les affaires sont les affaires.
Allez, je vous fais une confidence ... un copain qui me sollicite ... ben évidemment, il y a pensé à Véronique de "LJV évènements", pour l'avoir son petit conseil (à l'œil of course) et savoir comment témoigner son amour à la personne aimée déjà " femme de sa vie ", mais bien sûr, et c'est pour ça qu'il vient me voir ce bougre, de manière ... remarquable, unique, avec une émotion insensée !
Alors je ferme les yeux, et je lui demande, là sur le champ, de me "la" décrire. Et même si ça tient de l'inventaire à la Prévert, je le sens, pour une fois, bien accroché.
Comme je suis très romantique, je lui conseille l'écriture, la lettre ou le poème d'amour, même s'il s'agit là, je le reconnais volontiers, de manières à l'ancienne. Bon, plus moderne mais plus ado, il pourrait toujours essayer avec l'un de ses sms, un " Tu m'plé ! " suivi d'un " Je t'M " mais là, j'y crois pas du tout. Non, ferait mieux d'éteindre son portable là, et de parler, avec les mots du cœur, de façon authentique et vraie, parler pour dire, exprimer ce qu'il ressent, avec des mots de tous les jours, des mots d'amour, des mots choisis par lui, pour elle.
Moi, mon cœur a toujours palpité sous les doux mots poétiques ...
Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire
J'ai vu tous les soleils y venir se mirer
S'y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoireÀ l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé
Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent
L'été taille la nue au tablier des anges
Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blésLouis Aragon Extrait de "Les Yeux d'Elsa"
C'est pas tout ça, mais j'ai tout plein à faire, de choses. Ah ... faut quand même que j'envoie un petit classique à un ami, il se reconnaitra, et comprendra. Mais si que c'est vrai, je connais mes classiques, sur le bout des doigts. Avec Molière, les femmes savantes et cet extrait de l'acte 3 scène 3 :
PHILAMINTE
Allons, petit garçon, vite, de quoi s'asseoir.
Le laquais tombe avec la chaise.
Voyez l'impertinent ! Est-ce que l'on doit choir,
Après avoir appris l'équilibre des choses ?
BÉLISE
De ta chute, ignorant, ne vois-tu pas les causes,
Et qu'elle vient d'avoir du point fixe écarté,
Ce que nous appelons centre de gravité?
L'ÉPINE
Je m'en suis aperçu, Madame, étant par terre.
PHILAMINTE
Le lourdaud !
L'histoire enseigne l'action et conduit à réfuter les explications vaines. Tombé par terre mais connaissant sa situation, le valet l'Epine peut se relever.
Mais dites-donc, et vous ? Votre plus belle déclaration d'amour ... racontez-moi !
Publié par VEROLJV à 22:21:29 dans Elle & Lui | Commentaires (8) | Permaliens
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